La Chine reste friande d'obligations américaines

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Pékin détient 30 % de plus de dette américaine qu'estimé jusqu'ici par le Trésor américain.

La Chine détenait au mois de décembre 1.160 milliards de dollars d'obligations américaines selon les données révisées publiées mardi par le Trésor américain. Soit une hausse de quelque 30 % - de 268 milliards de dollars - par rapport au niveau estimé il y a à peine deux semaines. Dans la foulée, le mois d'octobre s'affiche au niveau record de 1.175 milliards de dollars.

Ces statistiques montrent que la Chine dépasse les quelque 1.000 milliards de dollars d'obligations rachetés par la Réserve Fédérale

Cette forte révision s'explique par la prise en compte de nouvelles données. En effet, dans la précédente estimation tous les achats déclarés par un pays particulier lui étaient imputés, quelque soit la nationalité de l'acheteur. Toutefois, les données révisées prennent en compte l'origine des acheteurs, et non le pays à partir duquel ils ont fait leur achat.

Ainsi, un grand nombre d'investisseurs chinois ont acheté des obligations américaines à partir du Royaume Uni et dans une moindre mesure de Hong Kong, un phénomène que les analystes supposaient mais qu'il restait difficile à confirmer.

La Chine est le premier détenteur étranger - et de loin - de la dette américaine, devant le Japon et ses 882,3 milliards d'obligations américaines. Le Royaume Uni, qui était jusque- là le troisième détenteur, a baissé ses avoirs de dette américaine de 269 milliards de dollars en décembre, à 272,2 milliards de dollars.

En trompe l'oeil

Même si la Banque centrale de Chine annonce régulièrement mener une politique de diversification des 2.850 milliards de dollars de réserves de change qu'elle possédait à la fin de l'année dernière, en achetant du yen, de l'or, ou encore de l'euro, elle reste friande d'obligations américaines.En effet, si l'année dernière, il apparaissait qu'elle avait réduit ses achats, ce n'était qu'un effet en trompe l'oeil lié au passage des ordres via des tiers, notamment Londres. Les différentes obligations américaines restent aux yeux de Pékin et d'un point de vue de logique financière l'un des meilleurs placements, de par sa sécurité et sa liquidité.

Quant aux Etats-Unis, et sa politique monétaire accommodante, son économie dépend en large part des flux de capitaux étrangers en provenance de pays aux taux élevés, comme la Chine, pour soutenir la croissance économique et financer le déficit public américain.

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