Des solutions pour accroître l'investissement des femmes dans l'économie

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À l'occasion du Connect Live organisé avec La Tribune, les expertes invitées par eToro ont exploré les pistes pour féminiser l'investissement. Accroissement des connaissances et approche spécifique, mais pas forcément genrée, sont autant de solutions mises en avant.

Egalité salariale, meilleures opportunités professionnelles, plus large représentation des femmes dans les conseils d'administration et bientôt dans les instances dirigeantes des entreprises : les femmes prennent progressivement la place qu'elles méritent dans le tissu économique. « Alors pourquoi pas une parité dans les investissements ? », s'est demandé Paloma Castro Fermandez, business angel et co-fondatrice de WEInvest (Women Empowered to Invest), une organisation qui milite pour le féminisme financier, lors du Connect Live "Démocratiser l'investissement féminin", le 13 avril, sur latribune.fr.

De fait, selon l'enquête menée par eToro, si 73 % des Françaises veulent apprendre à investir, afin d'être indépendantes financièrement, elles rencontrent bien des difficultés. « Les chiffres sont cruels, précise Valérie Kalifa, directrice marketing France chez eToro. Non seulement  la moitié des femmes ont vu leur pouvoir d'achat diminuer depuis le début de la crise sanitaire, mais en plus, elles préfèrent, pour près de 65% d'entre elles, l'épargne, l'assurance vie et l'immobilier. Et seules 15% investissent actuellement dans les actions ».

Manque d'accès à l'information, y compris, comme l'a souligné Charlie Perreau, une journaliste du Journal du Net, dans l'éducation et même dans les cursus spécialisés finance, qui négligent les finances personnelles ; biais culturels, qui font que les hommes sont majoritairement en charge des finances du foyer et à ce titre, plus exposés aux problématiques liées à l'investissement, et enfin, perception : les femmes, en particulier celles qui ont peu de moyens, estiment qu'il est difficile d'épargner. Investir leur paraît en conséquence hors de portée.

Passer à l'action

Comment, dans ces conditions, ouvrir la voie aux femmes pour qu'elles passent à l'action ? Car l'enjeu est de taille. Si les femmes investissaient davantage dans les entreprises, c'est toute la société qui se porterait mieux. D'autant qu'elles ont tendance à privilégier, plus que les hommes, l'impact - social, environnemental - dans leurs investissements.

Au-delà d'une meilleure connaissance, qui peut être acquise par le biais de sites web référencés et sérieux, de podcasts spécialisés ou de la lecture de la presse, « si l'on met l'accent sur les objectifs - éducation des enfants, retraite, achat immobilier... - on dépasse les blocages, déclare Inès de Dinechin, vice-présidente de l'Association Française de Gestion. L'argent devient un moyen pour atteindre ces objectifs ». Mais faut-il, puisque les femmes privilégient avant tout l'impact, proposer des produits spécifiques - et même « genrés » ? « Pas forcément, répond Caroline Ramade, fondatrice et PDG de 50inTech, un réseau virtuel destiné aux femmes dans l'entrepreneuriat et la tech. Mieux vaut créer des lieux qui permettront aux femmes de discuter investissement entre elles, librement ». Même réponse du côté de Gaëlle Haag, co-fondatrice et PDG de Startalers, une startup créée pour encourager les femmes à investir. Et si pour l'heure, la finance est essentiellement un monde d'hommes, pour les hommes, charge aux femmes de se positionner sur les segments qu'ils négligent. « Certains sujets, comme les énergies renouvelables ou la tech, sont 'préemptés' par les femmes, mais pas question de leur réserver ces thèmes », ajoute Valérie Kalifa.

Après tout, la reprise économique post-Covid a besoin de toutes les sources de financement ! Pour y jouer un rôle clé, les femmes pourront même s'entraîner sur la plateforme eToro, qui compte, au niveau mondial, plus de 20 millions d'utilisateurs (mais seulement, pour l'instant, 11% de femmes en France), grâce à un portefeuille virtuel. Et elles pourront profiter d'un système de notation des investissements potentiels, que WEInvest met en place sur son site, selon des critères - transparence, inclusivité, impact - chers aux femmes. Le tout en vue d'une véritable révolution de l'économie...



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Commentaires
a écrit le 15/04/2021 à 10:06 :
Sur les dix personnes au monde qui possèdent et ont détruit la moitié de la planète, combien de femmes ? Vous en faites un malheur tandis que pour ma part j'en fais une clairvoyance, un instinct de survie, c'est l'humanité qui est directement menacée là.

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