Trois grands projets autoroutiers français relancés

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Le gouvernement a annoncé le déblocage de trois projets autoroutiers, décision saluée par le secteur du BTP mais qui a soulevé l'inquiétude des écologistes. L'accélération de la mise en place de deux programmes de ligne ferroviaire à grande vitesse est également d'actualité.

Le gouvernement a annoncé ce vendredi 5 décembre le déblocage de trois projets autoroutiers qui, selon l'entourage du Premier ministre François Fillon, étaient bloqués depuis le Grenelle de l'environnement.

Ces projets s'inscrivent dans la suite de l'annonce par Nicolas Sarkozy, le 4 décembre, d'un plan de relance de l'économie qui fait la part belle aux investissements dans les infrastructures.

Les trois chantiers concernés sont l'A63 entre Salles et Saint-Geours-de-Maremne (Landes), pour relier Bordeaux à la frontière espagnole, l'A150 entre Ecalles-Alix et Barantin (Rouen-Le Havre), et l'A355 (contournement ouest de Strasbourg). Ils représentent un peu plus de 800 millions d'euros de travaux, a annoncé François Fillion.

Les professionnels du BTP se sont réjouit de cette nouvelle, tel Vinci, pour qui "cette décision va dans le bon sens". En revanche les écologistes ont exprimé leur étonnement : "ce qui nous paraît inquiétant, c'est qu'au moment où il y a une décision stratégique de relancer l'économie, on donne la priorité à des modes de transports qui sont parmi les plus polluants", alors que la France s'est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré Michel Dubromel, de France nature environnement (FNE). De fait, le président de la république Nicolas Sarkozy avait souligné lors de la restitution des conclusions du Grenelle en octobre 2007 que la priorité ne serait plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transport.

François Fillon a également annoncé ce vendredi que les travaux préparatoires au lancement de la LGV (ligne grande vitesse) entre la Bretagne et les Pays de la Loire seraient accélérés, de même que ceux la la LGV entre Strasbourg et Paris.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
livjacques a bien raison .J'irai même plus loin La crise est une occasion à jamais pour reconvertir nos transports routiers vers le fer .Passager mais aussi frêt avec le ferryroutage
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je pense qu'il serait préférable de dépenser cette argent pour des lignes TGV pour la plus simple raison est que ce moyen de transport réduit le dificite commercial de notre pays par rapport aux pays fournisseur de petrole
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
De toute façon la pollution traverse les nationales et les agglomérations. Alors pourquoi pas éviter les villages par des sites autoroutiers où personne ne vit ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La crise financière fait oublier un temps la crise des matières premières ; les deux pouvant se cumuler bientot. C'est l'occasion de lancer des investissements productifs. Les autoroutes celà donne un contre signal.
Il est au contraire possible de lancer très vite une ou deux tranches nucléaires car les sites existent déjà . Sans exproprier ; sans gacher le paysage.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et si on taxait les villes qui ont plus d'emplois que d'habitants pour développer l'emploi dans celles qui ont plus d'habitants que d'emplois, on économiserait le coût des transports, la consommation de ressources utiles, la production de CO2, etc...Chiche!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Très bien. Reste au moins Paris-Barcelone en 4 heures et une vraie réforme du fret ferroviaire.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
toulouse / Paris +de 5heures en train ... continuons a developper la voiture ! Quel developpement durable !!!
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