• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Lula pourra-t-il unifier une société brésilienne divisée ?

Jorge Jacob

Publié le 18 janvier 2023 à 14:05

Coronavirus : une femme porte un masque avec une image de Bolsonara, lors d'une manifestation en soutien au président brésilien

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Le « siège de Brasilia » par des partisans de Jair Bolsonaro montre que Lula, dont la vision de la société est à l’opposé de celle de son prédécesseur, aura bien du mal à rassembler ses concitoyens. Par Jorge Jacob, IÉSEG School of Management

Le 8 janvier, quelques jours après l'investiture de Lula, vainqueur en novembre du président sortant Jair Bolsonaro, des milliers de partisans de ce dernier ont pris d'assaut le Congrès, la Cour suprême et le palais présidentiel du Brésil, dénonçant « une élection truquée ».

Ces scènes, qui se sont déroulées presque exactement deux ans après l'attaque du Capitole américain le 6 janvier 2021 par des sympathisants de Donald Trump, rappellent à quel point il sera difficile à Lula de réunifier une société fortement divisée, comme il s'y était engagé durant la campagne électorale.

Dans son discours d'investiture du 1er janvier, Lula s'est exprimé aux côtés d'un leader indigène, d'un garçon handicapé et d'un ouvrier métallurgiste, plaçant explicitement et implicitement l'inclusion et l'unité sociale au cœur de son mandat à venir. Une approche radicalement différente de celle de son prédécesseur.

Deux approches de la diversité aux antipodes l'une de l'autre

Durant le mandat de Bolsonaro (janvier 2019-janvier 2023), le nombre de saisies de terres appartenant à des communautés indigènes a pratiquement triplé. Le Brésil a également affiché l'un des pires bilans mondiaux en termes d'homicides à l'encontre des personnes LGBT.

Sur le plan idéologique, l'approche de l'ancien président à l'égard des minorités telles que les Brésiliens noirs, la population indigène, les habitants pauvres des favelas et les personnes LGBT peut être résumée par le terme de colorblind (aveuglement assumé vis-à-vis de la couleur de peau). En 2018, Bolsonaro est ainsi apparu arborant un t-shirt portant le slogan « Minha cor é o Brasil » - « Ma couleur est le Brésil ».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le concept de colorblindness consiste à ignorer les différences entre individus liées à leur couleur de peau, à leur orientation sexuelle, à leur origine ethnique ou à d'autres facteurs encore. Cette approche soutient que l'égalité entre les groupes s'obtient en minimisant les distinctions et en considérant la population brésilienne comme uniforme. Lula, quant à lui, défend une vision multiculturelle qui consiste à reconnaître et à valoriser les différences entre ces groupes.

Le Brésil « colorblind » sous l'administration Bolsonaro

Au cours de son mandat, Bolsonaro a mis en avant la vision d'une société brésilienne homogène, où les différences de couleur de peau et d'appartenance à tel ou tel groupe social n'avaient aucun impact sur la vie des citoyens.

Or, des études montrent que ce sont les individus appartenant aux groupes dominants qui ont tendance à faire pression en faveur de l'approche colorblind car ils y voient un moyen de maintenir leurs privilèges vis-à-vis des groupes marginalisés. Les chercheurs ont établi depuis longtemps que les politiques publiques qui ignorent les différences entre les groupes peuvent entraver la lutte contre les injustices structurelles. Au Brésil, les conséquences de telles politiques se traduiraient par la préservation du statu quo et la conservation de l'emprise sur le pouvoir d'hommes blancs hétérosexuels issus de milieux privilégiés.

Les dirigeants qui mettent en place ces politiques colorblind auraient ainsi tendance à minimiser la discrimination raciale et à contester la nécessité de protéger législativement les groupes minoritaires. Même s'ils s'en sont vertement défendus, des membres de l'administration Bolsonaro ont tenu des propos racistes. Dans son étude annuelle, la confédération nationale des Quilombolas (descendants des communautés d'esclaves fugitifs) a recensé 16 cas de tels propos tenus par des responsables bolsonaristes en 2019, 42 en 2020 et 36 en 2021.

Le mépris affiché par Bolsonaro pour les droits des groupes indigènes et leurs terres a davantage retenu l'attention. L'ex-président a régulièrement pris des décisions économiques favorables aux groupes privilégiés, notamment en baissant les taxes à l'exportation pour les entreprises agroalimentaires et en supprimant des textes de loi protégeant les terres appartenant aux communautés indigènes.

Le déni du racisme et de la discrimination dont a fait preuve l'administration Bolsonaro tient moins d'une conviction sincère que d'une stratégie visant à « mettre sous le tapis » les problèmes sociaux et les inégalités. Reconnaître leur existence aurait pu créer des obstacles à la mise en œuvre de son programme libéral, soutenu par de nombreuses grandes entreprises, des chaînes de magasins et le secteur agroalimentaire.

Les favelas particulièrement scrutées par Lula

Au contraire de l'approche de Bolsonaro, le gouvernement Lula devrait reconnaître la diversité des Brésiliens, au nom d'une vision multiculturelle, comme ce fut le cas lors de ses deux premiers mandats. « Nos politiques visant à combattre le chômage doivent être axées non seulement sur la race, mais aussi sur le genre », a par exemple déclaré un proche de Lula pendant la campagne.

Dans la dernière ligne droite de sa campagne victorieuse, Lula a notamment visité le Complexo de Favelas do Alemao, à Rio de Janeiro. Les favelas ont occupé une place centrale dans son discours, du fait de la diversité de leurs habitants : 67 % des 11,4 millions des résidents se déclarant noirs, tandis que 32 % se perçoivent comme blancs. Cela alors que dans l'ensemble de la population brésilienne, 43 % se déclarent blancs, 9,3 % noirs et 46,5 % métis.

Au cours de cette visite, il s'est engagé à prendre des mesures pour protéger les groupes ethniques stigmatisés ainsi que les résidents des régions à faibles revenus et à réduire les inégalités sociales. Il a notamment promis d'instaurer des quotas (par exemple pour l'accès aux universités et aux emplois publics) destinés aux minorités raciales, et s'est fixé des objectifs ambitieux en matière de logement et d'infrastructures dans les régions à faibles revenus. Il s'est également engagé à organiser, au cours de son mandat, une conférence nationale consacrée aux besoins des habitants des favelas.

L'approche inclusive du nouveau gouvernement se reflète dans sa composition. Alors que Bolsonaro n'avait nommé que deux femmes parmi ses ministres, 11 femmes ont pris leurs fonctions en janvier, soit un tiers des postes ministériels. Le poste de ministre de l'Égalité raciale a par exemple été attribué à Annielle Franco - la sœur de la conseillère municipale Marielle Franco, assassinée à Rio de Janeiro et devenue un symbole de la violence sociale, raciale et sexiste au Brésil. Lula a également battu le record de nominations de femmes et de représentants de minorités ethniques dans les ministères depuis le retour de la démocratie au Brésil.

Le discours d'investiture du nouveau ministre des Droits de l'homme de Lula, le philosophe noir Sílvio Almeida, montre un contraste drastique avec les idées et les valeurs colorblind du gouvernement précédent. Il s'y est directement adressé aux femmes, aux Noirs, aux pauvres et aux personnes LGBT : « Vous existez et vous avez de la valeur pour nous. »

Le siège de Brasília, signe avant-coureur des défis à venir

Il reste à voir si cette stratégie pourra séduire certains partisans de Bolsonaro - y compris ceux qui ont pris d'assaut les bâtiments gouvernementaux le 8 janvier dernier. Il est certain que la politique multiculturelle de Lula sera confrontée à bien des défis, les recherches montrant que celle-ci risque de laisser un sentiment d'exclusion aux groupes privilégiés, tels que les Blancs.

Pour parvenir à ses fins, l'administration Lula doit impliquer l'ensemble de la société afin de limiter les réactions négatives des Blancs et des individus fortunés face à la diversité et à l'inclusion. Une tâche qui ne sera sans doute pas aisée...

Par Jorge Jacob, Professor of Behavioral Sciences, IÉSEG School of Management

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Jorge Jacob

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »