Sorégies, 100 ans d'engagement : du défi de l'électrification rurale à celui de la transition énergie-climat
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Contribuer à une massification de l'électrification des usages : telle est l'ambition du Groupe Sorégies, à l'échelle nationale comme des territoires. Pour l'heure, cependant, « l'électricité ne correspond qu'à 27 % de la consommation finale d'énergie en France, une hausse de 7 points seulement en 35 ans, souligne Frédéric Bouvier, Président du Directoire du groupe. Si nous voulons respecter les engagements pris au niveau de l'Europe en matière de neutralité carbone en 2050, il nous faut faire une nouvelle révolution, celle de l'électricité. »
Créée il y a 100 ans dans la Vienne pour électrifier les communes rurales - une première révolution - Sorégies investit donc désormais pour participer activement à la deuxième. D'autant que le groupe, premier opérateur territorial de la transition énergie-climat en France et quatrième énergéticien du pays en matière d'électricité, entend couvrir, « à horizon 2030, 100 % des besoins de ses clients, partout en France, en électricité verte », annonce Frédéric Bouvier. En 2024, ses 300 000 clients ont consommé 4,5 TWh d'électricité, représentant ainsi 1 % de la consommation nationale. Grâce aux 4 TWh d'énergies renouvelables agrégés en portefeuille, le groupe couvre ainsi 88 % de la consommation de ses clients. Pour atteindre ce chiffre, Sorégies s'appuie sur une mutualisation des productions, diversifiées, puisqu'elles comportent aussi bien de l'éolien et du photovoltaïque que de l'hydraulique. L'an dernier, son portefeuille d'actifs de production en propre, constitué de 60 % d'éolien, 30 % de photovoltaïque et 10 % d'hydraulique (via Hydrocop dont il est actionnaire à 24%), a généré 622 GWh . Le groupe continuera de se développer d'ici 2030 pour atteindre les 1 TWh. L'objectif de ce mix énergétique équilibré est de participer pleinement à l'électrification des activités économiques - de la production industrielle aux transports en passant par les logements.
Mais produire de l'électricité verte en masse, à mesure que l'électrification des activités s'accroît, n'est pas le seul enjeu de cette deuxième révolution. Encore faut-il rendre cette énergie flexible. La stratégie de Sorégies repose ainsi sur des outils de pilotage à distance, s'appuyant sur les dernières innovations en matière d'IA et qui permettent de gérer au mieux l'adéquation entre l'offre et la demande. En effet, les énergies renouvelables, quelle que soit leur source, sont intermittentes. Autant dire que la production peut se révéler difficile à 'lisser'. C'est pourtant ce qu'il convient de faire, afin de satisfaire la demande des consommateurs tout en préservant l'équilibre du réseau électrique. En ce sens, la présence de Sorégies sur l'ensemble de la chaîne de valeur de l'énergie sert la résilience de son modèle.
En outre, Sorégies participe au mécanisme d'ajustement européen, opéré en France par le Réseau de Transport d'Electricité (RTE). Il vise, en permanence, l'équilibre entre production et consommation. « La totalité de notre parc adhère au mécanisme, ce qui nous fait participer à l'augmentation ou la diminution de l'offre, en fonction de la demande, poursuit Frédéric Bouvier. Ce choix, original, nous permet en outre d'être rémunérés pour notre flexibilité. C'est là que réside la valeur. »
La valeur - et donc le prix. D'où l'idée, introduite depuis des années, d'un signal prix pour les consommateurs, sous la forme d'heures creuses. A cet égard, le groupe propose également, côté consommateur, des offres innovantes, comme celle à destination des propriétaires de véhicules électriques qui est commercialisée par le fournisseur alternatif Alterna énergie, filiale à 67% de Sorégies, qui opère partout en France pour les entreprises comme les particuliers. L'intégration des activités de fourniture et de production, marque de fabrique de Sorégies, est encore une fois à l'œuvre. En effet, la grille tarifaire reflète les heures de production maximale du photovoltaïque en été et de l'éolien en hiver. De plus en plus, les Français devront s'adapter à la nouvelle donne en déplaçant leur consommation d'énergie aux heures de production des énergies renouvelables pour ainsi bénéficier des meilleurs tarifs.
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Sorégies a également conçu une offre pour accompagner les foyers vers l'autoconsommation individuelle et la réduction de leur facture énergétique, grâce à l'installation de panneaux photovoltaïques et à la valorisation de leur propre production d'électricité. Pour gérer les intermittences de production photovoltaïque, le groupe a imaginé une solution de stockage unique sur le marché : le client peut mettre de côté jusqu'à 30 % de sa production et les réutiliser gratuitement lors de forts besoins de consommation ou lorsque les panneaux ne produisent pas. Pour cela, Sorégies s'appuie sur sa batterie de stockage de 2,5 MW basée à Senillé-Saint-Sauveur, dans la Vienne. « Il s'agit, avec le stockage d'électricité, de décaler de deux à quatre heures la production pour satisfaire la consommation journalière », explique le Président du Directoire de Sorégies.
Depuis Poitiers, Sorégies s'est progressivement transformé en un groupe d'entreprises locales d'énergies, unique en France, à la fois distributeur d'électricité et de gaz dans la Vienne, producteur d'énergies renouvelables partout en France, fournisseur d'énergie ainsi que de services et de solutions logicielles pour les acteurs de l'énergie. Détenu à 84% par le Syndicat Énergies Vienne, qui rassemble, accompagne et finance les projets des collectivités du département dans le domaine de l'énergie, c'est un acteur territorial intégré, qui a enclenché un véritable cercle vertueux au profit des populations. Les bénéfices de cette société d'économie mixte locale sont en effet réinvestis localement pour financer, entre autres, les travaux de rénovation énergétique des bâtiments publics des collectivités ou l'installation d'un réseau public de bornes de recharge de véhicules électriques. Autrement dit, une action en circuit court mise au service de l'intérêt général.
Sa feuille de route est désormais tracée. Entre 2026 et 2030, le groupe compte investir massivement, aussi bien dans ses moyens de production que ses outils de pilotage et de flexibilité. Il a récemment acquis, par exemple, son plus grand parc éolien dans l'Indre, dont les huit éoliennes produiront 78 GWh par an.
Sorégies en a les moyens. « L'entreprise est rentable, et au cours des cinq dernières années, nous avons renforcé nos fonds propres. En outre, nous avons déjà prouvé que nous pouvons lever de la dette », détaille Frédéric Bouvier. De fait, Sorégies a reçu, en 2023 et jusqu'en 2027, le soutien de la Banque Européenne d'Investissement (BEI) sous la forme d'un financement de 250 millions d'euros afin d'accélérer dans la transition énergétique. Plusieurs banques et collectivités territoriales ont suivi.
« Notre responsabilité en tant que fournisseur est de rendre le système simple et accessible pour les consommateurs. Grâce à cette agilité, nos clients participent à la révolution électrique et à l'élimination progressive des énergies fossiles », résume le dirigeant. Il a, au-delà des enjeux climatiques, des arguments à faire valoir. En premier lieu, l'amélioration du pouvoir d'achat des consommateurs, qui paieront moins cher cette électricité verte et locale. Ensuite, la compétitivité des entreprises, qui profiteront elles aussi de meilleurs tarifs. Et bien sûr, le développement économique des territoires, sous forme d'investissements et de créations d'emplois. En somme, sensibilisés ou non aux défis environnementaux, les consommateurs individuels, les industriels et les élus locaux y trouvent leur compte - tout en contribuant, à leur échelle, à la transition énergie-climat.
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