La sécurité, principal frein à la délocalisation des données

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Comme toute innovation technologique, l'informatique à distance suscite des craintes. Interrogées par le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC) sur la nature des obstacles au développement du « cloud » en France, 44 % des sociétés évoquent spontanément les problématiques de sécurité et de confidentialité de leurs données informatiques. « La sécurité constitue aujourd'hui le premier frein à l'adoption du cloud, en particulier dans le secteur public », reconnaît Virginie Haas, vice-présidente des services de cloud computing chez IBM. Ce frein est d'autant plus important que les principaux acteurs du cloud ne sont pas français mais américains. Pas évident de confier des données sensibles à un prestataire étranger.Garantir à chaque client que ses données ne seront accessibles à aucun autre, le convaincre qu'IBM n'y a pas accès, l'assurer qu'il peut rapatrier ses données du « data center » sur son propre système d'information s'il le souhaite, et que, dans ce cas, ses données ne seront pas gardées par IBM mais détruites au moyen d'un algorithme spécifique. Reste le problème de la sécurité du réseau Internet, qui joue le rôle de courroie de transmission entre les centres de données et les clients, et qui est géré par les opérateurs de télécommunications.Montrer patte blancheLa sécurité n'est pas qu'une histoire de cryptage de données, dans le domaine du cloud. Il est aussi beaucoup question de sécurité physique, avec des data centers qui ont tout de Fort Knox. Entre les gardiens et les systèmes de contrôle biométrique, « il faut vraiment montrer patte blanche pour pénétrer dans nos centres de données », assure Fabrice Coquio, directeur général d'Interxion France.Il n'empêche. Près des trois quarts des sociétés françaises interrogées par le cabinet PAC préfèrent avoir recours à un cloud privé, dans le cadre duquel les ressources informatiques du fournisseur sont dédiées à une seule entreprise. Une étape avant de se laisser, peut-être, conquérir par un cloud public, c'est-à-dire partagé avec d'autres clients. C. L.

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