Le décret Trump a encore frappé. Les délégations africaines qui devaient prendre part à l'African Global Economic and Development Summit en Californie du 16 au 18 mars dernier n'ont pas pu s'y rendre. La raison ? Un refus catégorique des autorités diplomatiques américaines de leur accorder un visa.
Organisé annuellement par l'Université de Californie du Sud, la rencontre est un rendez-vous commercial qui vise à promouvoir les investissements bilatéraux directs étrangers, le commerce international, les échanges culturels et le tourisme, mais aussi la promotion des énergies propres dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et la réduction de la pauvreté. Selon l'organisation, les participants sont parfois confrontés au refus de visa, mais généralement plus de la moitié obtient le passe pour séjourner aux Etats-Unis le temps de l'événement.
Parmi les participants qui se sont vus refuser le visa figuraient, selon la même source, des conférenciers et représentants des gouvernements de Sierra Leone, de Guinée, du Ghana, du Nigeria, d'Ethiopie et d'Afrique du Sud. Pour l'heure, les motifs précis n'ont pas été révélés. Et si le fait suscite sur les réseaux sociaux des réactions partagées, les uns condamnent tandis que les autres s'interrogent sur la nécessité d'organiser un tel événement aux Etats-Unis plutôt qu'en Afrique, certaines autorités ont commencé à manifester leur mécontentement.
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Après la suspension par la justice de son premier décret migratoire, le président américain Donald Trump en a signé le 6 mars dernier une version remaniée qui rentrait en vigueur jeudi 16. La seule nouveauté, c'est l'exemption de l'Irak. Pour mémoire, plusieurs communautés dont des Kenyans et des Somaliens avaient fait les frais de cette nouvelle politique migratoire.
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