Tout le monde peut être Maker

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Le premier robot à taille humaine en Open Source entièrement imprimé en 3D devrait être la star de la Maker Faire parisienne.
Le premier robot à taille humaine en Open Source entièrement imprimé en 3D devrait être la star de la Maker Faire parisienne. (Crédits : Reuters)
Au milieu de la Foire de Paris, début mai, se tiendra la Maker Faire de Paris. 6000 m2, 250 projets à base d’imprimantes 3D, du robot le plus perfectionné à la fabrication de doudous pour les petits. Paris veut être avec San Francisco et New York une des places mondiales du mouvement Maker.

Plus que des bidouilleurs, pas forcément des geeks, ils sont « makers ». Des adeptes du Do It Yourself convertis au Do It Together grâce au numérique qui sont le cœur du Maker mouvement. Artistes, inventeurs ou chefs d'entreprise, passionnés ou débutants, avant tout ils font, créent et se rassemblent pour montrer, échanger ou construire un nouveau projet dans des foires, des « maker faire ».

Le mouvement est né, avec les premières imprimantes 3D, il y a dix ans dans la Silicon Valley. Comme d'habitude. Mais les Makers faire, ces foires très conviviales ou tout un chacun vient présenter son idée ou son produit, se sont vites reproduites un peu partout dans le monde. Aussi bien dans les villes hautement technologiques chinoises (Shenzen), dans les capitales de la vieille Europe (Rome), en Afrique (Le Caire et Capetown) comme dans les deux villes majeures des Etats-Unis (San Francisco et New York) ou dans les jardins de la Maison Blanche à la demande de Barak Obama.  Et, bientôt à Paris, pour une Maker Faire avec 250 projets dans un pavillon de 6000 m2 en plein milieu de la Foire de Paris.

SAINT MALO avant paris

L'initiateur est un malouin. Bertyer Luyt. Lorsqu'il y 10 ans, le Maker mouvement nait du côté de Bay Aera, lui était au chômage. En se lançant dans la menuiserie, il découvre les imprimantes 3D qui, de fil en aiguille, l'amènent à lancer en 2012, le FabShop à St Malo pour les distribuer. En même temps il lance, sous un préau d'école, la première Maker Faire et un FabClub dans la ville (atelier de fabrication numérique). En 2014 le provincial annexe Paris pour lancer une Maker Faire au 104 et il vient d'ouvrir ces jours ci un autre FabClub dans la capitale du côté de la Place de la Nation. C'est l'un des deux projets French Tech de Paris avec Usine IO et l'on y travaille beaucoup sur la formation des étudiants avec l'ENSCI et l'ESCP. En mai 2015, les 2 et 3, il passe à la vitesse supérieure : La Foire de Paris, le premier évènement commercial d'Europe, lui offre 6000 m2 pour, espère-t-il « frapper un grand coup et élever Paris au rang des grandes villes mondiales des Maker Faire »

 DE LA TECHNO, MAIS PAS QUE...

Jean Baptiste Le Clech qui sélectionne les projets du Maker Faire parisien en souhaite 250 :

« C'est comme une programmation de festival rock avec quelques grandes stars entourés de petits nouveaux à découvrir ».

La star ce devrait être le robot de Gael Langevin et de sa société Inmoov : le premier robot à taille humaine  en Open Source entièrement imprimé en 3D. Il est réalisables sur n'importe quelle petite imprimante.  Pour 700 euros, un vrai robot qui marche et répond, petit frère du mythique C-3PO de La Guerre des Etoiles ! Les autres ? Cela va de l'imprimante 3D à tatouer à celle qui fait des origamis en passant par la machine à créer des doudous pour les enfants à partir de leurs dessins imaginées par des retraitées. Tout cela côtoiera des PME de la marbrerie ou de la tôlerie qui innovent aussi avec la 3D.

 De la techno, mais pas que, comme l'explique Bertier Luyt :

« Le Maker mouvement c'est un mouvement intelligent et positif. Le principe d'une Maker Faire c'est que si une dame fait du crochet sur le stand voisin d'un ingénieur électronicien, à la fin du week end, on a un tissu qui clignote. C'est une nouvelle porte d'entrée dans le collaboratif et l'imaginaire. L'idée c'est la surprise. L'idée est de surprendre les gens et leur montrer qu'ils peuvent avoir prise sur ce qui les entourent et qu'ils peuvent tous devenir makers ».

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