Hausse des encours en Europe sur neuf mois

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Entre les mois de juillet et septembre 2010, l'industrie de la gestion d'actifs européenne a enregistré 46 milliards d'euros de collecte nette, indique l'Efama (European Fund and Asset Management Association) dans son dernier rapport trimestriel. Sur les neuf premiers mois de l'année, 66 milliards d'euros se sont déversés dans les fonds Ucits (coordonnés), contre 122 milliards sur la même période en 2009.L'association professionnelle l'explique par un turnover des ventes entre classes d'actifs à partir de 2009. Après avoir enregistré 18 milliards de collecte nette entre janvier et septembre 2009, les fonds monétaires ont subi pour 106 milliards de rachats sur la même période en 2010 en raison de la faiblesse des rendements. À l'inverse, les fonds Ucits long terme (hors produits monétaires) ont vu leurs ventes passer de 104 milliards à 172 milliards d'euros.Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Si le Luxembourg (42 milliards d'euros), le Royaume-Uni (19 milliards) et la Suisse (4,6 milliards) sont « vendeurs » de produits, ce n'est pas le cas de la France qui affiche 14 milliards de rachats au troisième trimestre 2010. L'Hexagone paie cher sa prédominance « fonds monétaires », puisque 10 milliards ont été retirés de ces supports, portant à 53 milliards le montant des sorties sur cette classe d'actifs sur neuf mois. Mais compte tenu des entrées sur les fonds diversifiés et obligataires, les rachats s'élèvent au total à 52 milliards toutes classes d'actifs confondues. Dans le même temps, le grand-duché a attiré pour 88 milliards d'euros, ce qui le place loin devant le Royaume-Uni (39 milliards d'euros). Ces collectes se sont principalement réalisées sur des fonds obligataires (81 milliards).L'effet marché pour moteurLes encours gérés ont augmenté de 3 % au troisième trimestre à 5.777 milliards d'euros. Et depuis le début de l'année, cela porte à 8,7 % la hausse des actifs sous gestion, soit 463 milliards d'euros. L'effet marché est donc la principale source de progression. Sur neuf mois, les encours des fonds obligataires et actions ont respectivement monté de 188 milliards d'euros et 138 milliards, tandis que les monétaires ont reculé de 108 milliards d'euros. Et une fois encore, la France se distingue, puisque ses actifs ont baissé de 2,4 % à 1.253 milliards d'euros depuis la fin de l'année. T. S.

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