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François Pérol refuse de payer le « parachute » de l'ancien patron de Natixis

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Publié le 30 mai 2010 à 21:23 - Mis à jour le 30 mai 2010 à 21:23

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Pourquoi l'ancien directeur général de Natixis, Dominique Ferrero, est-il toujours salarié de la banque ? Cette question, légitime, a été posée jeudi par un actionnaire au président François Pérol lors de l'assemblée générale. Ce dernier a répondu qu'il souhaitait conserver la « mémoire » de l'entreprise pour prévenir ou régler d'éventuelles difficultés liées au passé. Un argument surprenant alors que Natixis vient de se séparer de Jean-Marc Moriani, le véritable connaisseur de la structure de cantonnement qui regroupe les 35 milliards d'euros d'actifs toxiques. Dès lors, la présence de Dominique Ferrero, qui gagne 575.000 euros par an, continue de déranger les salariés et actionnaires de Natixis.La réalité est plus simple. « Dominique Ferrero bénéficie d'un dispositif contractuel protecteur » explique un ancien dirigeant de la banque. Lorsqu'il est arrivé chez Natixis en 2006, le directeur général a signé un contrat lui attribuant une sorte de « parachute dor頻. Il pouvait en profiter jusqu'à la date de fin de son mandat, soit le 17 novembre 2012. Et ce, même s'il était destitué de ses fonctions de directeur général. Si bien qu'en restant simple salarié, ce qui est le cas actuellement, son contrat lui permet de conserver cet avantage. Selon plusieurs sources, le montant de ce « package » s'établirait à plusieurs millions d'euros, a priori entre 3 et 5 millions d'euros. Ce qui correspond aux pratiques du secteur de l'époque. Ce dispositif s'établit sur les six années de la durée du contrat de Dominique Ferrero et de manière dégressive. Ce dernier dispose aussi d'une ancienneté de 23 ans, ce qui lui procure en plus autant de mois de salaire selon la convention collective en cas de départ. Le groupe BPCE, actionnaire de Natixis, n'a pas souhaité commenter nos informations. Plusieurs sources proches rapportent que son patron François Pérol aurait décidé de garder Dominique Ferrero car il refusait de lui payer ces lourdes indemnités. En attendant, le reliquat du « parachute » diminue de jour en jour. Jusqu'au moment où, que l'ancien patron de Natixis reste ou parte, cela coûtera le même montant à Natixis. A moins qu'il ne fasse valoir ses droits à la retraite. Matthieu Pechberty

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