• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Banques : faut-il réguler le régulateur ?

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 06 mai 2024 à 07:00 - Mis à jour le 06 mai 2024 à 09:13

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DADO RUVIC

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Est-il vrai que plus les banques disposent de capital, et plus elles prêtent ? Un peu partout au sein des pays disposant de mastodontes financiers, les débats s'intensifient à nouveau, et remettent sur le devant de la scène la question délicate du niveau adéquat en capital dont devraient être dotées les banques. Par Michel Santi, économiste (*)

Sollicité d'urgence l'an dernier pour le Credit Suisse, le gouvernement helvétique est en pleine analyse de cette problématique cruciale pour un pays faisant potentiellement face à quatre banques au risque systémique: UBS bien sûr, Raiffeisen Group, Zürcher Kantonalbank (Banque du Canton de Zürich) et PostFinance. Ces établissements nécessiteraient-ils un réajustement sérieux de leurs ratios capitalistiques afin de ne pas emporter le pays dans leur débâcle?

« Too Big To Fail » ?

Un cabinet indépendant vient de révéler que, pour ne pas représenter un risque vital pour l'économie suisse, l'UBS pourrait avoir besoin de 10 à 15 milliards de francs supplémentaires en capital. Bref, les exécutifs comme les régulateurs de ces nations ayant la chance d'abriter des «Too Big To Fail» tentent de prévoir le coup d'après. Comment ne pas les en blâmer quand, par exemple, la taille d'une UBS fait le double du PIB d'un pays moderne et à l'économie mondialement intégrée comme la Suisse?

Les États-Unis ne sont évidemment pas en reste, car un resserrement significatif des ratios est à l'étude par la Réserve fédérale qui ligue contre elle les grandes banques jugeant tout durcissement superflu.

Citi, JP Morgan Chase et Bank of America menacent même de recourir à la justice (qui décide de tout aux USA) si le régulateur s'aventurait sur ce terrain, réitérant la sempiternelle rengaine qui voudrait que les financements accordés aux «familles travaillant dur et aux petites entreprises» en seraient affectés.

Mais, qu'ont en commun le Credit Suisse et la Silicon Valley Bank (sauvée de justesse) qui ont tristement défrayé la chronique en 2023 ? La réponse est qu'elles bénéficiaient toutes deux de ratios en capitaux nettement supérieurs aux exigences règlementaires. Voilà pourquoi la concentration de l'attention sur le seul capital d'une banque est insuffisante, car l'autre indicateur aussi fondamental se trouve être la liquidité qui - si indisponible ou rare - est susceptible de décimer un établissement financier. Le capital, et les règles lui étant relatives ne sont pas établis afin d'empêcher une faillite, mais pour permettre à l'établissement de naviguer à travers la flambée des risques et de tenter de les gérer au moins catastrophique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le capital est un indicateur peu fiable, peu précis, si le régulateur se contente de le scruter afin de mesurer la santé de la banque. Le capital est juste bon pour absorber et pour réduire l'impact des pertes. Pour une banque, les risques deviennent majeurs dès lors qu'elle cherche à majorer ses bénéfices par du levier supplémentaire consistant à utiliser les dépôts de ses clients. Pour revenir à l'exemple de nos deux banques, leur niveau en capital a juste déterminé la vitesse à laquelle elles se sont effondrées dans un contexte de liquéfaction inévitable : la Silicon Valley Bank ayant échoué à gérer le risque taux, le Credit Suisse du fait d'un business model défaillant.

Les facteurs de la chute

L'élite des banquiers sait d'ailleurs pertinemment que le capital de leur établissement n'est pas une jauge fondamentale, mais elle s'y accroche, car tout à fait consciente que davantage de capital induit un rendement inférieur sur ce même capital, donc des bonus moins élevés pour elle. L'exemple caricatural hautement malsain étant celui du Credit Suisse qui a réussi en 10 ans à distribuer 35 milliards en bonus, tout en perdant 3,5 milliards sur la même période. Comment s'étonner dès lors de la répartie judicieuse de la ministre helvétique des Finances, Karin Keller-Sutter, ayant récemment reconnu que le bonus de 14 millions de francs suisses reçu par Sergio Ermotti, grand patron de l'UBS, représentait 30 ans de son propre salaire?

Pour rester sur le Credit Suisse, et par-delà ses ratios en capitaux, comment le régulateur ne fut-il pas alerté par sa misérable gouvernance et par la surveillance lamentable exercée par son Conseil d'administration? Car il est un autre fait qui semble peu contestable, à savoir que les établissements à problème sont toujours ceux dont le Conseil d'administration n'est pas à la hauteur, les experts compétents préférant éviter une telle position à risque à la maigre rémunération. Le cas du Credit Suisse prouve qu'une banqueroute peut être attribuée à autant de facteurs quantitatifs que qualitatifs, et démontre en creux les négligences du superviseur, car, en l'occurrence, la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) n'est jamais intervenue pour assainir la gourmandise malsaine de ses dirigeants ni la misérable gouvernance de cette banque.

Ces régulateurs, comme leurs collègues américains, auraient largement pu limiter la casse s'ils s'étaient seulement intéressés au cours en bourse de ces établissements voués à la faillite. Un simple coup d'œil en direction de la vraie vie aurait dû déclencher l'alarme généralisée.

_____

Cours en bourse du Credit Suisse :

ooo
Photo d'illustration (Crédits : Reuters)

Cours de SVB :

ooo
Photo d'illustration (Crédits : Reuters)

________

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l'auteur d'un nouvel ouvrage : « Le testament d'un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »