Quand le président lance un ultimatum à son Premier ministre

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(Crédits : Reuters)
POLITISCOPE. Sur l'épineux dossier des retraites, le président a demandé à son Premier ministre de trouver « un compromis rapide », histoire de lui mettre encore un peu plus la pression... et de lui faire porter l'entière responsabilité d'un éventuel échec des négociations.

La formule n'a échappé à personne : lors de ses voeux de nouvelle année, le président Emmanuel Macron a demandé à son Premier ministre Édouard Philippe de trouver « un compromis rapide » sur l'épineux dossier des retraites. Histoire de faire monter encore un peu plus la pression sur l'ancien maire du Havre, et de lui faire porter l'entière responsabilité d'un éventuel échec des négociations (de la dernière chance) avec les syndicats.

Suite à ce véritable ultimatum présidentiel, l'actuel locataire de Matignon se retrouve encore un peu plus sous pression. Comme nous l'écrivions dans notre précédente chronique, Edouard Philippe apparaît à beaucoup comme un fusible idéal pour le président de la République. Dans la plus pure tradition de la Ve République, cela fait plus d'un mois que l'Élysée veille à ne pas se retrouver en première ligne. Un jeu de rôle mené à la perfection ? Au contraire, la...

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Commentaires
a écrit le 10/01/2020 à 19:16 :
Fusible, c'est le rôle de premier ministre dans la Vème République.
Au bout du bout, Macron n'a pas intérêt à ce que cette réforme aboutisse, elle serait une victoire pour le premier sinistre, pas bon pour ses affaires électorales.
Philippe pourrait lui faire le coup qu'il à fait à Hollande. En principe aucun premier ministre n'a été élu Président la législature suivante.
Macron devrait être tranquille de ce côté là... mais de ce côté là seulement.
a écrit le 10/01/2020 à 16:04 :
Le fusible Doudou il est pas fou, il préfère rester bien sage a l'abri du paratonnerre jupitérien. Tout le monde sait que c'est la reforme a Juju pas la sienne, il assume ne pas en être a l'origine, c'est vrai qu'il y a une sacrée couche d'amateurisme. On a l'impression que Juju est parti a la chasse a la reforme avec une idéologie a blanc, creuse, vide, sans idées. Au début son projet c'était de mettre tout le monde sur un pied d'égalité, l'égoutier et le cadre sup sur le même plan, et l'égoutier était sensé applaudir...Comme quoi on peut être un gros but, avoir fait de longues et hautes études, et en même temps....
Ce qui me chagrine moi la dedans c'est le caractère unique monolithique du truc, régime unique a étage unique et origine de ressources unique. Personne ne sait de quoi sera faite l'économie de demain et des turbulences ne manqueront pas de passer. Mettre tous ses oeufs dans le même panier ça me semble assez dangereux. Ca va être omelette pour tout le monde et les plus chanceux, prévoyants pourront aller se faire cuire un oeuf (et malgré cela, cela ne laissera pas mieux respirer l'actif occupé).
Pour en revenir a Doudou, l'éjecter n'est pas dans l'intérêt de la jupiterie, vous imaginez un ex insider un peu revanchard capable de pourrir la fin du mandat avec ne serait ce que quelques petites phrases bien placées de temps en temps? Etant un lapin particulièrement rieur ça ne me déplairait pas, mais faut pas rêver.
a écrit le 10/01/2020 à 15:46 :
Ça fait partie des règles du jeu de la 5eme République.
Un 1er Ministre est forcément un fusible en dernier ressort puisque sa mission essentielle est la mise en musique des désirs du prince.
Il choisit les moyens dits républicains qui lui semblent à propos ( concertation, consultation négo, stratégie de compromis, d'esquive, de division, de pourrissement...et l'on en passe).
Y a que le résultat qui cpte : ça passe ou ça casse.
Si ça casse, le Président peut en rester là comme en 95, sauf qu'en 97 il dissout l'assemblée.
S'il veut remettre ça, il débarque le gouvernement en démissionnant son 1er M comme en 2005.
a écrit le 10/01/2020 à 12:14 :
Macron essaie comme ses prédécesseurs des GOPE de rabattre courageusement la réelle responsabilité sur l' étage fusible inférieur au sol au lieu d' assumer et de clarifier sa dépendance à l' UE qui exige la réforme des retraites via l' article 121 du TFUE.

Qui doit être en réalité débarqué dans cette coûteuse et inutile réforme des retraites qui ne cherche en réalité qu' à recycler l' épargne retraite des français et détruire le modèle par répartition pour apporter nos grains à Balckrock via l' excellent Cirelli ?

Le sous-exécutant Philippe ou la tête de pont que constitue le tandem Macon/UE-des-GOPE, le lieutenant Delevoye ayant déjà été victime d' une malheureuse séquence d'auto-combustion ..
a écrit le 10/01/2020 à 12:09 :
"C'est moi Laurel,
"C'est toi Hardy
"C'est toi le "grand",
"C'est moi le petit ..."
a écrit le 10/01/2020 à 11:48 :
c'est à se demander si les blocages ne l'arrangent pas pour ne pas faire les autres réformes indispensables.

Car il avait promis 60 000 emplois publics en moins mais a annoncé que ce n'est pas un dogme (?), simple alibi car il n'a rien fait pour le moment.
or une réduction à priori est une ineptie, les gains en effectifs sont le fruit de rationalisation de notre usine fantome. donc s'il n'envisage pas de gains importants c'est que les réformes ne vont pas être faites (démission totale).

C'est donc le minimum syndical qui est fait pour dire j'ai agi et en rester là.
Donc on va rester avec tous nos records de dépenses publiques, de services pléthoriques et redondants (milles feuilles, nos 620 000 élus,..), de sureffectifs inutiles, et donc avec notre record d’impôts et charge du monde, et donc dans le chomage de masse du secteur privé qui est la variable d'ajustement des gaspillages publics : l'exception française à l'échelle du monde quand nos voisins sont dans le plein emploi.

le quinquennet du bla bla, de l'inaction, de la casse généralisée en toute impunité : la violence légitimisée, de la chienlit.
Tout énarque est inapte à la gestion et au management et donc aux responsabilités, il faut les recycler à la comédie française (et sans régime spécial).
a écrit le 10/01/2020 à 11:48 :
c'est à se demander si les blocages ne l'arrangent pas pour ne pas faire les autres réformes indispensables.

Car il avait promis 60 000 emplois publics en moins mais a annoncé que ce n'est pas un dogme (?), simple alibi car il n'a rien fait pour le moment.
or une réduction à priori est une ineptie, les gains en effectifs sont le fruit de rationalisation de notre usine fantome. donc s'il n'envisage pas de gains importants c'est que les réformes ne vont pas être faites (démission totale).

C'est donc le minimum syndical qui est fait pour dire j'ai agi et en rester là.
Donc on va rester avec tous nos records de dépenses publiques, de services pléthoriques et redondants (milles feuilles, nos 620 000 élus,..), de sureffectifs inutiles, et donc avec notre record d’impôts et charge du monde, et donc dans le chomage de masse du secteur privé qui est la variable d'ajustement des gaspillages publics : l'exception française à l'échelle du monde quand nos voisins sont dans le plein emploi.

le quinquennet du bla bla, de l'inaction, de la casse généralisée en toute impunité : la violence légitimisée, de la chienlit.
Tout énarque est inapte à la gestion et au management et donc aux responsabilités, il faut les recycler à la comédie française (et sans régime spécial).
a écrit le 10/01/2020 à 11:33 :
il a parlé trop tôt et trop fort tout en se plantant complétement sur le diagnostic :
- à dire qu'il ne fallait pas toucher à l'âge de départ, sauf que ça plante l'équilibre budgétaire et enfonce la répartition, confirmé dans la foulée par le COR (trivial pour tout non énarque du terrain)
- il a dit supprimer tous les régimes spéciaux mais sous la pression des syndicats il a tout lâché en nouveaux régimes particuliers.

Donc comme d'habitude dans les réformes faites par les politiques et les administratifs (qui ne savent pas faire et n'ont aucun courage), on ne donne aucune visibilité (comment expliquer les gains, et où va t on ?), donc on n'explique rien de clair, on pilote à vue avec le copilote de notre syndicalisme corporatiste, on lâche sur tout, on désavoue ses collaborateurs, et on arrive à un projet qui va couter beaucoup plus qu'il ne permet de gagner : au moins 30 milliards sur les années à venir.

tout responsable en entreprise qui piloterait un projet avec un tel amateurisme et une telle incompétence n'irait pas plus loin qu'une première présentation en comité de direction, et prendrait de sérieux risques sur son emploi. Car si on réformes c'est pour avoir des gains sinon l'entreprise disparait ; avec nos dépenses hémorragiques injustifiées, c'est l'emploi privé qui disparait par effet induit, (impots et charges record du monde)

mais quel gâchis..
a écrit le 10/01/2020 à 11:33 :
il a parlé trop tôt et trop fort tout en se plantant complétement sur le diagnostic :
- à dire qu'il ne fallait pas toucher à l'âge de départ, sauf que ça plante l'équilibre budgétaire et enfonce la répartition, confirmé dans la foulée par le COR (trivial pour tout non énarque du terrain)
- il a dit supprimer tous les régimes spéciaux mais sous la pression des syndicats il a tout lâché en nouveaux régimes particuliers.

Donc comme d'habitude dans les réformes faites par les politiques et les administratifs (qui ne savent pas faire et n'ont aucun courage), on ne donne aucune visibilité (comment expliquer les gains, et où va t on ?), donc on n'explique rien de clair, on pilote à vue avec le copilote de notre syndicalisme corporatiste, on lâche sur tout, on désavoue ses collaborateurs, et on arrive à un projet qui va couter beaucoup plus qu'il ne permet de gagner : au moins 30 milliards sur les années à venir.

tout responsable en entreprise qui piloterait un projet avec un tel amateurisme et une telle incompétence n'irait pas plus loin qu'une première présentation en comité de direction, et prendrait de sérieux risques sur son emploi. Car si on réformes c'est pour avoir des gains sinon l'entreprise disparait ; avec nos dépenses hémorragiques injustifiées, c'est l'emploi privé qui disparait par effet induit, (impots et charges record du monde)

mais quel gâchis..
Réponse de le 10/01/2020 à 12:12 :
"tout responsable en entreprise qui piloterait un projet avec un tel amateurisme et une telle incompétence n'irait pas plus loin qu'une première présentation en comité de direction, et prendrait de sérieux risques sur son emploi..." : en clair, appliqué à Micron, ses "sponsors" vont le lâcher en 2022 !
Réponse de le 10/01/2020 à 12:13 :
"tout responsable en entreprise qui piloterait un projet avec un tel amateurisme et une telle incompétence n'irait pas plus loin qu'une première présentation en comité de direction, et prendrait de sérieux risques sur son emploi..." : en clair, appliqué à Micron, ses "sponsors" vont le lâcher en 2022 !
a écrit le 10/01/2020 à 10:28 :
C'est ça "Fais moi peur" Petit chef godichon va ! Courageux avec les faibles, lamentable avec les forts.
a écrit le 10/01/2020 à 9:25 :
Le "meilleur compromis" serai un retrait pur et simple, le premier sinistre ne sera pas celui que l'on pense, censé être un fusible, mais celui qui a mis la pression au nom de ses maîtres!
a écrit le 10/01/2020 à 9:18 :
C'est une chef d'orchestre qui envoie ses baguettes au quatre coins de la salle, tout lui glisse des mains, il a beau relire les lignes de musique de Bruxelles, il est perdu dans ses mouvements!
a écrit le 10/01/2020 à 8:44 :
Ben oui mais vous êtes marrant vous, c'est qu'il a la feuille de route des marchés financiers à tenir notre président, lui aussi à la pression des actionnaires milliardaires !

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