Gros dérapage des bénéfices de Renault

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Plus qu\'une baisse, le bénéfice net de Renault a subi une chute vertigeuse au premier semestre 2013. Le constructeur automobile a publié, ce vendredi 26 juillet, un résultat net semestriel de 39 millions d\'euros, près de 20 fois inférieur aux 746 millions dégagés au premier semestre 2012. En cause : les lourdes charges liées à l\'arrêt \"de fait\" de ses activités en Iran et à sa restructuration en France. Sans l\'apport de Nissan dont il détient 43% des parts, Renault serait même dans le rouge. Le  constructeur automobile affiche un résultat d\'exploitation en baisse avec une perte de 249 millions d\'euros sur les six premiers mois de l\'année, contre un bénéfice de 519 millions d\'euros il y a un an. En revanche, il sauve sa marge opérationnelle dans les activités automobiles. Elle double en un an, signe d\'une amélioration structurelle de la rentabilité des opérations. La marge ne représente toutefois que 1,1% du chiffre d\'affaires!Soutien du japonais Nissan Le groupe a gravement souffert de la suspension de ses activités en Iran depuis le durcissement des sanctions internationales à l\'encontre du régime iranien, qui incluent désormais le secteur automobile. \"Il y a une situation de fait d\'interruption de l\'activité\" dans ce pays, a expliqué le directeur financie,r Dominique Thormann, lors d\'un point presse.Renault a enregistré 227 millions d\'euros de dépréciations à cause de la faillite de son partenaire israélien dans le véhicule électrique Better Place. Il a également affronté une perte de 173 millions d\'euros pour payer les charges \"de restructuration liée(s) notamment à l\'accord de compétitivité signé en France\". Le constructeur a en revanche bénéficié de 749 millions de contributions positives de ses partenaires, en particulier du japonais Nissan.Recul des ventes de 1.9%Son chiffre d\'affaires a tout de même progressé de 2.36% à 20.44 milliards d\'euros. Mais ses ventes ont reculé de 1.9% à 1.3 million de véhicules. Une baisse liée à la morosité des marchés européens et notamment français.Malgré un \"environnement plus difficile que prévu, particulièrement en France\", Renault confirme ses objectifs annuels. Le groupe prévoit ainsi une hausse de ses ventes mondiales, une marge opérationnelle et un flux de trésorerie opérationnel positifs pour sa branche automobile \"sous réserve qu\'il n\'y ait pas de nouvelle détérioration des conditions de marché\".

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