Le logiciel à la demande surfe sur le « cloud »

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Sous la dénomination barbare de SaaS - pour « Software as a Service » ou logiciel à la demande - se cache un service en ligne innovant et compétitif. Que les entreprises s'approprient progressivement. Le modèle SaaS fonctionne comme celui des opérateurs télécoms : un forfait mensuel pour bénéficier des services en ligne associé à une facturation du logiciel à l'usage. Les avantages pour le consommateur sont évidents : les mises à jour du logiciel sont incluses dans le service, il n'a pas à se soucier de renouveler les licences. C'est évidemment une source de réduction des coûts surtout pour un directeur des systèmes d'information qui gère un parc de dizaines voire de centaines de postes informatiques. Le marché des logiciels et services à la demande (qui inclut les infrastructures et les plates-formes à la demande), en France, enregistrerait un chiffre d'affaires de 2,3 milliards d'euros en 2011, sur un total de 13,8 milliards pour l'Europe. Et ce marché progresserait de 20 % par an jusqu'en 2013, contre 22 % en Europe, selon le cabinet Markess.L'externalisation de la messagerie est une application très utilisée dans le « cloud ». Google, Microsoft mais aussi IBM (Lotus) ont créé des offres professionnelles. Viennent ensuite les applications de bureautique. Nombre d'entreprises sont abonnées aux Google Apps. Devant ce succès, Microsoft a lui aussi proposé une version SaaS de sa suite bureautique Office. Les logiciels professionnels s'envolent donc eux aussi dans le nuage.L'éditeur américain Salesforce est un des pionniers du logiciel à la demande. Dès 1999, le groupe américain proposait des solutions déportées de gestion de la relation client (CRM) avec à la clé des promesses de substantielles économies en termes d'achats de licences, de maintenance et de mises à jour logicielles. Depuis, Salesforce a bénéficié de l'essor d'Internet et du cloud computing pour étoffer son offre. La gestion des ressources humaines ou celle des salaires sont des applications qui trouvent un avantage. À chaque évolution du droit du travail ou du droit fiscal, les mises à jour logicielles sont effectuées en ligne directement par l'éditeur.Laurent Pericone

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