Croissance française : du mieux, mais...

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(Crédits : REUTERS)
En dépit des « bons » chiffres publiés, la croissance française s'installe sous la moyenne de la zone euro. Cette contre performance tient à la chute de l'industrie depuis le début des années 2000: elle répond aujourd’hui difficilement à la demande

Les cocoricos de Bercy, l'annonce d'une croissance « meilleure que prévu » au premier trimestre ( +0,5% contre +0,4% anticipé, excusez du peu) n'enlèvent rien à cette réalité : depuis 2014, la croissance de la France est inférieure à celle de la zone euro. Selon les prévisions de la commission européenne, l'Allemagne, sans surprise, ferait mieux en 2016, mais aussi l'Espagne, les Pays Bas et l'Irlande, et, dans une moindre mesure, l'Autriche, le Portugal... Même si la hausse du PIB atteint 1,5% cette année, comme le prévoit Bercy, plus optimiste que la commission européenne, la croissance restera en 2016 inférieure à la moyenne européenne (au moins 1,7%).

La croissance de la france

Pourtant, l'économie française avait plutôt mieux résisté à la crise, en 2012 et 2013, mieux que la moyenne de la zone euro. D'où vient cette contreperformance ? Et cette impression que la France est condamnée pour des années à des taux de croissance très modérés, pour rester poli ?

 Un problème d'offre?

Les hausses d'impôts ne sont pas en cause : c'en est fini de l'augmentation à marche forcée des prélèvements obligatoires des années 2011-2013. L'évolution de la demande est équivalente à celle du reste de la zone euro. Elle est alimentée par un crédit en hausse sensible, et par des salaires qui, en moyenne, n'ont cessé de progresser. Les hausses accordées par les employeurs ont ralenti, mais, dans le même temps, l'inflation est tombée à zéro. Du coup, la progression du salaire réel (hors inflation) « par tête », reste positive, au dessus de 1%.

Y-a-il un problème spécifiquement français du côté de l'offre ? Comme le souligne Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, dans une étude qu'il vient de publier, les profits se sont sensiblement redressés en France. L'Insee avait relevé récemment la progression sensible du taux de marge des sociétés, revenu en ce début d'année proche de son niveau de long terme, après une chute amorcée en 2011, qui s'est prolongée jusqu'en 2014. En théorie, les entreprises ont donc les moyens de répondre à la demande.

Une érosion de l'industrie depuis le début des années 2000

D'où vient le problème, alors ? De l'industrie, peut-être. La compétitivité de l'industrie française a commencé à s'éroder dès le début des années 2000, comme en témoigne la perte continue de parts de marché à l'exportation. La crise de 2008 a porté le coup de grâce à l'industrie française. Des secteurs comme l'automobile, dont le recul avait commencé dès le milieu des années 2000, délocalisations aidant, ont été littéralement laminés. Au mois de février 2016, plutôt favorable selon les statistiques de l'Insee, la production du secteur était inférieure d'un tiers à son niveau du printemps de 2005.

Certes, comme le souligne l'Insee dans une étude publiée récemment, quelques branches industrielles ont mieux résisté depuis 2000. Il s'agit de la pharmacie, de la chimie, des matériels de transport (merci Airbus...) et les industries agro-alimentaires. Elles ont évité une baisse de l'ensemble de la production industrielle. Mais ces cinq branches dans le vert, contre huit dans le rouge, l'ensemble n'a rien de glorieux, avec une valeur ajoutée quasi étale (+0,1% par an) pour l'industrie manufacturière, entre 2000 et 2014.

Repartir du bon pied?

Il s'agit là du passé, pourrait-on dire. Rien n'empêcherait de repartir du bon pied, à mesure que la conjoncture se redresse au sein de la zone euro, si l'embellie se confirme, si la demande repart de l'avant. C'est vrai... en théorie. Car la réalité est un peu différente. A coup de délocalisations massives, de sous investissement s'agissant des entreprises toujours présentes sur le sol de l'hexagone, l'appareil productif n'est plus vraiment capable de répondre à la demande. L'industrie manufacturière ne représente plus que 11% de l'économie, contre près de 20% à la fin des années 80. Une chute qui s'est accentuée au cours des années 2000, sans que l'on puisse incriminer l'externalisation de certains services, qui expliquait auparavant un transfert de l'industrie vers les services : les entreprises ont fini d'exploiter toutes les possibilités de sous traitance (nettoyage, comptabilité...).

La baisse de l'industrie tient donc aux fermetures d'usines, au choix d'ouvrir des sites de production dans des pays au coût de la main d'œuvre moins élevé (cf le choix de Renault d'investir au Maroc, en Turquie...). L'industrie n'est donc plus là pour donner une dynamique à l'économie, grâce à des reprises toujours plus marquées que dans les autres secteurs. Les services ne connaissent pas de mouvements aussi nets.

 Un manque de répondant

Les chiffres du premier trimestre témoignent du manque de répondant de l'industrie française: la demande est là, comme le montre l'envolée de la consommation de biens manufacturés (+2,4% d'un trimestre sur l'autre), mais l'appareil de production n'est pas capable de faire face. La fabrication de produits manufacturés n'a connu qu'une maigre hausse, bien plus faible (+0,3%).

Le surcroît de demande interne part bien sûr en importations. S'agissant de l'industrie, les achats à l'étranger ont augmenté cet hiver de 1,1%, ils progresseront de plus de 7 à 8% sur l'ensemble de l'année. Ce ne sera pas le cas des exportations, dont la progression serait inférieure à 5%. Au premier trimestre, l'évolution globale des exportations été négative (-0, 2%), ce qui en dit long sur la compétitivité industrielle française.

Bien sûr, le gouvernement peut mettre en avant le succès -relatif- de sa politique en faveur de l'investissement. La mesure autorisant le sur-amortissement des dépenses d'équipement joue son rôle, dopant l'investissement dans certains secteurs. Il n'empêche que l'investissement, mesuré globalement, reste aujourd'hui en France largement inférieur à son niveau de 2008. En proportion du PIB, il est passé de 23,5 à 21,5% du PIB. Rattraper le retard, sortir du sous-investissement demandera du temps.

 Une politique de relance

Comme le souligne l'économiste Michel Aglietta, même si la politique budgétaire a cessé d'être restrictive au sein de la zone euro, de peser sur la croissance, elle a eu un impact à ce point négatif au début des années 2010 que la sortie du marasme, de la stagnation séculaire, ne peut être spontanée : une relance européenne serait nécessaire, via l'investissement dans la transition énergétique, défend cet économiste. Le Fonds monétaire international ne dit pas autre chose, préconisant un soutien de la demande, tout comme l'OCDE.

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Commentaires
a écrit le 02/05/2016 à 11:54 :
"A coup de délocalisations massives"

On peut d'ailleurs rappeler que de très nombreux français en particulier cadres participent à la délocalisation de pan entier d'activité dans notre pays souvent avec primes ou promotions à la clé en cas de réussite ( on sait maintenant pourquoi, ils doivent connaitre l'anglais, la langue de la délocalisation).Ces délocalisations et donc pertes d'emplois de milliers de français ne viennent pas du saint esprit.Il faut se mettre en tête que votre voisin peut détruire votre boulot et il est même probable que cette personne critique ensuite les salariés aux chômage, pas de pitié.
a écrit le 01/05/2016 à 13:43 :
Vous n'avez pas l'air d'aimer les contradicteur ou les informateur vous supprimez chaque fois que cela vous arrange le commentaire qui vous dérange, mais la vérité est toujours bonne a entendre ou alors contredisez-moi ?????
a écrit le 01/05/2016 à 10:23 :
Article déprimant d'incompetence et d'ignorance et pourtant il y a tout ce qu'il faut pour ne pas avoir ces 2 "qualités" (OCDE, INSEE, Eurostat), mais il faut expliquer clairement et honnêtement les choses... L'industrie a connu les plus forts gains de productivite sur la période 1970-2014 ( voir INSEE), mais sa valeur ajoutée a cru moins vite que les services, d'où son recul (facial et en valeur relative) dans le total de la valeur ajoutée... Ca n'a rien à voir avec une perte de compétitivité... Les pertes d'emplois dans l'industrie (800 000) sont dues à 65% aux gains de productivite et a 25% a la desinternalisation, les délocalisations sont marginales !!! Mais l'industrie française se tient fort bien avec de très forts domaines d'excellence, et pas seulement dans le domaine aero-spatial...enfin, les comparaisons avec l'Allemagne sont loin d'être en défaveur de la France !! Voyez la productivite horaire, les investissements des sociétés non financières, la R&D (Thomson Reuters), les taux de croissance compares sur 10 ans (y compris T4 2015), et actuellement les marges et le cout du travail ... Bref, informez, ayez votre point de vue, mais soyez plus lucide !!!!
a écrit le 30/04/2016 à 18:48 :
Au travers du chiffre , c' est la tendance qui compte....Et là c' est tout bon et moins pour nos voisins Allemands qui ont une chute de la consommation des ménages qui en dit long sur leur pouvoir d' achat ....Pour les Anglais en façade tout va bien , et si on gratte un peu
on s' aperçoit qu'ils tirent le diable par la queue et que le pire est à venir . Les croissances
à 3% et plus on ne reverra plus jamais , donc il va falloir se contenter de ces valeurs et pas beaucoup plus .
Réponse de le 01/05/2016 à 10:28 :
@Roro : complètement d'accord avec vous !!! C'est fou ces journalistes qui ont du mal à décrypter correctement une évolution économique !!! Il y a trop de politique en France et cela fausse la lucidité !!! Moi, je me fous de la politique, cela ne m'intéresse pas, du moins la politique politicienne. Seules les options economiques les plus favorables au pays et à ses habitants m'intéressent, qq soit la coloration de l'écurie !!!!
a écrit le 30/04/2016 à 14:18 :
Il ne faut pas oublier que 2016 est une année bissextile donc le surplus de croissance est significatif.Que seraient les chiffres sans cela?
a écrit le 30/04/2016 à 11:02 :
/// MORALE ECONOMIQUE///la t v a sociale peut etre une tres bonne solution pour soulage les prelevement des charges sociale sur certaines entreprises a condition de taxe les secteurs les plus rentables banque; chimies; assurances, energie pharmacie/// arts/// et tous les truts du cat 40 et aussi les plus gros revenues ? JE CROIE QUE L ON A BESOIN EN FRANCE DE NOUVEAUX FACTEURS DE REPARTITION DE RICHESSE POUR AMELIORER L ECONOMIE FRANCAISSE ???,
a écrit le 30/04/2016 à 9:01 :
Le bon exemple c'est Renault et PSA
Quand la crise est arrivé ils N ont pas pu licencier
Ils ont perdus des fortunes
Les lois penibles et toutes les nouvelles contraintes de Hollande n'ont rien arrangé
Dans le même temps que nos irréels hommes politiques inventent des nouvelles lois on a ouvert les frontières de l Europe
Il faut être fou pour ouvrir une usine en France en Espagne en Roumanie Bulgarie c'est beaucoup plus rentable
Sans parler du Maroc et des autres
a écrit le 30/04/2016 à 8:17 :
La compétitivité industrielle française a commencé à s'éroder à partir de l'application des 35 heures, un hasard sans doute... De fait les industriels ont à partir de cette date fait une croix sur le made in France, et, partant, arrêté d'investir dans les sites industriels français, comme en témoigne le niveau extrêmement faible du nombre de robots déployés dans les usines françaises (2 à 3 fois moins qu'en Allemagne, mais bien moins aussi qu'en Italie ou en... Espagne). Bref, l'industrie qui reste en France est vieillotte et donc condamnée soit à un quasi artisanat, soit à disparaître. Merci les 35 heures.
Réponse de le 30/04/2016 à 9:44 :
Entièrement d'accord, cela a envoyé un très mauvais signal aux chefs d'entreprise. A mon ami qui etait satisfait, je lui avait dit "on en reparlera dans 10ans". Notre entreprise a arrêté d'investir et elle a fermé en 2011. Les 35 heures ont été désastreuses pour les travailleurs. Il faut le dire.
Réponse de le 30/04/2016 à 9:44 :
Entièrement d'accord, cela a envoyé un très mauvais signal aux chefs d'entreprise. A mon ami qui etait satisfait, je lui avait dit "on en reparlera dans 10ans". Notre entreprise a arrêté d'investir et elle a fermé en 2011. Les 35 heures ont été désastreuses pour les travailleurs. Il faut le dire.
Réponse de le 30/04/2016 à 13:27 :
Il s'agissait de "35 heures payées 39" et en même temps que le passage à l'euro ce qui interdisait la possibilité d'une dévaluation.
Réponse de le 30/04/2016 à 17:25 :
Ĺ annualisation du temps de travail est plébiscitée par les entreprises et on comprend pourquoi. Le temps de travail diminue dans tous les pays développés, ça s appelle 35h, temps partiel ou Chomage partiel...pour vous convaincre comparer les temps de travail hebdo en europe....non il y a eu un choix bien antérieur aux 35h de miser a fond sur les services, voyez nos banques, assurance ou grande distribution...J entends encore des économistes dire qu il faut continuer comme cela et à tous le moins pas essayer de rattraper des trains qui sont déjà passés, avec des arguments qui se tiennent, voyez la sidérurgie dans tous les pays développés...enfin ĺ allemagne et ĺ Italie ont toujours été meilleures que nous dans ce domaine, ça se voit encore plus quand on ne peut plus devaluer. Cultures différentes, forme de capitalisme diffèrent, bien plus d ETI et PME que chez nous, démographie différente on a moins besoin de se tourner vers ĺ export etc. A chacun ses forces et ses faiblesses, c est chouette ĺ europe.
a écrit le 29/04/2016 à 20:18 :
Pour 2015:
Philippe Darmayan, GFI, Groupe des Fédérations Industrielles:
« l’industrie française a progressé plus vite que l’industrie allemande. La croissance a été de 2,6% contre 0,4% en Allemagne. »
Réponse de le 30/04/2016 à 8:21 :
Quand on part de pas grand chose, les chiffres de progression n'ont aucune difficulté à être spectaculaire : l'industrie allemande est 4 fois plus importante que l'industrie française, devenue au cours des années quasi anecdotique.
a écrit le 29/04/2016 à 18:37 :
croissance française molle ... mais qu'est ce qui explique la croissance allemande tout aussi molle. son industrie est ultra compétitive, son gouvernement vanté comme le plus sérieux etc etc et pourtant l'allemagne fait à peine mieux que la France. un bien maigre 1.7% attendu pour notre puissant voisin....
les pays de la zone euro qui "repartent" ne font en fait que rattraper la chute vertigineuse qu'ils ont connu.
il y a donc peut être en France comme dans le reste de la zone euro un problème quant au "Policy mix" (d'ailleurs inexistant au niveau européen) et un manque de volonté de réellement relancé la croissance. L'Allemagne est le premier partenaire économique de la France, sauf erreur, si l'Allemagne si puissante décidait de lâcher les cheveaux de son économie la croissance de tout le continent et donc de la France s'en ressentirait positivement, pour une fois.
Réponse de le 30/04/2016 à 8:25 :
L'Allemagne, à la population stable voire en diminution, n'a pas besoin d'une croissance très forte pour maintenir le plein emploi, et l'équilibre de ses comptes publics et sociaux. Pour l'Allemagne une croissance de 1,7% est déjà extrêmement confortable et lui donne d'importantes marges de manoeuvre pour, par exemple, financer l'accueil des nombreux réfugiés qu'elle a acceptés.
a écrit le 29/04/2016 à 18:17 :
L'essentiel, c'est que cela aille dans le bon sens et c'est le cas.
Le reste, c'est du bla-bla.
a écrit le 29/04/2016 à 17:05 :
La croissance française c'est du bluff, la consommation des ménages est repartie grâce à la baisse temporaire des prix du pétrole, 'd’où regain de la consommation ... pour combien de temps ... je ne peux le dire !
a écrit le 29/04/2016 à 16:54 :
L'écart avec les pays voisins provient de notre système de financement des charges sociales effectué sur les salaires dans les comptes des entreprises, ce qui augmente le cout du travail, donc les prix et nuit à la compétitivité. Il faut financer les charges sociales par une contribution de l'énergie, progressivement, et jusqu'à un certain seuil. Sinon, pas de salut.
Réponse de le 30/04/2016 à 8:30 :
Une taxation sur l'énergie renchérirait l'un des facteurs de production en France, exactement comme le ferait une hausse du coût du travail (a contrario le prix modéré de l'électricité en France compense un tant soit peu le coût trop élevé du travail). Il serait beaucoup plus judicieux de financer la protection sociale par une TVA sociale significative (5 ou 6 points), qui touche aussi les importations mais qui est neutre sur le coût des facteurs de production.
Réponse de le 30/04/2016 à 9:54 :
Avec 80% des menages avec de chauffage electrique au tarif toujours en hausse?
Réponse de le 30/04/2016 à 13:02 :
Réponse. Attention, il s'agit d'augmenter le prix de l'énergie mais en diminuant en même temps le cout du travail, à niveau constant. Le total cout du travail et prix de l'énergie reste constant. Il n'y a pas d'incidence sur le PIB. C'est cette notion "à niveau constant" qu'il faut prendre compte et qui semble difficile à comprendre.
Réponse de le 30/04/2016 à 13:11 :
@bruno. La TVA sociale est une bonne solution, mais elle n'est pas suffisante pour compléter le besoin de financement des charges sociales. Elle serait efficace les premières années et surtout pour amorcer l'effet sur le chomage escompté dans l'amélioration de la compétitivité. Merci.
a écrit le 29/04/2016 à 16:45 :
En fait, c'est relativement simple. Plutôt que de faire des projets avec de la monnaie hélicoptère, ou d'autre projet tout aussi foireux sur une relance immobilière, il faudrait mieux que la BCE finance des projets d'énergie renouvelables.

On sait que les investissements en énergies renouvelables sont extrêmement coûteux au départ. Beaucoup plus que l'énergie nucléaire. Mais ensuite le production ne coûte presque plus rien, et les infrastructures vont durer des siècles. L'énergie devient alors presque gratuite.
Et il n'y a pas de risque de terrorisme ou d'attaque de missiles et nous devenons quasi -totalement indépendant.

C'est presque que ce qu'a fait la Fed, en subventionnant indirectement les projets de gaz et de pétrole de schiste, qui sans cela n'aurait pas pu voir le jour à cause des investissements demandés.

Cela vaut mieux que de donner de l'argent aux banques qui vont spéculer en bourse avec. Et il s'agira d'investissements dont on est sûr du résultat,

VOTEZ POUR MOI

PS 1. En plus, je m'engage à baisser de 25 % les prélèvements obligatoires en 3 jours, en privatisant la Sécurité Sociale, branches retraite et maladie, par ordonnance.
Cela sera la même chose mais ne sera plus comptabilisé en prélèvements obligatoires

PS 2. En plus, je m'engage à faire 10 milliards d'économie sur le budget en supprimant toutes subventions directes ou indirectes aux agriculteurs, et à reverser intégralement cet argent aux industriels qui investissent afin d'améliorer leur compétitivité ou de créer de nouveaux produits.
Il faut savoir si on veut vendre du lait ou des logiciels et composants électroniques.
Réponse de le 29/04/2016 à 18:27 :
PS 3. L'agriculture paye ta dette publique et comble ta balance commerciale en exportant 50 milliards de production agricoles tous les ans (alors tes 10 milliards..)

PS 4. Elle ne représente que 227.000 agriculteurs (dont je fais partie) mais garantis un emplois à 2,4 millions d'actifs (industrie agroalimentaire et service).

PS 5. Ton projet énergétique, c'est exactement ce que la BCE est en train de faire avec le TLTRO II mais la priorité est de restaurer les marges des entreprises pas d'investir dans les énergies renouvelables.
Réponse de le 30/04/2016 à 10:01 :
@Polo976: Si l'UE/BCE suspendent tous les subversions a l'agriculture francais, qui vont payer vos dettes?
a écrit le 29/04/2016 à 16:01 :
Cela n'a aucun sens de comparer les PIB entre pays sur des périodes aussi courtes. Un pays dont l'économie a chuté de 20% en quelques années fera toujours plus facilement de la croissance qu'un pays dont l'économie s'est maintenue durant la même période.
Réponse de le 29/04/2016 à 18:41 :
C'est exactement ce que je me disais. Espagne, Portugal, Irlande, c'est tout simplement du rattrapage.
Avancer la désindustrialisation me paraît fallacieux aussi: la Grande Bretagne (qui n'a certes pas l'euro) n'est pas plus industrialisée que nous, et réalise pourtant des taux de croissance entre 2 et 3%, voire plus de 3%.

Il faut donc chercher dans la structure des économies. L'économie française, avec son marché du travail assez rigide est traditionnellement plus tournée sur elle-même. La France nourrit ses enfants, qui en contrepartie achètent ses produits. C'est pourquoi elle est un gros paquebot moins sensible aux aléas économique mondiaux...ce qui lui permet de mieux résister quand tout s'effondre, mais du coup elle repart moins fort quand ça va mieux. Rien de neuf sous le soleil.
Réponse de le 30/04/2016 à 8:38 :
Alors que la France était, il y a 2 décennies, bien plus industrialisée que le Royaume-Uni, elle l'est maintenant moins, des pans entiers de l'industrie ayant disparu. Exemple, bien que n'ayant plus de constructeur généraliste, le Royaume Uni produit autant de voitures que la France. Des géants industriels français ont disparu, Arcelor, Pechiney, Alcatel...
Réponse de le 30/04/2016 à 13:03 :
avec une croissance pas "folichonne" presque atone et une démographie ascendante , on a donc un PIB par tête qui baisse d'année en année ...

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