PARTENAIRE. Avant tout partenaire financier, le Crédit Agricole a créé la Banque des Ressources Humaines (RH) qui se décline désormais en région. La Caisse Aquitaine qui couvre la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne, propose une approche à 360 degrés sur les problématiques RH avec pour ambition d'actionner des leviers stratégiques pour l'entreprise. Rencontre avec François Maudet, responsable du marché entreprises au Crédit Agricole Aquitaine qui accompagne un peu plus de 2 000 groupes d'entreprises clientes.Dans quel contexte a été créée la Banque des RH qui est désormais déclinée en région ?
Il y a tout d'abord ce constat : une entreprise sur deux fait aujourd'hui face à des problématiques de recrutement, ce qui peut conduire à renoncer à certains marchés ou à réduire son activité. Mais il faut bien comprendre que le marché du travail est en pleine mutation avec des candidats de plus en plus exigeants et mobiles qui cherchent, au-delà de la rémunération, du sens, et des avantages concrets. 86% des salariés voient dans les avantages salariaux un critère de choix d'un employeur plutôt qu'un autre. D'un autre côté, l'enjeu pour une entreprise est d'attirer, de fidéliser et de protéger ses employés tout en augmentant son attractivité. Pour répondre à toutes ces attentes, côté clients comme salariés, nous proposons une sorte de « package social » ; l'idée étant de coller au mieux aux enjeux RH d'aujourd'hui.
Que proposez-vous précisément ?
La démarche Banque des RH s'articule autour de trois axes. L'idée est d'associer les salariés aux performances de l'entreprise grâce à l'épargne salariale et retraite (PEE, PER Collectif...), de protéger les salariés via la complémentaire santé, la prévoyance, la retraite complémentaire (Plan d'Epargne Retraite Obligatoire...) et enfin de donner du pouvoir d'achat supplémentaire aux salariés. Dans tous les cas, nous nous appuyons sur l'expertise de filiales de Crédit Agricole, à savoir Amundi et CA Titres pour l'épargne salariale et la retraite en France, Crédit Agricole Assurances pour la protection sociale et enfin Worklife pour la partie avantages salariés, avec la mise à disposition d'une application mobile et d'une carte de paiement. En travaillant sur ces trois volets, une entreprise devient attractive sur le marché de l'emploi. Elle se démarque pour attirer des candidats, fidélise les collaborateurs et améliore le pouvoir d'achat des salariés.
Quel dispositif est concrètement mis en place au Crédit Agricole ?
Les chargés d'affaires entreprises, répartis dans nos dix centres d'affaires, restent la porte d'entrée des clients. En revanche, des postes d'experts « Banque des RH » ont été spécifiquement créés pour cet accompagnement. Ils sont deux sur notre zone de couverture et ont une vision globale sur l'univers des ressources humaines. En cela, nous nous démarquons de la concurrence. En complément, nous avons des experts dédiés par thématique qui peuvent intervenir notamment pour les structures plus importantes.
En quoi cette offre est-elle susceptible d'intéresser les entreprises voire même de constituer un levier stratégique ?
Selon leur typologie et contexte, elles peuvent être intéressées pour trois raisons, et je commencerais par le réglementaire. Les entreprises de 11 à 49 salariés concernées par la loi « Partage de la valeur » devront en effet proposer un dispositif de partage de la valeur à leurs employés dès cette année. Ceci étant dit, nous n'excluons pas les autres entreprises. Offrir une bonne protection sociale et des avantages à ses salariés fait partie d'une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et peut améliorer l'image de marque employeur. Enfin, je le répète, attirer et retenir les talents est devenu prioritaire. Avec la Banque des RH, nous répondons à ces trois leviers et dans le contexte que j'évoquais en début d'entretien, c'est selon moi, le bon moment pour intervenir.
PUBLI-COMMUNIQUÉ de Crédit Agricole d'Aquitaine