La Métropole du Grand Paris : la Seine et la Marne, en Héritage des Jeux !
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Si les Jeux de Paris 2024 ont bien laissé un héritage, c'est celui de faire de la baignade dans la Seine et la Marne une réalité pour tous les métropolitains.
La Métropole du Grand Paris, en mobilisant près de 5 millions d'euros, aux côtés de l'État, de la Ville de Paris, de Paris Est Marne et Bois, du département du Val-de-Marne et du SIAAP, a apporté son concours pour que les métropolitains se réapproprient leurs
fleuves. Et si l'organisation des Olympiades 2024 a considérablement accéléré la dépollution de la Seine et de la Marne, donnant à voir au monde entier des images de plongeons au cœur de la capitale, cet immense chantier s'inscrit dans une volonté commune de transformer fleuves, rivières, canaux et berges pour permettre à chacun de s'y détendre, se rafraîchir ou nager, en toute sécurité et tous les jours de l'été : « Avec plus de 500 kilomètres de linéaire fluvial, la Métropole dispose d'un potentiel exceptionnel, explique Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris. Ce sont des axes de vie, de respiration, de convivialité et de transformation écologique. Nous avons tout à gagner à rendre la Seine et la Marne accessibles, propres, animées et baignables. »
Dans cette même dynamique, la Métropole du Grand Paris déploie, au titre de sa compétence GEMAPI - suivie par Didier Gonzales, conseiller métropolitain délégué à la GEMAPI - une politique ambitieuse de réouverture des cours d'eau notamment de la Bièvre, du Morbras, du Crout d'Enghien ou de la Vieille Mer, de renaturation et de désimperméabilisation pour rafraîchir les villes, prévenir les inondations, protéger la population et offrir aux habitants un cadre de vie plus résilient et apaisé au bord de l'eau.
Interdite depuis 100 ans dans Paris et 55 ans dans le Val-de-Marne, fantasmée par Jacques Chirac en 1988 mais longtemps jugée inimaginable, la baignade dans la Seine et la Marne est aujourd'hui réalité. Depuis le week-end dernier, les métropolitains peuvent ainsi aller piquer une tête à Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont (sur réservation), tandis que les 3 sites parisiens de Grenelle, Pont Marie et Bercy ont ouvert samedi 5 juillet, pour le plus grand plaisir de baigneurs échauffés par 4 jours de canicule. Un plaisir partagé par toute la faune fluviale, qui aura nécessité des travaux de dépollution titanesques pour assainir l'eau et garantir une expérience totalement sécurisée du point de vue sanitaire. Pour réussir cet exploit, il aura fallu agir simultanément sur de nombreux fronts. Réduire les rejets d'eaux usées lors des averses d'abord, mais aussi corriger des centaines de mauvais branchements, raccorder les bateaux et les ports au réseau d'assainissement, créer de nouveaux espaces verts... En tout, depuis 2016, plus de 1,1 milliard d'euros ont été investis, dont 5 millions d'euros par la Métropole du Grand Paris qui a co-financé l'ouverture des premiers sites. Car ce n'est que le début : la Métropole accompagne aujourd'hui plus d'une vingtaine de communes volontaires dans leur réflexion et leurs travaux d'aménagement afin de multiplier les spots de baignade en eau vive dans les années à venir...
Mais la réappropriation des cours d'eau passe aussi par l'aménagement et l'animation des berges, à travers l'organisation d'événements festifs tout au long de l'été. Le 13 juillet prochain, la Métropole invite ainsi les plus téméraires à sauter à l'eau dans une démarche de sensibilisation à la qualité de l'eau. Un « Big Jump » à l'échelle de la Métropole réitéré chaque année depuis 2019 grâce à un soutien global de 100 000 euros. Après le succès des animations « Votre été au bord de l'eau » organisés dans plus de 30 communes métropolitaines au cours de l'été 2024, la dynamique se renforce et se pérennise avec le lancement, en avril, du programme « Escales touristiques métropolitaines ». Ce dispositif permet d'accompagner les communes dans le développement d'aménagements, d'animations et de services favorisant le tourisme et les loisirs fluviaux. Des premières communes ont d'ores et déjà sollicité ce nouveau soutien pour la modernisation d'un port de plaisance à Neuilly-sur-Marne, l'installation d'une signalétique touristique à Rueil-Malmaison pour mettre en lumière les sites en bord de Seine où des chefs-d'œuvre de l'Impressionnisme ont été peints, ou encore la création d'une base nautique estivale sur le canal de l'Ourcq à Aulnay-sous-Bois. « L'eau est un bien commun. En la valorisant, nous améliorons la qualité de vie, renforçons la résilience urbaine et donnons à notre Métropole un visage plus apaisé, plus attractif et plus durable », conclut Patrick Ollier.
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