• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

EDF ou les déboires de l’État actionnaire

Photo de Les correspondants de La Tribune

Michel Albouy

Publié le 22 mars 2016 à 08:30 - Mis à jour le 25 mars 2016 à 16:48

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Crise de gouvernance d’EDF autour du projet coûteux d’EPR britannique, démission du directeur financier : l'Etat actionnaire va-t-il intervenir pour consolider les comptes d'EDF ? Un cas d'école. Par Michel Albouy, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, assure que l'Etat est prêt à intervenir pour redresser les comptes d'EDF et se décidera « d'ici au mois de mai ». « S'il y a besoin de recapitaliser, nous le ferons. S'il y a besoin de renoncer encore aux dividendes, nous le ferons », a-t-il déclaré vendredi 18 mars. Mais la position de l'Etat actionnaire dans ce dossier est loin d'être claire. Retour sur des relations complexes et ambiguës.

Le 6 mars 2016, le directeur financier d'EDF, Thomas Piquemal, démissionnait en raison d'un désaccord majeur avec son PDG, Jean-Bernard Lévy, à propos de la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point en Angleterre. Ce projet d'investissement gigantesque d'un montant de 23,2 milliards d'euros est au cœur du différent au sein du top management de l'électricien français.

À la suite de cette démission spectaculaire, l'action EDF perdait 8 % ; un chiffre qui laissait de marbre le management et l'État, principal actionnaire. Pour le directeur financier ce projet est beaucoup trop risqué compte tenu de la fragilité de son montage financier. En effet, EDF n'a pas réussi à trouver des investisseurs à la hauteur souhaitée et alors que la participation de l'électricien français devait se limiter entre 40 % et 50 %, le dernier tour de table prévoit une participation à 66,5 %.

Une destruction de valeur certaine

Un tel niveau de participation obligera EDF à consolider le projet dans ses comptes, avec toutes les conséquences afférentes. Les syndicats ont également fait part de leurs inquiétudes légitimes et estiment que l'État veut imposer sa solution à marche forcée. Mais l'État qui est actionnaire d'EDF à hauteur de 84,5 % ne l'entend pas de cette façon. Le président de la République et son ministre de l'économie, Emmanuel Macron, ont fait savoir qu'ils soutenaient le projet ; d'où la position du PDG. Cependant, ce soutien ne va pas jusqu'à un soutien financier qui sécuriserait totalement l'opération pour l'entreprise...

Le PDG d'EDF a néanmoins obtenu que le dividende que doit recevoir l'État au titre de l'année 2015 soit payé en actions et non en cash, ce qui représente in fine une augmentation des fonds propres de l'électricien de 1,8 milliard d'euros et donc une moindre sortie de cash ; un effort toutefois modeste de la part de l'État (8 % par rapport au budget du projet d'investissement). En fait, il s'agit d'une piètre compensation pour les risques que l'Étatdemande de prendre à l'entreprise.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Petit rappel. L'action EDF a été introduite en Bourse le 21 novembre 2005 au prix de 32 euros par action. Aujourd'hui l'action ne vaut plus que 10 euros, soit une division par plus de trois de sa valeur en 10 ans. Les petits actionnaires, mais également les salariés-actionnaires, qui ont crû dans cette belle entreprise - un véritable fleuron industriel à la française - pilotée par l'État en sont pour leurs frais. Par rapport au 31 mars 2006, l'action EDF a perdu 70 % de sa valeur alors que le CAC 40 n'a perdu que 5 % ; c'est dire la destruction de valeur de ce fleuron de l'industrie française !

Que s'est-il passé ? Comment est-on arrivé là ? Voilà des questions qui devraient interpeller le principal actionnaire, à savoir l'État. Mais non, l'État ne dit rien sauf qu'il faut encore prendre plus de risques et investir dans ce projet pharaonique. Aujourd'hui, la capitalisation boursière d'EDF (la valeur de marché de ses fonds propres) est de 19,5 milliards d'euros, un chiffre nettement inférieur à celui du montant du projet d'investissement (23,2 milliards d'euros). On comprend l'inquiétude du directeur financier ! Comment investir dans un projet très risqué qui représente plus que la valeur des fonds propres de l'entreprise ?

L'État, un actionnaire pas comme les autres

L'analyse de cette situation doit être replacée dans le cadre de la gouvernance des entreprises dont l'État est actionnaire. Ce dernier n'est pas un actionnaire comme les autres ; il poursuit des objectifs autres et multiples. L'État, contrairement à un actionnaire privé, poursuit des objectifs, non seulement économiques, mais également politiques au sens le plus large. Ces derniers sont aussi nombreux et variés qu'est l'action politique qui va des questions économiques et sociales aux relations internationales. Certes, ces questions sont importantes et fondent la légitimité du politique. Mais le problème c'est quand l'entreprise contrôlée par l'État devient un outil à son service plutôt que l'inverse. Comment imaginer que le président de la République et son ministre de l'économie ne prennent pas de décisions politiques ?

Dans un arbitrage entre la préservation, voire la consolidation, d'amitiés politiques avec le Royaume-Uni et l'intérêt d'une entreprise, même contrôlée par l'État, le compte est vite fait. Au passage, relevons que leurs décisions politiques n'impactent pas leur patrimoine privé contrairement aux investisseurs privés. De plus, l'horizon de gestion d'un président de la République et de ses ministres est celui de leur mandat ce qui paradoxalement fait que l'actionnaire public a un horizon bien plus court (celui des élections) que celui des actionnaires privés qui doivent se préoccuper de la valorisation à long terme de leur capital. En effet, même si ces derniers veulent revendre leurs actions à plus ou moins court terme il faut qu'ils se posent la question de savoir qui voudra racheter leur position et à quel prix ? Donc, qu'ils se préoccupent de sa valorisation à long terme. Rien de tel pour l'État et ses serviteurs.

Les ambiguités de l'État actionnaire

La démission du directeur financier d'EDF met, une fois de plus, en lumière toutes les ambiguïtés de l'État actionnaire et constitue un véritable cas de gouvernance d'entreprise publique. Bien sûr, rien ne permet de dire aujourd'hui qui aura raison sur cet investissement. Peut-être que le pari du PDG et du ministre de l'économie sera le bon ? On le souhaite vraiment dans l'intérêt de l'entreprise et de ses salariés. Peut-être que le directeur financier avait vu juste ? Auquel cas qui paiera l'addition ? Qui sera le créancier résiduel ? Les actionnaires, les salariés ou le contribuable ? Dans tous les cas ce ne sera pas les décideurs publics.

Mais au-delà de cette interrogation se pose une vraie question : celle de la confusion des intérêts de l'État actionnaire et de ses représentants avec ceux de l'entreprise. Une question que la théorie de l'agence (Michael Jensen) posait déjà à propos des conflits d'intérêts entre dirigeants et actionnaires dans le cadre de la grande entreprise privée. Mais dans le cadre de l'entreprise contrôlée par l'État, la question devient encore plus problématique vu la spécificité de l'État actionnaire et de ses objectifs à géométrie variable. Nul doute qu'une nouvelle voie de recherche en gouvernance d'entreprise ne s'ouvre avec la multiplicité des cas de management des entreprises contrôlées par l'État (EDF, SNCF, Air France, Renault, etc.).

The Conversation
The Conversation (Crédits : Photo DR)

Par Michel Albouy, Professeur senior de finance, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Michel Albouy

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »