C'est reparti pour les fusions et acquisitions dans la high-tech

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Les banquiers d'affaires chargés de l'industrie high-tech peuvent se frotter les mains. Après deux années de vaches maigres, 2010 a sonné le grand retour des fusions et acquisitions dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), souligne IDC, dans une étude publiée mardi. Selon le cabinet, l'industrie mondiale des TIC a totalisé près de 2.000 opérations l'an dernier. Plus précis, les analystes de Ernst & Young ont recensé 2.658 fusions ou acquisitions dans la high-tech, en 2010, soit un bond de 41 % par rapport à 2009. Les montants se sont eux aussi envolés l'an dernier, avec des transactions estimées à près de 120 milliards de dollars, au total, par Ernst & Young, ce qui représente une augmentation de 26 % par rapport à l'année précédente. Dépenses informatiquesSi les groupes de high-tech sont repassés à l'offensive, c'est grâce à « la reprise des dépenses informatiques des entreprises, après la récession de 2009, reprise qui leur a redonné confiance en l'avenir », explique IDC. Et puis, après deux années passées à réduire leurs coûts, certains groupes de technologie se sont retrouvés à la tête de montagnes de cash. Comme le géant américain de l'informatique HP, qui, fort d'une trésorerie de 10 milliards de dollars, n'a pas hésité l'été dernier à racheter la société de stockage de données 3Par pour 2 milliards, soit... 325 fois l'excédent brut d'exploitation. Le stockage de données, précisément, a contribué à faire du segment des infrastructures informatiques (par opposition aux logiciels) l'un des plus importants contributeurs aux fusions et acquisitions de 2010, avec 219 « deals » selon IDC. Mais ce sont les applications, et en particulier les « applis » Internet, qui ont concentré l'essentiel de la croissance externe de 2010, avec 586 opérations. Dans le rôle du grand prédateur : Google, qui a racheté des sociétés comme reMail et Plink, spécialisées dans les applications pour iPhone. Au total, Google s'est emparé d'une trentaine d'entreprises en 2010, ce qui fait du groupe de Larry Page l'entreprise de high-tech la plus active sur le front des acquisitions. Facebook et AOL arrivent deuxième ex-aequo, mais avec neuf rachats seulement chacun.Au chapitre des montants déboursés, en revanche, ces géants de l'Internet sont largement distancés par les groupes de télécoms. Sur les dix plus importantes acquisitions réalisées l'an dernier dans la high-tech mondiale, sept sont l'oeuvre de sociétés de télécoms. Aux États-Unis, CenturyLink a mis sur la table plus de 22 milliards de dollars pour croquer Qwest, et, en Amérique Latine, America Movil a dépensé 21 milliards de dollars pour Telemex. Une tendance qui pourrait se poursuivre en 2011, au regard des 39 milliards d'euros proposés le 20 mars par l'opérateur américain AT&Tmp;T pour racheter T-Mobile USA. IDC et Ernst&Young estiment que 2011 aussi sera un bon cru. Reste que, victimes de leur succès, les entreprises technologique se font chères. L'indice Nasdaq se paie 17 fois le bénéfice estimé pour 2011, contre un multiple de 13 pour le S&P 500, selon les données de Bloomberg.

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