Vers une démystification du MaaS : Un plan en 3 étapes pour un déploiement en ville
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Les villes doivent tout d'abord déterminer la norme de données que les opérateurs utiliseront. Un article récemment publié par David Zipper explique l'origine et les avantages de la nouvelle norme ouverte, Mobility Data Specification (MDS), née à Los Angeles pour faire face à l'augmentation de scooters. Les véhicules partagés étant tous connectés, les villes peuvent gérer les solutions de transport à partir des données émises par ces flottes versus les capteurs de flux de trafic traditionnels.
Ensuite, les villes doivent décider de disposer de leur propre plateforme de MaaS ou de confier le sujet à des opérateurs privés. Le marché du transport multimodal compte des centaines d'entreprises. L'offre actuelle de MaaS comprend :
L'offre pléthorique de solutions de MaaS est déroutante pour les villes. Le MaaS présente pourtant une opportunité sérieuse pour celles-ci de réduire le trafic, la pollution et la congestion.
L'opérateur de transport public berlinois BVG a ainsi chargé Trafi de lui créer une application de MaaS, Jelbi, qui propose six modes de mobilité, du train aux scooters. « En rassemblant toutes les pièces du puzzle de la mobilité, nous pouvons offrir à nos utilisateurs une alternative intéressante à l'utilisation de la voiture privée », déclare Jakob Michael Heider, Directeur de Jelbi chez BVG. Parallèlement, BVG travaille avec Mobimeo à la création d'une fonction de navigation 'live' appelée «compagnon» dans l'actuelle application FahrInfo de BVG. L'exécution simultanée de plusieurs stratégies semble être un moyen judicieux pour garder les nombreux utilisateurs sur l'application BVG existante, tout en leur proposant une nouvelle alternative de sorte qu'ils puissent A / B tester les deux.
Les villes doivent cependant comprendre les modèles économiques des solutions MaaS des acteurs privés. Si le propriétaire de l'application perçoit un commissionnement sur chacun des trajets, il est évident qu'il n'aura aucun intérêt à favoriser la marche à pied. Les villes européennes dotées de transports publics privilégient de plus en plus, un mix transports en commun, mobilité active et véhicules partagés, dans l'ordre d'énumération, et leur implication dans une plateforme peut garantir qu'elles obtiennent gain de cause. Ingo Wortmann, Président du Directoire de Munich Transport (MVG) explique ainsi : « En tant qu'opérateur de transport public, le partage fait partie de notre ADN. L'objectif du MVG est de couvrir également le premier et le dernier km en coopérant avec de nouveaux partenaires sur de nouvelles offres. Nos clients veulent atteindre leur destination depuis et vers leur porte d'entrée, et non pas seulement d'un arrêt à un autre ».
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Enfin les villes devront délivrer des licences d'exploitation aux opérateurs privés retenus et établir une base de collaboration. Un tableau de bord centralisé alimenté avec les données de chacun devrait permettre aux villes d'ajuster l'offre de services pour répondre à la demande et éviter que des scooters ou vélos flottants ne viennent encombrer les rues. Avec le temps, ces données deviendront extrêmement précieuses pour envisager les modifications d'infrastructures et l'accueil de nouvelles solutions de mobilité.
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