Chaque samedi, Stéphane Soumier, animateur de « Good Morning...

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Chaque samedi, Stéphane Soumier, animateur de « Good Morning Business » tous les matins de 5?h?30 à 9 heures sur BFM, nous propose son bloc-notes de la semaine.FAIRE LE TROTTOIRAlain Dinin, le patron du premier promoteur immobilier français, Nexity, pourrait presque dire « this is it ». Parce que devant ses bureaux de vente aussi, on a dormi par terre pour être sûr de ne rien rater. « Franchement, vous imaginez ça ?, me dit-il. 80 personnes qui dorment sur le trottoir, la veille du début de la commercialisation d'un programme ! » Dormir par terre? pas tout à fait, Nexity a vite aménagé une petite salle où les faire attendre. C'était le week-end dernier à Ermont-Eaubonne dans le Val-d'Oise, au nord de Paris. « On avait vu des affluences comparables il y a quelques années, continue Alain Dinin, mais c'est la première fois que ça revient depuis le déclenchement de la crise. C'est le signe d'un appétit retrouvé, mais c'est aussi le signe d'une pénurie dont personne ne s'occupe ! En Île-de-France nous ne pouvons pas proposer assez de logements aux gens, c'est aussi simple que ça ; à Versailles, on nous a attribué un terrain en 2001, et le maire n'a toujours pas validé le permis de construire ! Dans ces conditions, on en verra d'autres dormir sur le trottoir. » COUP DE SANGIls en ont de temps en temps, les auditeurs de BFM Radio, des coups de chaud, coups de sang, qui surgissent sans prévenir. Là, c'était sur les emprunts toxiques des collectivités locales. Dieu sait que les banques n'ont toujours pas bonne presse, mais pour les élus locaux, c'est pire ! Les élus plaident l'incompétence, vous le savez sans doute, certains d'entre eux estiment qu'ils ont été trompés, après des années de relations paisibles, par des produits structurés qui sont en train de devenir des gouffres financiers. « Trop facile », répondent les auditeurs, et certains d'entre eux connaissent les coulisses : « Ne croyez pas qu'un conseil général soit profane sur son financement, pas quand on parle de 600 millions d'euros !, me dit, par exemple, un banquier ayant un peu fréquenté les collectivités locales. Les directions financières fonctionnent là-bas comme ailleurs, elles se valorisent en recommandant aux élus de l'argent qui semble tombé du ciel, personne ne résiste à un ?mon petit Antoine vous êtes génial !?. » Avec le grand sourire du maire qui ne savait plus comment financer son rond-point, « je me demande même, poursuit l'auditeur, si l'on ne pourrait pas retrouver quelques bonus, pardon, des ?primes?, derrières certains de ces contrats ». POUR TONY !Vous en pensez quoi ? Tony Blair à la tête de l'Europe ? Moi, je voudrais justement qu'on en parle comme d'une question de business, parce que l'Europe a besoin d'un vendeur, bon dieu ! Pas assez européen ? N'a jamais pu faire accepter l'euro à son pays ? A soutenu Bush et la guerre en Irak ? Et alors ! Les pères fondateurs nous ennuient profondément, donnez-nous du marketing et de la force de vente, pour que l'Europe ne retombe pas dans la torpeur. n le bloc-notes de stéphane soumie

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