David Foenkinos  et les surprises de l'amourAuteur de « la D...

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David Foenkinos  et les surprises de l'amourAuteur de « la Délicatesse », son dernier roman, il aime écrire sur les relations amoureuses. Ici il raconte comment Nathalie, jeune femme brillante et performante dans son travail, va surmonter la perte de l'homme de sa vie et retrouver l'amour de façon inattendue. Une comédie sentimentale hors des sentiers battus. Pourquoi n'écrire que des romans d'amour ?Mais je ne sais pas. C'est comme de demander où je puise mon inspiration. C'est insondable, l'écriture. Je ne me suis pas réveillé un matin en pensant que j'allais écrire un livre sur Nathalie qui embrasse un Suédois dépressif. Je suis juste attiré par une certaine forme de sensualité. J'aime les femmes à la façon de François Truffaut. Mon rapport à elles est de l'ordre de la magnificence un peu prude. Mais j'aime aussi parler des hommes fascinés par les femmes. Je n'ai à l'inverse aucune attirance pour le couple, car je déteste les généralités qu'il véhicule. Vous avez fait d'un homme banal, sans séduction apparente, et sans succès, le héros. Est-ce un message envers notre société qui a fait de la performance une des vertus de l'existence ?On est en train de sortir du cynisme et de la superficialité. Markus a une qualité suprême, celle du bon moment. C'est fondamental. Markus est un collègue de travail insignifiant pour Nathalie. Il n'a aucune signification. J'ai utilisé l'alibi du Suédois pour lui donner un socle désincarné. Je me demandais comment le lecteur allait pouvoir adhérer au fait que cette femme qui vit un deuil terrible soit propulsée vers un autre homme. Il n'est pas beau donc pas fragilisant. Il est apaisant et rassurant. C'est un homme qui ne partira pas. Lui, n'est pas dans la performance. Et elle, a surtout besoin de se réparer. Il est l'antidote à la perte. Et c'est son besoin intérieur, son corps qui va le trouver et le décider pour elle. Dans vos ouvrages, le narrateur donne des clefs au lecteur comme si c'était en cachette des personnages, pourquoi ?Par son intermédiaire il met en perspective le récit et permet au lecteur d'être omniscient. J'aime créer un jeu avec ce dernier, m'amuser avec lui. Ainsi, dans chacun de mes ouvrages, il y a toujours sous différentes formes la présence de deux Polonais. Dans « la Délicatesse » c'est sous la forme de proverbes. Au début, lorsque j'écrivais des livres pour la jeunesse, c'était mauvais. Un jour, j'ai eu l'idée de deux personnages polonais. Ils ont eu du succès au point de me faire éditer par Gallimard. Depuis, ce sont mes mascottes, et à la façon d'Hitchcock je leur réserve des apparitions fugaces et inattendues.Propos recueillis par Sophie PétersRetrouvez l'intégralité de l'interview sur Latribune.f

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