La transparence : un nouveau modèle pour l'immobilier

 |   |  796  mots
(Crédits : DR)
Un agent immobilier qui ne pense pas à sa commission : envisageable ? Oui. Ce type de changement radical est en train de bousculer un secteur aux méthodes souvent archaïques et opaques. Quand le digital redonne le pouvoir au client, il transforme les métiers. Le point sur un secteur en pleine mutation.

L'immobilier, l'un des secteurs les plus concurrentiels où les acheteurs et vendeurs sont des consommateurs informés, est fortement impacté par la transformation digitale. Elle révolutionne complètement les codes et les business-modèles des agences immobilières traditionnelles. Revenons d'abord sur ce qu'a apporté le numérique. Très tôt, dès 1996, les acteurs de l'immobilier ont compris l'utilité de publier des annonces sur leurs propres sites, comme sur des portails professionnels (Se loger, Leboncoin, Pro Immo, Explorimmo, Bien'ici, Belles Demeures...), donnant accès à une pluralité d'offres, devenues plus visibles par tous, bien au-delà d'un périmètre local. Ces sites d'agences traditionnelles se sont étoffés en développant de nombreux services : visite virtuelle, comparateurs de prix, recherche par cartographie... Depuis 2014, la dématérialisation des actes dans les processus de transactions et de gestion immobilière (mandats, fiches descriptives du bien, bons de visite, promesses ou compromis de vente) et la reconnaissance de la valeur probante de la signature électronique, ont permis également une source d'économies et de gains de productivité pour les agents immobiliers.

Redonner une image positive du métier

Comme on l'a vu dans d'autres secteurs réglementés (transports, hôtellerie), la technologie a permis de donner plus de liberté d'action et de choix aux consommateurs, créant ainsi des nouvelles opportunités d'innovation. Des nouveaux acteurs se font peu à peu une vraie place de challenger en grignotant des parts de marché. C'est le cas d' Hosman, un des leaders de ces néo-agences immobilières, spécialisé dans la vente immobilière, qui veulent redonner une image positive du métier en mettant l'intérêt du client au cœur de leur stratégie. Cofondée par Benjamin Bavuz, Paul-Henri Chopin et Stanislas de Dinechin en 2018, cette start-up révolutionne l'immobilier en ayant une approche et des services radicalement différents des groupes historiques. Leur constat ? « Un manque de transparence, des techniques archaïques, frais d'agence exorbitants... nuisent au métier d'agent immobilier. Les agences immobilières sont chères pour un service souvent mal perçu, la vente entre particuliers est complexe et peu efficace, nous proposons une nouvelle voie en inventant une manière de vendre simple, transparente et efficace. Le tout à un prix juste ».

Une enquête* réalisée à l'été 2018 par Meilleurs Agents avec OpinionWay auprès de particuliers vendeurs, conforte leur analyse. Ces derniers affirment avoir besoin de visibilité et d'information sur la méthode et les moyens mis en œuvre pour vendre leur bien et désirent plus de digital pour un meilleur accompagnement tout au long de la vente : rapport détaillé sur l'estimation du bien (84%), tableau de bord pour suivre le compte-rendu d'une visite (77%) et aussi l'assistance d'un expert : préparation du compromis de vente (76%).

La différence avec les agences immobilières classiques ne s'arrête pas au prix

Si les nouveaux acteurs affirment que la zone de chalandise des agences « n'est plus la rue, mais bien internet », avoir des agences physiques ne serait donc plus nécessaire. Pour autant ces néo agences immobilières ne font pas l'impasse sur la dimension humaine et une relation de confiance qui reste primordiale. Il ne s'agit donc pas d'une digitalisation du métier à 100%. Chez Hosman, le business-modèle repose sur trois principes fondamentaux : pas de commission, mais un tarif fixe de 4 500 euros payable uniquement quand la vente est effective, qu'elle que soit la taille du bien à vendre, une prise en charge à 100% de la vente du bien et une expérience humaine. Les fondateurs ne trouvaient pas de justification économique à la commission au pourcentage: « Vendre un appartement de 40m2 ou de 80m2 est le même travail, pourquoi gagner 2 fois plus dans un cas que dans l'autre ? ».

La différence avec les agences immobilières classiques ne s'arrête pas au prix. Ces néo agences immobilières développent en interne des outils innovants leur permettant d'apporter des estimations plus justes, et de travailler une base de clients acheteurs en recherche active. « Les propriétaires vendent en moyenne en 10 jours seulement. En 2 ans, notre nouveau business-modèle a séduit plus de 700 propriétaires » explique un des fondateurs d'Hosman, soit presque 2 ventes par jour, 20 000 d'économies réalisées en moyenne pour chaque vendeur et 12,6 millions d'économies cumulées réalisées au total. La start-up proposant uniquement des mandats simples, résiliables à tout moment, il est très simple de tester ce nouveau type de partenaire pour les particuliers voulant vendre un bien rapidement sur hosman.co.

*Enquête « Les chiffres clés sur les usages et attentes des vendeurs 2019 » MeilleursAgents avec OpinionWay, réalisée en été 2018 auprès de 2500 personnes ayant vendu un bien immobilier ou ayant l'intention de le faire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/11/2019 à 10:48 :
L'article pose notamment la question de la différence de travail entre un appartement de 30M² et un autre de 90 m², expliquant par là même qu'il n'y en a pas, que le travail est le même et que la différence d'honoraires ne serait pas justifiée... Affirmer cela revient à méconnaître les vrais critères de fixation d'un prix, et donc des honoraires, à savoir le coût lié au temps passé et aux pertes à éponger dans cette activité.
Le temps: Il est plus long de visiter un 4 pièces ou une maison qu'un studio. Il est plus long de saisir la publication internet
Les coûts : Si le bien(une maison par exemple) est à 20 kms et que vous devez faire 3 visites par jour pendant 2 mois cela coûte plus que d'aller visiter le studio d'à côté et cela prend plus de temps!
Si , de surcroît c'est votre concurrent qui vend cette maison que vous n'avez eu cesse de visiter, cela fera une perte sèche pour vous et vous obligera à répercuter celle-ci sur vos affaires en cours (notion d'équilibre du compte d'exploitation).
Et si vous mettez 6 mois à vendre cette maison avec un confrère, sur une base de 40000 € ttc, cela fera 20000 € ttc par agence, soit 16666 ht, soit 8333 € pour le négociateur, soit 6500 € net de cotisations sociales moins les frais (km voiture et essence, supposons 200€), soit 6300 €. Et vu que la vente s'est faite en 6 mois, cela revient à un revenu de 6300/6 = 1050 net par mois.
Donc pour gagner 2100 NET par mois, l'agent devra vendre 2 maisons sur cette même période de 6 mois avec des heures de travail le soir et le Samedi.... imaginez ce que cela donne sur des honoraires à 4500 €ttc;;; la misère garantie....
Je na parle même pas des ratios... il faut 3 bien en exclusivité pour en vendre 2 et 5 biens en mandats simples pour réussir 1 vente. Or pour signer les mandats qui ne se vendront pas par vous, il faut passer du temps de visite, de collecte des éléments utiles à la vente,...etc;;;; c'est pas avec 4500 € ttc que vous allez pouvoir financer tout cela...
En supposant par ailleurs qu'il s'agit de dossiers simples à traiter (je ne parle pas des ventes de successions, ...etc....)
Si les honoraires bas était la solution, il y a longtemps que cela se ferait... !!!!!!
a écrit le 23/11/2019 à 8:59 :
"Le point sur un secteur en pleine mutation"

Ok, pourquoi pas, mais on va attendre que les prix baissent franchement, exposant qu'en effet les méthodes changent, avant d'en tirer un bilan svp, merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :