Montpellier décroche sa 3ème étoile au guide vert Michelin, et devient l'unique ville en France à bénéficier de la distinction, avec Aix-en-Provence. Au milieu des réjouissances que suscitent cette récompense, véritable « antidote contre la morosité et la crise du tourisme mondial » annonçait-on lors du lancement officiel du guide jeudi 19 février, un carton rouge : Nîmes, elle-même couronnée de trois étoiles, ne figure pas dans le Guide Vert, qui sous-titre pourtant : Languedoc-Roussillon. Décryptage.
Épilogue heureux pour Montpellier, qui fête en ce début d'année sa 3ème étoile au Guide Vert Michelin et rejoint, avec Aix-en-Provence, le palmarès des 35 villes françaises couronnées d'une telle cotation. La Rolls-Royce des guides touristiques signifie ainsi à ses voyageurs, que la capitale régionale « vaut le voyage » et recommande « très vivement » dans ses pages les sites d'intérêt comme le musée Fabre rénové, la place de la Canourgue, la serre amazonienne, lieux mythiques ou infrastructures nouvelles de l'agglomération montpelliéraine qui ont été décisifs dans l'attribution de la récompense. Cette troisième étoile, résultat du sérieux des voyageurs-inspecteurs de Michelin, de leurs 9 critères de sélection (première impression, richesse patrimoniale, accessibilité, etc) et de leurs 5 engagements (visite anonyme, mise à jour régulière des informations, etc) « va donner à la destination touristique globale une attractivité supplémentaire, se réjouissait Dominique Klépandy, délégué général du Comité Régional du Tourisme de la région Languedoc-Roussillon, considérant que « les guides Michelin sont un outil extraordinaire d'aide à la décision pour les touristes, en particulier étrangers. » Et en effet cette attractivité supplémentaire se mesure très bien en chiffres : si la fréquentation touristique de Montpellier peut s'estimer à 5 millions de journées de consommation touristique (pour un CA induit de près de 500 millions d'euros), le guide vert Languedoc-Roussillon, qui figure parmi les 5 meilleures ventes 2008 en France, devrait accroître encore la donne.
Carton rouge pour le guide Vert
Seul hic au tableau, l'absence de Nîmes dans ces pages, ville pourtant couronnée des fameuses trois étoiles, et avec elle du site du pont du Gard et du duché d'Uzès, destinations hautement touristiques, disparues dans les méandres de la géographie, en vertu d'une tradition qui fait qu'on ne respecte pas, à Michelin, les découpages administratifs. Monsieur Amaury de Valroger, éditeur du guide vert Michelin, était là pour s'exprimer : « Le premier guide vert édité sur la région a paru en 1963. À l'époque, il était rouge et son titre était fidèle au contenu : le guide Provence - Bas Languedoc. Depuis, nous essayons, dans chaque édition, de faire évoluer le guide de sorte que la couverture géographique respecte les découpages administratifs. Mais pour l'heure, l'autre partie du Gard est éditée... dans le guide de Provence. » Dommage que le Languedoc-Roussillon ne bénéficie pas de l'aura gardoise de la capitale romaine ! En cette période de crise du tourisme mondial, on se serait bien passés de voir la distinction traverser le Petit Rhône !