Interview de Nicolas Principeaud, Pdg et fondateur de Habitat Parisien

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(Crédits : © Jean-Noel Martin)
Créé il y a 9 ans par Anne et Nicolas Principeaud, Habitat Parisien a une approche bien particulière du secteur de la location saisonnière. La société s’est positionnée sur un secteur haut-de-gamme, en misant sur la qualité de services et de logement plutôt que sur la quantité. Leur service propose exclusivement des biens à usage commercial, ce qui leur permet de voir l’avenir plus sereinement au vu des nouvelles contraintes législatives. Nicolas Principeaud nous en parle plus en détail.

Comment Habitat Parisien se démarque des entreprises du secteur ?

En premier lieu, par la qualité du service. Nous ne sommes ni une conciergerie, ni une plateforme, nous sommes une société de location d'appartements pour de courts et moyens séjours. Nous gérons tout en interne, sans faire appel à des sous-traitants. Nous sommes donc plus réactifs en cas de problème dans l'un de nos logements, y compris pour des réparations de maintenance. Ensuite, nous avons su faire de la loi Alur une force pour proposer une offre de logements exclusive et en règle...

Comment de nouvelles contraintes législatives ont-elles pu devenir un atout ?

Nous avons fait partie des premières entreprises touchées par les nouvelles règles, avec une condamnation. Mais cet évènement a été décisif pour nous. Il nous a décidé à contrôler l'ensemble de notre inventaire, pour ne proposer plus que des logements en règle. La vingtaine de logements que nous proposons actuellement en location de courte durée ne sont donc que des biens à usage commercial. Nous avons par exemple des bureaux dans des immeubles haussmanniens que nous avons transformés en appartement pour la location. Nous changeons ensuite la destination de l'activité en bien commercial para-hôtelier afin de le louer 365 jours par an, contrairement à la résidence principale qui n'est louable que 120 jours par an, et peut-être bientôt seulement 30 jours à en croire les dernières déclarations de la Maire de Paris. Avec un parc en règle, nous avons pris une longueur d'avance sur le marché.

Selon vous, comment les lois Alur et Elan ont transformé le marché de la location saisonnière ?

Elles ont permis de faire un tri important, et il n'est pas terminé. Fin 2017, on dénombrait 100.000 offres de locations saisonnières à Paris, alors que la mairie de Paris annonçait 25.000 logements avec numéro d'enregistrement en fin d'année dernière. Selon l'office du tourisme, il n'y a plus que trois acteurs à Paris sur le marché de la location saisonnière. Certains ont été rachetés, d'autres ont cessé leur activité. Avec ces nouvelles règles, il est d'autant plus important d'avoir une offre ciblée de qualité, et surtout, conforme à la loi.

Vous lancez en ce début d'année 2019 une nouvelle offre, Habitat Parisien Invest. En quoi consiste ce service ?

Comme nous avions vu qu'il était plus simple et durable de ne mettre à la location que des biens à usage commercial, nous avons décidé de proposer cette solution aux investisseurs. Nous faisons là encore tout nous-même : nous recherchons et proposons les biens, nous dessinons les plans, gérons la réalisation des travaux pour proposer un produit qui répond à tous nos critères. Ensuite, nous gérons pour l'investisseur la location, avec la possibilité pour lui d'occuper le logement six à huit semaines par an, ce qui nous permet d'avoir le contrôle et l'exclusivité du bien pour la location de courte durée. Pour l'acheteur, c'est une solution idéale. Il dispose d'un pied à terre parisien tout en bénéficiant de loyers mensuels, car nous lissons les revenus sur douze mois. Nous vendons aussi de la tranquillité d'esprit car nous ne contournons pas la loi. C'est aussi ce qui rend notre offre unique.

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