Après un an de transports gratuits, Montpellier célèbre la tenue de ses engagements
Article partenaire

Photo d'illustration
DR
Article partenaire

Photo d'illustration
DR
C'est un engagement pris devant les électeurs, mais aussi un acte d'écologie positive : la gratuité des transports en commun est une façon, pour l'équipe de Montpellier Méditerranée Métropole, de permettre aux habitants de s'engager solidairement et concrètement pour une transition écologique. Plus grande métropole européenne à prendre une telle initiative, Montpellier a procédé par étapes : la première phase de gratuité a été lancée en septembre 2020, le week-end, pour l'ensemble des habitants. Le but ? Dynamiser le centre-ville après l'épidémie de Covid. Puis, deuxième étape, en septembre 2021, pour les jeunes de moins de 18 ans et les seniors de plus de 65 ans, tous les jours. L'objectif, cette fois-ci : améliorer le pouvoir d'achat des familles et des petites retraites. Et enfin, la troisième, à partir du 21 décembre 2023, la gratuité totale, pour tous et tout le temps, dans le but d'ancrer de nouvelles habitudes, clé de la lutte contre le dérèglement climatique.
« Notre Stratégie Mobilités 2025 se fonde sur trois objectifs, explique Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole et déléguée au Transport et aux Mobilités actives. Nous devons gérer l'urgence climatique, l'urgence sociale, sous la forme, notamment, du pouvoir d'achat, et améliorer la qualité de l'air, au nom de la santé publique. » De fait, sur ce dernier plan, alors qu'en France, Santé publique France estime chaque année près de 40 000 décès attribuables à une exposition aux particules fines, « cela correspond, par une règle de trois, à environ 300 dans la métropole de Montpellier », souligne-t-elle. En ce qui concerne le climat et du fait que la voiture constitue une source substantielle d'émissions de CO2, « il faut faire bouger les lignes par la gratuité des transports en commun », tranche-t-elle. D'autant que selon elle, 57 % des déplacements des habitants de la Métropole sont inférieurs à 3 km et 41 % sont réalisés en voiture. « La Métropole a donc voulu diversifier l'offre alternative à la voiture individuelle, pour que chaque habitant puisse trouver une solution qui corresponde à son besoin », poursuit-elle. A cet effet, Montpellier a par exemple aussi lancé le covoiturage gratuit et une aide financière pour l'achat de vélos à assistance électrique.
« L'important, s'enthousiasme Julie Frêche, c'est d'apporter une réponse coordonnée et cohérente, avec plusieurs politiques publiques qui, actionnées entre elles, concourent à atteindre nos objectifs concrets : augmenter la part des modes de déplacement actifs - la marche, le vélo - ainsi que celle des transports en commun. »
Et les résultats sont là ! Si l'on se réfère à l'objectif de la première étape, celui de dynamiser le centre-ville, Mytraffic, société spécialisée dans l'analyse des flux piétons, constate, avec quatre millions de visiteurs entre janvier et août 2022, une hausse de 12 % et 10 % par rapport aux moyennes enregistrées en 2020 et 2021 dans le centre-ville. Pour ce qui est de l'objectif de la deuxième étape, l'amélioration du pouvoir d'achat, « la gratuité représente une économie de 321 euros par an pour les plus de 65 ans et de 196 euros par an pour les moins de 18 ans », assure la déléguée au Transport et aux Mobilités actives. Enfin, la troisième, la gratuité totale, source d'un changement d'habitudes en faveur du climat et de la santé : « Les derniers résultats montrent une hausse de 33 % de la fréquentation des transports en commun sur les 11 premiers mois (par rapport à 2019), tandis que l'usage du vélo augmente aussi fortement », relève Julie Frêche.
Pas question d'en rester là. Ces bons résultats ne peuvent qu'encourager la Métropole à doubler la mise. Qui prendra la forme, en 2025, d'un développement de l'offre de transport en commun, avec la mise en service de la Ligne 5 de tramway et de l'extension de la Ligne 1, ainsi que la réalisation d'une offre de bustram. Sans oublier le développement des infrastructures vélo. « Il faut trouver une place juste et équilibrée pour la voiture, le vélo, les transports en commun », conclut la vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole. Et surtout, offrir, comme le fait la Métropole, une place de choix à la décarbonation des transports.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Article partenaire