Jusqu’au 13 juillet prochain, le Festival de Toulouse est de retour pour une 3ème édition dans quatre lieux de spectacles de la Ville rose. Au programme de cette fête musicale : des moments vibrants avec des créations conçues à la croisée des musiques (classique, jazz, pop, blues…) du cinéma et de la littérature. Depuis sa création en 2022, l’événement culturel estival est soutenu par Aïda, association des mécènes de l'Opéra et de l'Orchestre national du Capitole. Rencontre avec Pierre d’Agrain, président d’Aïda et Bertrand Merveille, directeur général de BDL Capital Management, mécène...
... du Festival de Toulouse.
La Tribune : L'association Aïda accompagne le Festival de Toulouse pour la troisième année consécutive. Pourquoi renouvelez-vous votre soutien à cet événement ?
Pierre d'Agrain : Il y a trois ans, nous avons été sollicités par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, pour soutenir le Festival de Toulouse. Fortement touchés par le projet, nous avons mobilisé nos forces internes et nos expertises afin de rassembler les fonds nécessaires au développement du projet. Depuis la création du Festival en 2022, nous avons levé plus de 150 000€ auprès de mécènes locaux et nationaux. Les deux premières années ont été un véritable succès avec un public au rendez-vous et des artistes de qualité.
L.T : BDL Capital Management est le mécène majeur du Festival de Toulouse. Pourquoi avez-vous choisi d'apporter votre soutien ?
Bertrand Merveille : À titre personnel, j'ai apporté mon soutien au festival l'an dernier par le biais de l'entreprise que je dirigeais, La Financière de l'Echiquier. Fort de cette première expérience réussie et étant aujourd'hui à la tête de BDL Capital Management, j'ai fait en sorte que l'on devienne mécène de l'événement. L'édition précédente a été convaincante. La programmation était de grande qualité, j'ai eu le plaisir de rencontrer Pierre d'Agrain et de comprendre la mission d'Aïda, son ancrage et son interaction avec l'écosystème toulousain. Notre société de gestion apporte son aide sur ce festival, car Toulouse est une place économique très dynamique sur le territoire français. C'est un lieu où sont concentrés beaucoup de nos clients, notamment des banques privées, elles aussi mécènes d'Aïda. Notre présence est donc liée à notre activité commerciale, mais aussi à la satisfaction de contribuer à un événement de grande qualité d'un point de vue artistique avec une grande diversité musicale qui nous séduit particulièrement chez BDL Capital Management. Notre activité a un certain nombre de critères qu'elle partage avec la musique, dont la discipline. Nous faisons un métier où il faut : une discipline dans la mise en œuvre d'une stratégie d'investissement et éviter d'être influencé par les modes et le conformisme. Lorsque l'on a l'ambition de devenir un grand musicien ou chef d'orchestre, il faut une grande discipline et un travail de fond pour se produire au plus haut niveau.
L.T : À quel point l'engagement des entreprises dans des projets culturels de la sorte est-il important ?
P.A : L'association Aïda finance une partie des activités de l'Orchestre, de l'Opéra national du Capitole et du Festival de Toulouse grâce au mécénat d'entreprises. Il y a une communauté d'intérêts, une synergie et des thèmes communs entre les différentes actions d'Aïda. Plus nos actions de mécénat sont nombreuses, comme le Festival de Toulouse par exemple, plus nous attirons de nouveaux mécènes. Cela nous permet de renforcer notre offre de mécénat et ainsi d'accroitre l'attractivité de l'association. C'est un cercle vertueux de développement de notre activité et de notre ancrage à Toulouse.
L.T : Au-delà de l'appui économique, il y a une volonté d'Aïda et de ses mécènes de rendre le Festival de Toulouse et la culture en général plus accessible (concert adapté à un public sourd et malentendant, invitation de 400 à 500 jeunes issus de différents quartiers de Toulouse, etc.)....
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B.M : Il est important pour BDL Capital Management de contribuer à la diffusion de ce festival et à son succès auprès de publics qui ne sont pas naturellement touchés par la musique, notamment la musique exigeante. Cela fait le lien avec l'action philanthropique réalisée par notre entreprise à travers un fonds de dotation, « BDL s'engage » qui œuvre entre autres dans l'éducation et le patrimoine. Nous sommes ravis de ces actions menées par le Festival de Toulouse. Cela contribue à la philosophie dans laquelle nous nous engageons au quotidien à la fois en tant qu'investisseur et en tant que mécène.
P.A : Le Festival s'inscrit dans la continuité des actions qu'Aïda mène tout au long de l'année auprès de publics éloignés de la musique. Je pense notamment à l'un de nos programmes (le mécénat solidaire) qui permet à des jeunes de découvrir la musique, les instruments et les artistes. Nous soutenons également des projets éducatifs et inclusifs portés par le Capitole tels que le Bus Papageno ou le programme Tous les matins d'Orchestre. À travers ces projets financés, nous allons en permanence vers de nouveaux publics.
L.T : L'édition 2024 du festival a débuté depuis le 29 juin dernier, quels artistes/concerts avez-vous hâte de découvrir ?
B.M : Je serai présent en compagnie des partenaires de BDL Capital Management pour découvrir Kyle Eastwood, musicien américain fils du célèbre acteur Clint Eastwood et aussi pour revoir le talentueux trompettiste Ibrahim Maalouf avec l'Orchestre national du Capitole dans une création qui rend hommage à Antoine de Saint-Exupéry.
P.A : Le 12 juillet prochain, au Théâtre de la Cité, j'aurai le plaisir d'assister au concert autour des Quatre Saisons d'Antonio Vivaldi et Max Richter avec la talentueuse violoniste toulousaine Manon Galy et l'Orchestre de Chambre de Toulouse. Un véritable régal pour tous !