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Le rythme de la croissance ralentit aux Etats-Unis. Telle est la conclusion, sans réelle surprise, du traditionnel Livre beige de la Réserve fédérale américaine, publié ce mercredi soir. "La croissance de l'activité économique s'est poursuivie de la mi-juillet à la fin du mois d'août, mais il y a une profusion de signes d'un ralentissement par rapport aux périodes précédentes", peut-on lire.
Dans ce rapport de conjoncture qui servira de base de travail à la prochaine réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC), la Fed indique par ailleurs que le secteur manufacturier a continué de progresser cet été mais "le rythme de sa croissance a ralenti". Les dépenses des ménages ont augmenté, poursuit-elle, mais la prudence incite les consommateurs à se contenter des achats indispensables.
Ces dernières semaines, une succession de mauvais indicateurs économiques ont reflété la faiblesse de l'activité outre-Atlantique. La croissance a nettement ralenti au deuxième trimestre (tombant à 1,6% en rythme annuel après 3,7% au premier trimestre), la consommation des ménages ne semble pas en mesure de prendre le relais des mesures de soutien de l'Etat, dont les effets vont bientôt prendre fin, et le marché immobilier touche des plus bas niveaux historiques, après avoir été soutenu à bout de bras par le crédit d'impôt accordé aux primo-accédants.
"D'une manière générale, les données économiques publiées laissent penser que la reprise de l'activité et de l'emploi a ralenti au cours des derniers mois" jusqu'à tomber "à un rythme un peu plus lent que ne le prévoyaient la plupart des dirigeants de la Réserve fédérale", avait reconnu fin août Ben Bernanke. Pourtant, le président de la Fed reste confiant pour l'économie américaine. "Je prévois que l'économie continuera de croître au deuxième semestre, quoique à un rythme relativement lent", avait-il expliqué. "Les conditions préalables à une amélioration de la croissance en 2011 semblent être toujours là".
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Prosecobourse a écrit le 09/09/2010 à 05:53 :
Avec un tel diagnostic le Congrès serait mal venu à refuser le second plan de relance du Président Obama (rénovation des infrastructures ferroviaires, doublement du crédit recherche, amortissement immédiat de tout nouvel investissement en équipement industriel). Pourtant la partie n'est pas gagnée contre le Sénat. Ce qui se joue aux Etats Unis est une réédition d la querelle entre les anciens et les modernes. Le premier plan de relance de février 2009 n?a pas eu l?effet escompté parce que le « projet de loi sur l?énergie, la sécurité et le climat » a été bloqué par le Sénat. Ce projet, voté par la Chambre des Représentants en juin 2009, a pour but de réduire la dépendance des USA au pétrole étranger et de favoriser le développement des énergies propres et renouvelables par des incitations fiscales spécifiques. C?est le c?ur du programme économique d?Obama et de ses conseillers car la reconversion énergétique des USA est susceptible de créer des millions d?emplois domestiques. C?est aussi le c?ur de son programme politique. Car la dépendance au pétrole étranger a déterminé une grande partie de la politique étrangère des USA. Le retrait des troupes d?Irak est significatif de la volonté du Président de poursuivre son objectif. C?est peut-être un avertissement au lobby pétrolier avec les moyens dont dispose la présidence contre lui. Et c?est une révolution qui constitue un virage à 180 degrés par rapport à la politique malfaisante du tandem Chenney/Bush. Les intérêts du lobby pétrolier sont en jeu. Et ceux du complexe militaro-industriel aussi. Pour contourner le véto du Sénat où les intérêts des pétroliers sont bien représentés, l?équipe Obama a imaginé cet amortissement immédiat massif à 100% des équipements industriels. C?est une disposition de portée générale limitée dans le temps (31/12/2011). Mais en fait elle est surtout destinée à faire décoller les investissements dans les nouveaux dispositifs permettant la production d?une énergie propre. Car ces équipements sont onéreux du fait de ventes encore insuffisantes qui ne permettent pas de réaliser des économies d?échelle et d?en abaisser le coût. C?est le coup de pouce indispensable à l?industrie des piles à combustible notamment, où les Etats-Unis pourraient être le leader mondial. Les investissements les plus importants devraient être réalisés par les « utilities » qui auront le souci et l?obligation de réduire leur empreinte carbone et qui disposent de gros cash flow. Avec son second programme de relance le Président Obama ne fait que mette en ?uvre ce qu?il a dit dans son discours sur la fin de la guerre en Irak : il est plus que temps de redresser l'économie américaine, de fournir du travail et des perspectives à la classe moyenne, de promouvoir l'innovation et les entreprises qui la mettent en ?uvre et enfin de réduire la dépendance des Etats-Unis au pétrole étranger. Plusieurs présidents ou candidats à la présidence des Etats-Unis ont été assassinés pour moins que çà. www.prosecobourse.com
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Avec un tel diagnostic le Congrès serait mal venu à refuser le second plan de relance du Président Obama (rénovation des infrastructures ferroviaires, doublement du crédit recherche, amortissement immédiat de tout nouvel investissement en...
par Prosecobourse le 09/09/2010 à 05:53
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