Les victimes souhaitaient se rendre du côté nigérien sur les bords de la rivière Komadougou, frontière naturelle entre le Niger et le Nigéria, pour la saison de culture des poivrons. Elles ont trouvé la mort dans ce qui semble être une bavure de l'armée nigérienne.
Par erreur, des soldats de l'armée du Niger ont ouvert le feu, ce mercredi 5 juillet, sur des déplacés pris pour des Jihadistes qui ont traversé la zone rouge interdite sur le territoire nigérien. Au mieux armés d'outils agricoles, douze nigérians et deux nigériens sont tombés sous les balles des soldats en garnison pour surveiller cette zone chaude où sévit l'organisation terroriste Boko Haram.
Avec l'objectif de pouvoir neutraliser des éléments de l'organisation terroristes Boko Haram, les autorités du Niger et du Nigeria tentent, depuis 2015 d'évacuer les réfugiés et les déplacés fuyant les exactions de Boko Haram des zones frontalières vers des zones plus sécurisées à l'intérieur des deux pays.
Mais dans bien des cas, les populations reviennent dans leurs villages respectifs, sans prévenir les autorités, pour s'adonner à la culture de la saison en cours. C'est en traversant ces zones à hauts risques que des soldats sur les dents, les confondent avec des affiliés de Boko Haram et ouvrent le feu.
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Quand les réfugiés échappent aux balles des soldats, ils peuvent être la cible de Boko Haram qui commettent de fréquentes attaques contre les déplacés. Le 02 juillet dernier, la localité de Ngalewa, à 7 km au nord-est de la ville de Kabaléwa, a été la cible d'une attaque qui a fait neuf morts, et une quarantaine de personnes enlevées. La localité se trouve proche de la région de Diffa (600.000 habitants) qui a vu sa démographie augmenter avec l'arrivée de quelques 300.000 réfugiés fuyant les exactions de Boko Haram.
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