Comment réconcilier l’écologie et l’économie en ayant une vision réaliste de notre société ?
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Le gouvernement français annonçait en 2022 qu'il fallait préparer notre pays à des températures qui augmenteraient de 4 degrés d'ici 2100. Confucius disait déjà qu'il fallait "espérer le meilleur, se préparer au pire et prendre ce qui vient" et donc, nous pouvons comprendre et être en accord avec cette logique. Mais pourquoi se résigner dès aujourd'hui alors qu'un éminent scientifique américain, Mickael E Man (auteur d'un remarquable ouvrage en 2021 The New Climate War) démontre que nous pouvons encore tenir cet engagement si nous nous attaquons aux énergies fossiles, principal élément de l'accélération du réchauffement climatique. Mais prendre cette décision, c'est interdire par exemple l'exploitation de nouveaux gisements pétroliers partout dans le monde. C'est privilégier la lutte contre la production et non celle de la consommation. C'est aussi aligner tous les pays producteurs, notamment les Etats-Unis, dans ce combat essentiel pour la survie de toutes les formes de biodiversité. Il est plus facile de s'attaquer aux comportements individuels (utiles certes) que de s'opposer aux multinationales de tous les pays et la technique du report de culpabilité sur d'autres est un grand classique que n'aurait pas renié le grand maître de la stratégie militaire, Sun Tzu, auteur du célèbre l'Art de la Guerre.
Mais faut-il pour autant tomber dans tous les excès et caricatures et stigmatiser surtout ceux et celles qui en auraient le plus besoin ? Quand, par exemple, on impose les ZFE (zone à faible émission), qui roule dans une voiture diesel et n'a pas les moyens de s'acheter une voiture électrique avec la pose d'une borne de recharge dans son garage ? Quand on évoque une alimentation équilibrée et les vertus du bio, s'interroge-t-on vraiment sur le pouvoir d'achat de celles et ceux qui peuvent s'acheter ces produits ? Mon propos est de faire prendre conscience que les enjeux écologiques créent, pas à pas, une nouvelle fracture dans notre société.
La transition énergétique aura un coût ; cela est certain et elle exercera une pression sur l'inflation qui pourrait par conséquent rester à un niveau élevé. Mais la transition énergétique ne va -t-elle pas plutôt transformer les moteurs de notre croissance en dopant certains secteurs d'activité plus que d'autres ? Pourquoi associer transition énergétique et déclin économique alors que nos sociétés ont démontré au fil des siècles de formidables capacités de transformation et d'adaptation ? Soyons lucides certes sur notre environnement mais restons optimistes car nos ressorts sont plus puissants que beaucoup ne l'imagine. Et la science peut, à nouveau, être un allié précieux pour nous accompagner dans ces mutations.
Le G20 est confronté à un moment clé dans l'Histoire de l'Humanité et espérons que 30 années après les accords de Kyoto de 1995, nous soyons suffisamment lucides et courageux pour prendre les décisions urgentes qui s'imposent. L'écologie, l'économie et donc la politique ne doivent faire qu'un. J'espère profondément qu'en France, nous pourrons réconcilier l'écologie avec notre réalité sociale et économique.
Daniel KARYOTIS, Directeur Général de Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes
Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, aux côtés des Banques Populaires, fait de l'eau une priorité stratégique
« La gestion de l'eau est un sujet complexe, à la confluence de problématiques environnementales, géopolitiques, économiques et de santé publique. Nous devons tout mettre en œuvre pour qu'individuellement et collectivement, nous réussissions à avoir un impact significatif sur la protection et la gestion de l'eau. BPAURA l'a bien compris et en fait une ambition prioritaire » Daniel KARYOTIS, Directeur Général de Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes
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Les Banques Populaires affirment leur ambition de faire de l'eau une priorité majeure, en accompagnant leurs clients, leurs sociétaires et tous les acteurs concernés dans leur projet de gestion durable de l'eau. En tant qu'acteur bancaire engagé au cœur des territoires, inscrit dans un Groupe à impact positif, Banque Populaire entend accompagner les transitions sociétales et environnementales et soutenir encore plus activement l'économie bleue.
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