« Nous devons soutenir l'émergence de champions européens de l'IA » Véronique Torner (NUMEUM)
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La transformation numérique, pierre angulaire de la compétitivité des entreprises, s'est retrouvée au cœur des débats lors d'une récente table ronde réunissant des experts du secteur. L'intelligence artificielle (IA), bien qu'encore peu répandue au sein des TPE-PME, connaît une croissance notable, notamment dans le secteur numérique, a souligné Véronique Torner, qui a constaté une « importante disparité sectorielle entre les entreprises ». Le constat est clair : l'IA est désormais un facteur de transformation des modèles économiques et un avantage compétitif non négligeable.
ont souligné la croissance notable de l'usage de l'IA dans les petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur numérique, mais ont aussi pointé les disparités sectorielles et la nécessité d'un accompagnement pour ces entreprises, souvent dépourvues de DSI.
Les intervenants ont reconnu que l'IA est perçue comme un facteur de transformation des modèles économiques, offrant un avantage compétitif grâce aux gains de productivité et à la réduction du time to market. Toutefois, des craintes subsistent quant à la création d'une bulle technologique, l'impact sur l'emploi et la souveraineté des données.
Pour stimuler le développement de l'IA en Europe, les intervenants ont préconisé la création de champions européens, un investissement accru dans la recherche et l'innovation, et une meilleure coordination entre les pays membres. Ils ont également mis en avant l'importance de présenter des cas d'usage concrets pour démontrer le retour sur investissement et encourager l'adoption de l'IA, notamment par le biais d'initiatives telles que le tour de France de l'IA.
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L'adoption de l'IA par les petites et moyennes entreprises requiert un accompagnement significatif, surtout en l'absence de DSI dans ces structures, a précisé Clotilde Quilichini, mettant en avant la nécessité d'un soutien pour « examiner ces entreprises, définir les cas d'usage, identifier ce qui relève de la compétitivité ». L'IA est perçue comme un levier de gains de productivité et de réduction du time to market, mais elle suscite également des craintes, notamment en matière d'éthique et d'emploi, comme l'a rappelé Mehdi Houas :
La table ronde a mis en exergue le débat sur la nécessité de créer des champions européens pour le développement de l'IA, en renforçant l'investissement dans la recherche et l'innovation et en coordonnant les efforts entre les pays membres.
Les participants ont également évoqué les défis liés à la souveraineté des données et la cybersécurité, ainsi que l'importance de présenter des cas d'usage concrets pour encourager l'adoption de l'IA. La question de la numérisation et de la compétitivité en Europe a été jugée urgente, avec un appel à un meilleur équilibre entre financements publics et privés pour soutenir l'innovation.
L'ensemble des discussions a révélé une prise de conscience collective de l'importance de la transformation numérique pour la résilience et la compétitivité des entreprises européennes. Les experts ont insisté sur l'urgence de combler le retard numérique de l'Europe et de créer un cadre favorable à l'innovation. L'ascenseur social et le pouvoir géopolitique de l'Europe dépendent en grande partie de sa capacité à intégrer le numérique et à sécuriser ses données. À cet égard, l'IA apparaît comme un outil incontournable pour la transition écologique et le changement social, à condition de veiller à une intégration éthique de la technologie.
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