Moins d'entreprises en difficulté en 2010

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Le son de cloche est partout le même : l'économie s'est redressée en 2010, mais sans retrouver ses niveaux d'avant-crise. L'analyse des procédures de prévention et de traitement des difficultés des entreprises reflète cette même tendance, montre une étude publiée mercredi par Deloitte Finance et Altares.Ainsi, les procédures amiables (mandat ad hoc et conciliation) ont baissé de 25 % en 2010. Elles avaient augmenté de 60 % en 2009. Les procédures de sauvegarde (qui exigent que l'entreprise ne soit pas en cessation de paiements et entraînent le gel des créances) baissent de 11 %, mais cette accalmie succède à l'envolée de l'année précédente (+ 100 %). Enfin, les défaillances (redressements et liquidations judiciaires) fléchissent de 5 %, après avoir progressé de 10 %.Niveau de sinistralité élevé « Le niveau de sinistralité reste élevé », souligne Vincent Battle, chez Deloitte, avec 60.000 procédures collectives (c'est-à-dire hors procédures amiables) ouvertes l'an passé, contre 57.000 en 2008. Par ailleurs, plus les procédures ont été déclenchées en amont, plus le succès a été au rendez-vous. Parmi les entreprises ayant lancé une procédure amiable, 67 % ont pu continuer normalement leur activité. Ce taux de réussite passe « de 40 % à 45 % dans le cas des sauvegardes et à 25 % pour les redressements judiciaires », selon Vincent Battle. C'est dire « le rôle primordial joué par la prévention en période de crise ». Autre enseignement de l'étude, les petites entreprises ont plus souffert que les grandes. La baisse des défaillances, si elle est significative pour les PME de plus de 50 salariés (? 31 %), et même pour celles comptant de 6 à 49 salariés (? 10 %), reste en effet très faible pour les micro-entreprises (? 4 %). La grande majorité des secteurs ont enregistré en 2010 une amélioration du nombre de défaillances, notamment l'industrie (? 18 % en 2010) et l'immobilier (? 17 %) qui ont été très fortement touchés par la crise. Altares juge enfin les statistiques des deux premiers mois de 2011 « encourageantes ». Avec des secteurs sous surveillance toutefois : les services aux entreprises par exemple semblent subir en différé l'effet des turbulences de l'industrie pendant la crise, avec une hausse des défaillances de 7 % en glissement annuel.Sara Sampaio

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