• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La "Grande démission" : comment expliquer les difficultés actuelles de recrutement en France ?

Vincent Meyer, Jean-Denis Culié, Jean-François Garcia et Thomas Sorreda

Publié le 14 décembre 2021 à 08:04 - Mis à jour le 14 décembre 2021 à 08:20

demission

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Outre le taux de chômage au plus bas, la pénurie de main-d’œuvre actuelle s’explique aussi par les politiques des entreprises et les nouvelles attentes des salariés. Par Vincent Meyer, EM Normandie – UGEI; Jean-Denis Culié, EM Normandie – UGEI; Jean-François Garcia, EM Normandie – UGEI et Thomas Sorreda, EM Normandie – UGEI

Ça y est, la « Grande démission » (« Big Quit ») arrive en France. La vague de départs volontaires enregistrée aux États-Unis l'été dernier, plus de 4,3 millions de salariés au seul mois d'août, du jamais vu depuis que les statistiques américaines sur les démissions existent, atteint aujourd'hui l'Hexagone. Elle semble toucher tous les salariés, les moins comme les plus qualifiés, dans les PME et les grands groupes.

Les chiffres et les exemples sont sans appel. D'après la Banque de France, 300.000 emplois restent actuellement à pourvoir. Selon Numeum, l'association représentative du secteur du numérique, il manquerait environ 10.000 ingénieurs informatiques en France. La dernière étude de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) évalue à 80 % la proportion de ses membres confrontés à des difficultés de recrutement liées à une pénurie de main-d'œuvre.

000
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Insee (2018)

Or, si la crise sanitaire vient mettre l'accent sur ce phénomène, il n'est pas nouveau et c'est précisément ce qui inquiète les entreprises. En 2018, d'après l'Insee, 45% des entreprises, tous secteurs confondus, déclaraient faire face à des difficultés de recrutement, contre seulement 21% en 2015.

Cette tendance concernait déjà tous les secteurs. Selon une étude du ministère du Travail, 6 métiers sur 10 étaient ainsi en forte tension de recrutement en 2019, contre 1 sur 4 en 2015, en particulier dans les secteurs de l'aide à domicile, du transport routier, de la production industrielle, de l'hôtellerie et de la restauration. Un des premiers défis des agences d'intérim est désormais de trouver des candidats qui se présentent au premier jour d'embauche.

« Ruptures »

Comment l'expliquer ? Une première raison tient au déséquilibre entre l'offre et la demande. En effet, le taux de chômage, attendu à 7,6 % d'ici à la fin de l'année en France, est à son plus bas niveau depuis 2008, et si c'est une bonne nouvelle pour les salariés, cela crée inévitablement des tensions sur le marché de l'emploi.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un autre fait marquant tient dans l'incapacité de certaines filières de formation à répondre aux besoins des employeurs, ce qui oblige ces derniers à diversifier considérablement le profil de leurs nouvelles recrues, sur des métiers en tension, comme nous l'a confié le DRH d'un grand groupe du secteur de l'énergie :

« On a beaucoup de mal à recruter des opérateurs, alors on a mis en place des méthodes d'évaluation qui nous ont permis d'intégrer des boulangers ou des esthéticiennes qui n'ont pas les compétences techniques. Mais on les a choisis, sans tenir compte de leur CV, parce qu'ils ont les socles de compétences indispensables comme la rigueur et le respect de consignes, ensuite nous les formons et les développons à nos métiers ».

Cependant, il semble que ces explications, d'ordre macroéconomique, ne suffisent pas à comprendre les pénuries de main-d'œuvre actuelles. En effet, à celles-ci s'ajoute un phénomène plus diffus, plus difficile à mesurer statistiquement mais tout aussi important : les salariés remettraient de plus en plus souvent en cause le pacte social et moral aujourd'hui proposé par les entreprises.

Encore une fois, le phénomène n'est pas nouveau, mais la longue période de questionnement que la crise sanitaire a engendrée semble avoir joué un rôle de catalyseur pour beaucoup de salariés, en particulier les plus jeunes, qui n'hésitent plus désormais à quitter leur emploi.

Ruptures, film documentaire « coup de cœur » du nouveau Festival international du film écologique et social de Cannes, est à ce titre révélateur. Ce film d'Arthur Gosset raconte le parcours de six jeunes diplômés d'écoles de management qui remettent en cause le modèle économique contemporain et aspirent à trouver du sens à leur travail. « Au bout de quelques mois, je réalise que j'étais dans un bullshit job » ; déçue, cette jeune salariée en poste chez un leader américain du secteur de la grande distribution décide alors de démissionner.

C'est une façon pour elle de rejeter le modèle consumériste de l'époque. Les questions environnementales deviennent par exemple de plus en plus prégnantes, comme en témoigne la directrice générale d'Oracle France dans un article des Échos : « Avant, on nous demandait des voitures de fonction diesel, maintenant on nous demande si l'entreprise pollue et ce qu'elle fait pour limiter ses émissions carbone ».

Salarié liquide

Ce phénomène de démissions massives et de remise en cause du pacte économique et social avec les entreprises peut notamment s'analyser à travers le prisme de la société liquide proposé par le sociologue Zygmunt Bauman :

« Une société "moderne liquide" est celle où les conditions dans lesquelles ses membres agissent changent en moins de temps qu'il n'en faut aux modes d'action pour se figer en habitudes et en routine. »

Dans une société où les entreprises gèrent à flux tendus et font l'apologie du changement permanent, les salariés apparaissent de plus en plus isolés les uns des autres, comme nous l'avons montré dans un article à paraître dans la Revue française de gestion. On pense évidemment au télétravail, mais également au mouvement de fond engendré par la désyndicalisation et la fin des solidarités salariales traditionnelles.

Les entreprises ont en quelque sorte renversé le pacte social qui les unissait à leurs collaborateurs en individualisant leurs parcours professionnels, en les rendant acteurs de leur développement professionnel. La notion de carrière a ainsi été vidée de son sens et remplacée par celle d'employabilité.

Enfin, les entreprises mettent en place des stratégies de marketing RH et cherchent à renforcer leur marque employeur en développant l'expérience collaborateurs pour attirer les meilleurs candidats. Mais ce faisant, elles ne font que renforcer le rapport consumériste des salariés, un comportement qui semble désormais se retourner contre elles.

Les entreprises sont donc désormais à la croisée des chemins : soit elles continuent de s'engager dans ce modèle de liquéfaction du marché du travail en développant des techniques de marketing RH toujours plus sophistiquées et en offrant des bonus à leurs collaborateurs, très efficaces pour les fidéliser à court terme ; soit elles cherchent à repenser le rapport au travail et le pacte social et moral qui les unit à leurs salariés.

Dans ce contexte et comme le montre une étude sur le départ volontaire que nous avons menée récemment, la question du sens dans l'activité professionnelle apparaît déterminante pour éviter les comportements consuméristes au travail. Les individus formés et informés ne peuvent se contenter d'appliquer des procédures rigides sans comprendre l'objectif de ces dernières. Le défi des entreprises est donc aujourd'hui de faire en sorte que leurs collaborateurs soient positionnés dans un cadre qui fasse sens pour eux et qu'ils aient conscience de l'importance de leur mission.

The Conversation _______

Par Vincent Meyer, Professeur assistant en gestion des ressources humaines et théorie des organisations, EM Normandie - UGEI ; Jean-Denis Culié, Professeur en gestion des ressources humaines, EM Normandie - UGEI ; Jean-François Garcia, Professeur assistant en gestion des ressources humaines, EM Normandie - UGEI et Thomas Sorreda, Professeur de Management, EM Normandie - UGEI

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Vincent Meyer, Jean-Denis Culié, Jean-François Garcia et Thomas Sorreda

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats