En visite à Toulouse, le président du Sénat Jean-Pierre Bel vante l'insertion professionnelle par la boxe
Objectif News
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Dans les commerces voisins, personne ne semblait être au courant de l'événement. Et pourtant, hier, en fin d'après-midi, le troisième personnage de l'État arpentait les allées de la galerie marchande de l'hypermarché Casino de Basso Cambo. Jean-Pierre Bel, président du Sénat, répondait à l'invitation de Christophe Tiozzo, qui fêtait le quatrième anniversaire de son académie de boxe. C'est sous l'œil étonné et quelque peu impressionné des jeunes boxeurs du Mirail que Jean-Pierre Bel a fait son entrée, aux côtés de Pierre Cohen, maire de Toulouse.
L'occasion pour le président du Sénat, qui a grandi à Empalot, d'évoquer quelques souvenirs d'enfance. "Je viens d'ici, juste en face, sourit-il. Et quand on est un enfant d'une cité et que l'on y revient quelques années plus tard dans un rôle un peu différent, c'est beaucoup d'émotion. D'autant que nous sommes dans un lieu qui porte une symbolique. Il y a ici des jeunes qui se demandent comment ils vont pouvoir s'épanouir. C'est tellement important pour eux d'avoir un endroit comme celui-ci, un point de repère identifié."
Boxe et insertion professionnelle
Un point de repère qui est devenu au fil des années un véritable outil d'insertion professionnelle. "Nous sommes fiers du chemin parcouru, confie Christophe Tiozzo. Nous sommes devenus l'un des plus grands clubs de France en nombre d'adhérents. Et dans ce lieu de vie, où chacun peut trouver l'activité qui lui convient, l'insertion sociale et professionnelle est aussi un enjeu". Le réseau de l'Académie Christophe Tiozzo, qui compte aujourd'hui dix-huit clubs en France, souhaite en effet favoriser la création de passerelles entre le monde du sport et celui de l'entreprise. Ainsi, à Toulouse, 62 jeunes boxeurs ont déjà bénéficié d'un parcours d'insertion.
Un père boxeur surnommé "Kid Bel"
C'est le cas d'Hanni Bouzaid, jeune habitant du Mirail de 34 ans. "J'étais au chômage depuis un an et je ne trouvais pas d'emploi, explique-t-il. Pour moi, la boxe, c'était un peu une façon de me défouler. Et un jour, j'ai entendu parler du pôle d'insertion du club. À l'occasion d'une réunion d'information, j'ai découvert les métiers d'ERDF. Ça m'a intéressé. J'ai été recruté comme technicien monteur réseau, et après mes deux ans d'apprentissage et l'obtention de mon CAP électrotechnique, j'ai signé un CDI. Je travaille désormais à Toulouse comme conseiller client." Un parcours gagnant salué par Jean-Pierre Bel, qui vante "une réussite merveilleuse".
En regardant les jeunes boxeurs s'entraîner sur le ring, le président du Sénat n'a pas pu s'empêcher de penser à son propre père. "Il était boxeur, sourit-il. Et comme tous les boxeurs de l'époque, il avait un surnom. On l'appelait Kid Bel".
La visite toulousaine de Jean-Pierre Bel s'est conclue avec un dîner organisé par le club de décideurs Capitolium, en présence notamment de Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, et du footballeur Fabien Barthez.
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Alexandre Léoty
© photo AL
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