• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le projet de loi travail mérite-t-il un tel déchaînement ?

Photo de Ivan Best

Christine Hillig-Poudevigne

Publié le 01 juin 2016 à 09:27 - Mis à jour le 02 juin 2016 à 08:56

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'article 2 de la loi travail concentre toutes les critiques. Certains lui reprochent notamment de permettre une moindre rémunération des heures supplémentaires. Mais c’est oublier que pour en arriver là, il faudra l’accord des syndicats majoritaires de l’entreprise. Par Christine Hillig-Poudevigne, Avocat - Associée, M B A

Le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif/ves », surnommé le projet de loi travail ou projet de loi El Khomri, soulève depuis de trop longues semaines un déchaînement pour le moins inhabituel.

Pas un jour en effet sans son lot de manifestations, de blocages, de grèves, de violences, de commentaires acerbes. Le projet de loi travail serait-il si révolutionnaire ou remettrait-il en cause une liberté si fondamentale permettant de justifier une telle situation ?

Le projet de loi sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité en application de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution est non seulement très long (avec ses 224 pages et ses 54 articles) mais il est également complexe, soulevant des questions souvent très techniques qu'il serait délicat de résumer en quelques phrases choc.

Plus de place pour la négociation collective

Son article 2, cristallisant toutes les tensions, fait à lui seul 58 pages. Pas étonnant qu'il fasse couler autant d'encre ! Plus sérieusement, l'article 2 propose une nouvelle architecture des règles en matière de durée du travail et de congés.

Sans modifier fondamentalement le Code du travail (pour rappel, la durée légale reste bien fixée à 35 heures), l'article 2 donne cependant une place plus importante à la négociation collective d'entreprise en matière de durée du travail et de congés. Ainsi, dans ces domaines, les accords d'entreprise s'appliqueront en priorité et les dispositions de branche n'interviendront qu'à défaut d'accord d'entreprise.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Cette place nouvelle donnée aux accords d'entreprise suscite une vive inquiétude de certains syndicats. Pourtant, le renforcement de la négociation collective d'entreprise est mis en avant depuis de longs mois comme une des clés possibles de la reprise de la croissance et de l'emploi en France. A droite comme à gauche, le constat semblait ainsi largement partagé. L'inquiétude est-elle dès lors justifiée ?

L'exemple qui fâche, les heures supplémentaires

Prenons un exemple (celui qui fâche), le paiement des heures supplémentaires. Selon le projet de loi, l'accord d'entreprise pourra prévoir le taux de majoration des heures supplémentaires sans que ce taux ne puisse être inférieur à 10%. Ce taux pourra ainsi être inférieur à celui prévu au niveau de la branche. A défaut d'accord d'entreprise ou de branche, le taux légal devra s'appliquer (pour rappel, entre 25% et 50%).

Traduction du texte: les accords d'entreprise pourront donc inclure des dispositions moins favorables que celles prévues dans la convention de branche ou dans la loi, au détriment des salariés qui verront leurs heures supplémentaires moins bien rémunérées qu'avant.

N'oublions pas toutefois que le projet de loi précise également que dorénavant, un accord d'entreprise devra être signé par des organisations syndicales représentatives ayant recueilli plus de 50% des suffrages lors des dernières élections professionnelles (contre au moins 30% actuellement). Si les organisations syndicales signataires n'atteignent pas le seuil de 50% (tout en représentant néanmoins plus de 30%), elles pourront alors demander la validation de l'accord d'entreprise par référendum.

Le rapport de force reste équilibré

Gageons que si l'accord d'entreprise proposé à la signature des syndicats est si peu favorable aux salariés, il n'emportera pas l'adhésion d'organisations syndicales représentatives ayant recueilli plus de 50% des suffrages et encore moins l'adhésion des salariés en cas de référendum.

Le rapport de force reste donc équilibré. D'ailleurs, l'exigence de ce seuil de 50% peut faire craindre à l'employeur que la signature d'un accord collectif à l'avenir soit particulièrement difficile à obtenir.

La vive émotion, provoquée notamment par l'article 2, pose en réalité une vraie question de confiance : en effet, à quel titre un syndicat national ou de branche serait-il mieux placé qu'un syndicat d'entreprise pour savoir ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas pour les salariés de l'entreprise ? Sachant qu'en tout état de cause, il ne pourra pas être dérogé aux règles d'ordre public.

Non vraiment, le projet de loi ne justifie pas un tel déchaînement.

Christine Hillig-Poudevigne

Avocat - Associée

M B A

SOCIETE D'AVOCATS

Christine Hillig-Poudevigne

Sur le même sujet

Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats