L'humain et l'intelligence artificielle : une relation à définir
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L'IA bouleverse les pratiques professionnelles et pose de nouveaux défis aux entreprises, entre opportunités, adaptation et appréhension. Avec un enjeu clé : celui du rôle des collaborateurs quand la technologie prend une place croissante dans le travail.
L'intelligence artificielle s'est démocratisée avec l'arrivée de l'IA générative - et son emblématique Chat GPT - suscitant des craintes de « remplacement ». Craintes qu'atténue Franck Jeannin, cofondateur de l'école d'informatique Algosup, qui souligne des faiblesses en notant que les modèles d'IA générative peinent encore à faire preuve d'humour et de créativité. « L'IA n'a pas de capacité de recul », explique-t-il, rappelant que l'humain conserve des capacités qui restent inimitables.
Éric Larchevêque, PDG de Ledger, confirme cette vision, appuyée par son expérience entrepreneuriale. Selon lui, « l'IA générative ne remplacera jamais l'humain dans beaucoup de domaines essentiels », mais elle constitue un outil pour accroître la productivité et gagner du temps. Il insiste sur l'importance pour les entreprises de s'approprier ces technologies afin de ne pas se laisser distancer.
Loin d'être un duel, la relation entre l'homme et l'IA s'apparente donc davantage à une complémentarité, où la machine sert d'outil au service de l'humain.
Afin de bien exploiter ces complémentarités, il faut comprendre le potentiel de l'IA. Patrick Faure, de Numeum, appuie sur les possibilités offertes par l'IA générative, notamment dans la création de contenus, tout en insistant sur la nécessité d'un cadre éthique strict pour éviter les dérives.
L'un des moyens, abonde Christophe Brizot de Numeum, est d'accompagner les collaborateurs dans cette transformation, notamment au travers de formations adaptées. Il met en avant les initiatives locales, en région Centre Val de Loire, qui soutiennent les entreprises dans l'intégration de ces outils innovants.
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L'outil maîtrisé, les entrepreneurs présents insistent sur la valeur ajoutée qu'il apporte au business. Jean-François Marynissen, de Loire Conseil, a développé un concept de « stratégie des talents », un ensemble de processus destinés à aider les entreprises à attirer, mobiliser et fidéliser les meilleurs talents. Sa plateforme digitale, soutenue par l'IA, permet de mesurer la maturité des talents, de générer des recommandations adaptées et de mettre en œuvre des plans d'action concrets.
Victor Arnould, de son côté, évoque l'impact croissant de l'IA dans l'imagerie médicale. « Dans dix ans, l'humain sera toujours dans la boucle, mais en tant que superviseur », affirme-t-il, précisant que la machine est capable d'analyser des milliers de clichés en un temps record et qu'à terme, elle prendra en charge 95% du travail d'analyse.
Le changement est également flagrant dans le secteur de la traduction. Jocelyn de Virel, dirigeant de Tradutours, confirme le rôle de « superviseur » que peut avoir l'homme. La machine ne peut remplacer totalement l'humain, ce dernier restant indispensable pour garantir la qualité et l'exactitude, notamment dans les textes culturels ou créatifs.
Autant de témoignages qui pointent la complémentarité qu'il faut encourager entre la technologie et les individus, qui rappellent également que l'IA reste un outil puissant qui doit être guidé par l'humain pour révéler tout son potentiel.
Ainsi, loin de déshumaniser le travail, l'IA offre une chance de réinventer certaines pratiques, de gagner du temps, d'améliorer les process... à condition que cela soit fait de manière responsable, avec un cadre éthique et une formation adaptée.
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