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« Seuls ceux qui bénéficient d'une bonne assurance peuvent être contre ! » s'exclame Patricia Kresge. « Certains sont mal informés », renchérit Willie Picket. Selon les statistiques, si les États-Unis sont, au sein de l'OCDE, parmi les pays qui dépensent le plus pour les soins, la population n'est pas en meilleure santé ? au contraire. Ainsi, selon les derniers chiffres comparables, ceux de l'OCDE en 2007, la moyenne des dépenses de santé par personne est de 7.290 dollars (deux fois et demie la moyenne des autres pays de l'OCDE) aux États-Unis, contre 2.600 dollars au Japon. Et pourtant, c'est au Japon que le taux de survie des malades du cancer est l'un des plus élevés au monde. Même chose pour la mortalité infantile, plus élevée par exemple à Washington (12,22 pour 1.000) qu'à Moscou (11,1), ou celle liée aux cancers du sein, dépistés trop tard aux États-Unis. Elle s'élève à 31 pour 100.000 à La Nouvelle-Orléans, contre 23 en France. Face à cela, on pourrait penser qu'une majorité serait en faveur d'une extension de la couverture maladie. Or, selon un dernier sondage publié le 22 décembre par l'université Quinnipiac, 53 % des personnes interrogées se prononcent contre la réforme et seulement 36 % pour. Les Américains sont-ils mal informés, ou effrayés par les groupes de pression et les lobbys qui ont dépensé plus de 600 millions de dollars cette année pour influencer les parlementaires ? Parmi les 3.300 « experts » qui travaillent à Washington (soit 6 lobbyistes pour chaque élu !) les « anti » dominent. Ceux de l'industrie pharmaceutique, qui s'inquiètent de devoir baisser le prix de vente des médicaments, ou ceux de l'assurance, qui redoutent une concurrence venant d'une agence gérée par l'État. Ils ont d'ailleurs marqué des points. L'option d'une agence publique n'apparaît plus que dans un seul des deux textes parlementaires qui devront être réconciliés avant qu'une loi puisse prendre effet. Et en échange d'une baisse des prix sur dix ans, l'industrie pharmaceutique a réussi à faire en sorte qu'aucun contrôle des prix ne soit instauré et qu'aucun médicament moins cher n'entre aux États-Unis en provenance du Canada ou du Mexique. L. J. B.Pourquoi certains s'opposent à une extension de la couverture santé ?

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