Les IA génératives commencent à bousculer les pratiques des designers. Pour envisager le futur avec ces outils d’intelligence artificielle, l’école de design de Nantes, qui forme 2.570 étudiants à travers le monde, fait évoluer son modèle pédagogique.Sous contrat avec l'État depuis 2022, l'école de design de Nantes (Loire-Atlantique) a décidé de « faire évoluer l'ensemble de ses programmes pédagogiques aux réalités du moment. Cette évolution concerne en particulier le diplôme de design Bac+5 », dixit Stéphane Gouret, le directeur général adjoint. Un travail a donc été enclenché voilà trois ans pour réécrire 40.000 heures de cours. Entrée en application dès cette rentrée de septembre, cette refonte va se déployer jusqu'en 2029.
La création d'images fixes ou animées
« À l'aune de l'émergence des intelligences artificielles génératives », poursuit Stéphane Gouret, cette école nantaise s'est notamment concentrée sur la dimension technologique. Même si le sujet ne semble pas nouveau au sein de l'établissement.
« Le responsable de l'atelier numérique s'est intéressé aux premières intelligences artificielles génératives il y a quatre à cinq ans. Depuis, ce sujet est devenu un véritable enjeu de société. Les premiers cours sur cette thématique ont été intégrés en 2023, et aujourd'hui, l'intérêt pour ces outils s'intensifie. Notre responsabilité est de former les étudiants à un usage éclairé de ces technologies, tant pour la production de contenus textuels que pour la création d'images fixes ou animées », déclare Stéphane Gouret.
D'après Stéphane Gouret, l'IA ne va pas changer le métier. « Aujourd'hui, c'est un formidable levier pour accéder à de l'information. Dans la profession, l'IA est utilisée pour réaliser une veille sur les nouvelles tendances ou encore accélérer la phase d'analyse et de compréhension de la demande. Mais elle ne remplace absolument pas la créativité », tient-il à souligner.
Plus d'enthousiasme que d'inquiétude ?