« Nous sommes impatients de mettre notre exosquelette sur le marché »

 |   |  528  mots
(Crédits : DR)
Si la start-up Japet n’a pas remporté le prix l’année dernière, cette journée marque tout de même le début de leur grande aventure entrepreneuriale.

C'est son co-équipier, Antoine Noël, actuellement en voyage... au Groenland, qui avait présenté l'innovation de Japet à la troisième Journée des start-up innovantes du dispositif médical, l'an dernier. Un système robotique, sous la forme d'un exosquelette, baptisé Atlas, qui permet de ré-entraîner les muscles et d'étirer la colonne vertébrale, pour soulager les lombalgies.

Depuis, la start-up lancée en 2016 par deux anciens étudiants de Centrale Lille a fait du chemin. « Nous avons été présents à chaque Journée depuis trois ans, relate Damien Bratic, mais l'an dernier, toutes les planètes étaient alignées ». Japet n'a pas gagné le prix décerné par la Journée du Snitem, mais qu'importe. Le fait de présenter, devant un parterre de professionnels du dispositif médical fait d'experts, d'investisseurs et même de candidats au recrutement, a largement bénéficié à la petite structure. « Le Snitem est un beau lieu pour réseauter, déclare Damien Bratic. Non seulement nous avons eu des contacts avec des investisseurs, des chargés d'affaires et des experts réglementaires, mais nous avons aussi pu profiter d'une exposition médiatique, renforcée ensuite par la visite dans nos locaux de Lille d'une cohorte impressionnante de journalistes. De quoi appuyer notre levée de fonds », se félicite le jeune homme. Et Japet a eu un sacré prix de consolation : son innovation a été distinguée peu de temps après par la MIT Review comme l'une des 35 plus belles innovations européennes réalisées par des entrepreneurs de moins de 35 ans.

Depuis, la levée de fonds (de 2 millions d'euros) a été finalisée et les récompenses, de même que les subventions, affluent. De quoi renforcer les deux jeunes entrepreneurs dans leur ambition, celle de soulager un mal, la lombalgie, première cause d'arrêt de travail dans les pays occidentaux. Les premiers essais sur des patients, au CHRU de Lille, ont permis d'obtenir des retours positifs. « Nous sommes impatients de mettre notre exosquelette sur le marché », s'exclame Damien Bratic. Cela devrait être chose faite à la rentrée. D'abord auprès des hôpitaux et des centres de kinésithérapie, et ensuite, dans des secteurs à risque comme le bâtiment, la logistique et la production industrielles, puis directement chez les patients.

Et Japet n'a pas l'intention de s'arrêter là ! Les deux co-fondateurs, qui ont passé du temps aux Etats-Unis ainsi que dans un incubateur en Chine, visent d'abord l'Europe, et l'Allemagne en particulier, puis l'Amérique du nord. « Nous devrions obtenir le marquage CE médical cet été et nous visons, pour fin 2019, le même sésame, de la part de la Food and Drug Adminstration, aux Etats-Unis », détaille Damien Bratic. De quoi satisfaire pleinement les 15 membres et ingénieurs de l'équipe, conscients de leur apport sociétal avec ce dispositif médical inédit, et les encourager, comme le souhaite Damien Bratic, à affiner encore plus le produit. « Nous avons fait un premier parcours du combattant, et un deuxième commence avec la commercialisation ! » conclut le jeune homme, clairement prêt à relever tous les défis.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :