Michel Combes, l’ex-DG d’Altice, est parti avec 6 millions d’euros

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Michel Combes a rejoint début janvier l'opérateur américain Sprint en tant que directeur financier et président, ce qui traditionnellement aux États-Unis correspond à être numéro 2 de l'entreprise et place le titulaire du titre en bonne place pour succéder au Pdg.
Michel Combes a rejoint début janvier l'opérateur américain Sprint en tant que directeur financier et président, ce qui traditionnellement aux États-Unis correspond à être "numéro 2" de l'entreprise et place le titulaire du titre en bonne place pour succéder au Pdg. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
L'ancien directeur général du groupe de télécoms et médias Altice, Michel Combes, a quitté le groupe avec une prime de six millions d'euros qui est venue s'ajouter à sa rémunération de dirigeant du groupe, selon le rapport annuel du groupe, publié mercredi 4 avril.

Il n'est pas parti les mains vides. L'ancien directeur général du groupe de télécoms et médias Altice, Michel Combes, a quitté le groupe avec une prime de six millions d'euros qui est venue s'ajouter à sa rémunération de dirigeant du groupe, selon le rapport annuel du groupe, publié mercredi 4 avril. Le dirigeant avait démissionné le 9 novembre après plusieurs séances de dégringolade boursière,  à la suite de résultats trimestriels décevants. L'action avait perdu plus d'un tiers de sa valeur en une semaine.

Cette prime vient s'ajouter à un montant de 6,64 millions d'euros, correspondant à son salaire avec primes, pour 3,42 millions d'euros et une rémunération en actions d'un montant équivalent à 3,22 millions d'euros. Le groupe a été depuis repris en main par Patrick Drahi, son fondateur, et organisé la séparation de ses activités américaines et européennes en deux entreprises : Altice USA et Altice Europe.

Un habitué des primes de départs

Michel Combes a rejoint début janvier l'opérateur américain Sprint en tant que directeur financier et président, ce qui traditionnellement aux États-Unis correspond à être "numéro 2" de l'entreprise et place le titulaire du titre en bonne place pour succéder au Pdg.

Il avait déjà créé une polémique lorsque le conseil d'administration d'Alcatel-Lucent avait voté une prime de départ de près de 14 millions d'euros lors de sa démission après la vente de l'équipementier télécoms franco-américain à son concurrent Nokia en 2015, un montant réduit à 7,9 millions d'euros après intervention du gouvernement d'alors.

(avec AFP)

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a écrit le 08/04/2018 à 12:29 :
Si des groupes en sont arrivés au stade d'une quasi faillite, on pourrait aussi se demander si les dirigeants précédents ont été compétents et s'ils méritaient leurs salaires ?

Un exemple à suivre ?
les "employés de base" et les quelques milliers de victimes des restructurations devraient prendre exemple, c'est probablement grâce aux capacités d'adaptation et à la mobilité que l'on peut négocier de tels montants.
a écrit le 07/04/2018 à 19:42 :
Tout le monde n'est pas perdant dans la mondialisation ...
a écrit le 07/04/2018 à 9:18 :
Des primes de départ scandaleuses, après des échecs flagrants ! Il ne reste plus qu'à souhaiter qu'il ne revienne jamais à la tête d'une entreprise française.
Réponse de le 08/04/2018 à 8:52 :
.... il sera peut-etre battu par Pépy car au niveau echecs c'est une pointure !
a écrit le 06/04/2018 à 19:19 :
Ne pas obliger que Bercy touche la moitié de sa prime.
a écrit le 06/04/2018 à 17:39 :
Ne nous égarons pas: nos impôts n'ont pas servi à rémunérer ce monsieur, dont le contrat de travail n'a même pas été respecté suite à l'intervention inadmissible de gouvernants dont nous ferions bien de vérifier s'ils ont balayé devant leur porte. nombre d'élus, et pas les moindres, ne devraient pas avoir le droit de se présenter ni même bénéficier des avantages que notre caricature de démocratie accorde trop généreusement; sur ce point, le Général de Gaulle reste LA référence.
a écrit le 06/04/2018 à 15:24 :
Un démissionnaire professionel ce gugus, et ça paye! Je ne pense pas qu'il s'arrêtera là....
a écrit le 06/04/2018 à 14:12 :
C'est tout de même l'illustration éclatante du paradoxe Altice. Des managers arrogants qui se distribuent de millions, voire des milliards, quand dans le même temps ils mégotent sur les stylos et les tournevis, pinaillent sur les moyens à allouer au service client etc ...
Le résultat se voit sur la qualité du service et par voie de conséquence sur le cours de bourse.
a écrit le 06/04/2018 à 13:41 :
X-Télécoms, c'est encore mieux que l'école du KGB ou la F:.M:.
a écrit le 06/04/2018 à 11:21 :
6 millions en 2017 après 7,9 millions en 2015. Combien de temps restera t-il chez Sprint et quel sera le montant de sa prime lors de son départ. C'est choquant
Réponse de le 24/04/2018 à 15:15 :
Logiquement si on croit son parcours en 2019/2020 il quittera son poste avec 10.3 millions de dollars (+31%)
a écrit le 06/04/2018 à 8:06 :
Pris aux clients SFR spoliés par des modifications unilatérales de contrats
a écrit le 05/04/2018 à 23:22 :
Il a presque l'air malheureux sur la photo, pourtant pour 6 millions d'euros, je veux bien être "poussé vers la sortie" et même en prime je suis prêt à danser sur une table habillé en bonne sœur en chantant des chansons paillardes et que la vidéo soit retransmise en prime time au JT. Et malgré ça, je n'aurais toujours pas l'air malheureux sur la photo vous pouvez me croire.
Ces gens là vivent dans un monde parallèle.
a écrit le 05/04/2018 à 23:04 :
Pour s'être planté, pas mal, nouveau record de médiocrité à battre.
a écrit le 05/04/2018 à 21:54 :
Voleur délinquant qui construit sa fortune sur les plans sociaux partout oú il passe
a écrit le 05/04/2018 à 19:22 :
Sur ce genre de prime , il y a combien de % qui est reversé au Trésor Public ?
a écrit le 05/04/2018 à 19:11 :
Il ne les a pas volé, d'une part faut se le coltiner comme patron Drahi hein, c'est pas du luxe et ensuite il en a quand même prit plein la figure alors que simple fusible.

Faut arrêter avec les rénumérations des patrons hein, ils servent de couverture aux actionnaires milliardaires qui gagnent 100 fois plus eux, c'est dans leur contrat point.

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