Élection au Mali : l’armée française prise au piège ?

[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, l’armée française prise dans le piège malien ?

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De janvier 2013 à août 2014, la France intervient au Mali dans le cadre de l'opération Serval dont l'objectif est de vaincre la menace djihadiste. Aujourd'hui, le bilan est mitigé. Outre la menace terroriste, les conflits intercommunautaires accentuent l'instabilité dont souffre particulièrement le nord et le centre du pays. En pleine élection présidentielle, le pays est sous tension. Les forces en présence, composées de soldats du G5 Sahel et conduites par 4.500 militaires français de l'opération Barkhane, peinent à garantir la sécurité. L'armée française est-elle condamnée à rester au Mali ?

Pour en discuter, nous recevons André Bourgeot, anthropologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Falila Gbadamassi, journaliste pour le site d'information Géopolis Afrique et Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense.

L'opposition annonce un second tour pour l'élection

Le parti de Soumaïla Cissé, candidat de l'opposition, a annoncé lundi soir que selon le décompte effectué par ses membres un deuxième tour sera nécessaire dans l'élection présidentielle au Mali.

"Nous allons vers un second tour entre Soumaïla Cissé et (le président sortant) Ibrahim Boubacar Keïta", a dit Tiebele Drame, porte-parole de Cissé lors d'une conférence de presse au quartier général du parti à Bamako.

Des actes de violence ont perturbé le premier tour de l'élection dimanche dans 20% environ des bureaux de vote du pays, a annoncé lundi le gouvernement. Dans 3% des bureaux, aucun vote n'a pu être enregistré, a précisé le ministère de l'Administration territoriale.

Les huit millions d'électeurs inscrits étaient invités à se rendre dans l'un des 23.000 bureaux de vote ouverts à travers le pays sur fond de recrudescence des violences ethniques et islamistes.

Des attaques armées et d'autres actes violents ont perturbé les opérations de vote dans 4.632 bureaux, dont 644 n'ont pu ouvrir leurs portes, selon les chiffres du ministère.

Le scrutin, auquel concouraient une vingtaine de candidats, s'est résumé à un duel entre Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", et un ex-ministre des Finances, Soumaïla Cissé, a priori le seul candidat en mesure de le battre.

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Commentaire 1
à écrit le 01/08/2018 à 11:46
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"Persistance du péril djihadiste: Au Mali, la guerre n’a rien réglé" https://www.monde-diplomatique.fr/2018/07/CARAYOL/58850

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