France : le creusement des inégalités est-il inéluctable ?

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Avec une rémunération annuelle égale à 800 fois le Smic, Carlos Ghosn est en tête des patrons du CAC40.
Avec une rémunération annuelle égale à 800 fois le Smic, Carlos Ghosn est en tête des patrons du CAC40. (Crédits : © Thomas Peter / Reuters)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, le creusement en Francedes inégalités est-il inéluctable ?

Alors que l'Autorité des marchés financiers a publié lundi son rapport sur les revenus des patrons du CAC 40, le débat sur les inégalités salariales refait surface. Selon la société de conseil aux investisseurs Proxinvest, la rémunération totale annuelle moyenne des présidents exécutifs des entreprises du CAC 40 s'élevait à 4,21 millions d'euros en 2014.

Le Secours catholique a lui aussi publié son rapport annuel la semaine dernière, et révèle que 2,1 millions de personnes vivent avec moins de 535 euros par mois.

Malgré une légère réduction du fossé entre les Français les plus riches et les plus pauvres l'année dernière, la France est-elle vouée à poursuivre dans cette voie de disparité fiscale et sociale ?

Pour analyser la situation, les économistes Jean-Marc Daniel, Céline Antonin, et Benjamin Coriat.

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Commentaires
a écrit le 11/11/2015 à 14:20 :
Nous nous inquiétons des inégalités qui ne cessent de se creuser, mais nous n’agissons pas vraiment pour y remédier. Le philosophe P.Savidan écrit même que nous aurions-nous, in fine, et en dépit de certaines de nos affirmations, une préférence pour l’inégalité !! Car peut-on vraiment considérer que nous aspirons à l’égalité, alors que nous vivons dans un monde qui semble très largement ouvert à toutes les formes d’oligarchie: C’est du moins ce que nous déclarons quand on nous interroge et de considérer qu’à l’évidence, le bien-être de tous semble plus légitime que l’exorbitante richesse de quelques. Savidan considère aussi l’égalité comme l’objet de la volonté et non comme l’objet du désir. Du coup l’aspiration à davantage de sécurité sociale en régime d’incertitude nous pousse à vouloir l’inégalité pour nous-mêmes , c’est-à-dire à vouloir la domination. Pour lutter contre cette tendance, il faut convaincre chacun d’entre nous de réviser le raisonnement par lequel il en vient à souhaiter une démocratisation de l’oligarchie, Quand l’État social n’est plus une garantie, nous choisissons de dominer plutôt que d’être dominé, Il n’y a là aucune erreur de calcul. Et à supposer même que nous puissions montrer que ce calcul est à courte vue par exemple parce qu’il ne prend pas en compte le risque de se retrouver en bas de l’échelle dans une société inégalitaire, ne surestimons-nous pas là les pouvoirs de la raison face à tous les affects sociaux qui peuvent, dans une société concurrentielle, nous pousser à ne pas désirer l’égalité, voire à la détester…Sans convictions qui engagent notre destin collectif il n’y aura pas de volonté politique et loin de diminuer, les disparités de revenus et d’accès aux droits les plus élémentaires - santé, éducation, logement - ne feront que se creuser partout dans le monde, et cela aussi bien au sein des différents pays qu’entre eux.
a écrit le 10/11/2015 à 12:41 :
c'est pas mon avis
l'insee a constate ce qu'on sait a savoir que quand il y a une crise, les riches s'appauvrissent plus vite que les pauvres, ce qui est parfait vu que ' ca reduit les inegalites'
dieu merci la france est en voie de pauperisation, les inegalites vont donc se reduire ' de facto'
cqfd
nb: oui bon ok y aura des degats collateraux, c'est qu'il n'y aura plus que des pauvres, mais c'est pas la le pb, comme on dit!

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