À la veille d'une réunion, peut-être décisive, concernant l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres, l'entrevue entre Carole Delga et des scientifiques opposés au projet n'a rien donné. Le ministère des Transports souhaite désormais faire un état des lieux après un débat d'opinion par médias interposés et à coup de chiffres toujours plus importants que les autres. Les détails.La rencontre n'a rien donné. Comme révélé par La Tribune mercredi 11 octobre, Carole Delga a rencontré ce même jour, à sa demande, des scientifiques opposés au projet d'autoroute A69 pour tenter de désamorcer cet épineux débat non sans conséquence dans son entourage politique.
Présent autour de la table, Christophe Cassou a fait un bilan de sa rencontre avec la présidente socialiste de la Région Occitanie, sur le réseau social X (ex Twitter). « Au terme de cet entretien, les membres du collectif ne peuvent que constater l'échec des discussions. Ils regrettent que les risques sociaux et environnementaux (...) soient minorés ou non pris en compte », écrit notamment le membre du GIEC sur sa publication.
Ce à quoi a rapidement réagi Carole Delga, au travers d'un communiqué. « Le bassin de Castres-Mazamet, du fait de son enclavement faute de liaison 2X2 voies, reste fortement pénalisé et en déclin. Les indicateurs démographiques, sociaux et économiques le démontrent. Existe-t-il d'autres alternatives pour répondre aux besoins de mobilité des 143 000 habitants du sud du Tarn ? La réponse est NON. Elles ont été étudiées (...) C'est pourquoi l'A69 est nécessaire », a insisté l'élue régionale.
Deux réunions en une après-midi
Mercredi soir, sa présence à la réunion de vendredi 13 octobre, exigée par le ministère des Transports pour « faire un point sur la situation », n'était pas encore tranchée. Cette réunion, sous l'égide des préfets du Tarn et de l'Occitanie qui doit réunir élus locaux et associations, doit se dérouler à la sous-préfecture de Castres (Tarn). Certaines associations hésitent à participer à cette réunion prévue dans l'après-midi.