Concurrence : les industriels occidentaux battus d'avance ? ?

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Les craintes suscitées aujourd'hui par la Chine rappellent celles que provoquait le Japon il y a trente ans. À cette aune, et comme l'affirment certains, il n'y aurait pas de quoi s'inquiéter outre mesure. Mais le pays est autrement plus impressionnant. Outre leur capacité à copier et reproduire les technologies occidentales, les entreprises chinoises du green business bénéficient de bien d'autres atouts. À commencer par un gigantesque marché intérieur où tout reste à faire et qui leur permettra d'accroître savoir-faire et compétitivité au-delà des seuls coûts de production. Ces derniers ont déjà permis aux fabricants de panneaux solaires de tailler des croupières à leurs concurrents allemands et de prendre 46 % du marché californien en un an. Ou à leurs camarades de l'éolien de rafler des contrats pour d'immenses parcs au Texas, au grand dam de certains sénateurs qui prônent une loi interdisant aux entreprises étrangères de bénéficier de l'argent des plans de relance. D'ailleurs, les fabricants chinois, eux, profitent d'une politique de préférence nationale, le fameux « buy chinese », qui leur sert de rempart contre les Occidentaux attirés par cet alléchant gâteau. Alléchant par la taille, mais parfois difficile à avaler, à l'image de l'affaire Rio Tinto cette semaine. Comme le glisse un expert, « pour dîner avec le diable, mieux vaut de longues baguettes ». Manière d'évoquer la problématique de la propriété intellectuelle, un risque consenti d'avance pour quiconque s'aventure sur ce marché unanimement jugé « incontournable. »

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