Les soldes d'été n'emballent pas les consommateurs

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Malgré des promotions plus importantes qu'en 2008, les quinze premiers jours des soldes d'été ont vu les ventes de prêt-à-porter reculer de 3 à 5%. En cause, la crise économique, mais peut-être également la création de deux semaines supplémentaires de soldes autorisées, qui atténueraient "l'effet soldes".

Lors des deux premières semaines de soldes d'été, qui ont commencé le 25 juin, les ventes d'articles d'habillement ont reculé entre 3 et 5% par rapport à la même période de 2008, selon des chiffres provisoires communiqués ce jeudi par l'Institut français de la mode (IFM). Les soldes d'été prendront fin le 28 juillet.

Malgré des promotions plus importantes qu'en 2008, la fréquentation est moins forte et le panier moyen d'achat inférieur par rapport aux deux premières semaines des soldes d'été de 2008, selon l'IFM.

Les supermarchés et les hypermarchés ont même enregistré une baisse des ventes de près de 10%. Les chaînes spécialisées et les magasins indépendants ont affiché des résultats oscillant entre une stabilité et des baisses pouvant atteindre 3%. Seuls les grands magasins ont résisté, avec des ventes en moyenne stables ou en hausse de 3%.

La Fédération des enseignes de l'habillement (FEH) a de son côté annoncé ce jeudi que les ventes sur les trois premières semaines des soldes étaient en recul de 2% par rapport à 2008.

Trop de soldes tuent-elles les soldes ?

Pour la FEH, cette diminution pourrait être liée à la création des soldes "flottants". Depuis le début de l'année, les commerçants ont en effet le droit de choisir deux semaines supplémentaires de soldes, appelées soldes "flottants", en plus des deux périodes fixes de cinq semaines. Par ailleurs, les commerçants sont désormais autorisés à annoncer des réductions de prix pour déstockage toute l'année.

Ces mauvais chiffres "semblent confirmer une certaine atténuation de l'effet soldes ", analyse ainsi l'IFM.

Plus globalement, le secteur de l'habillement pâtit de la crise. Sur les cinq premiers mois de l'année, les magasins indépendants ont enregistré une baisse des ventes de 8,3%, les chaînes de 2,9% et les grands magasins de 2,7%, selon l'IFM. En mai, les ventes ont chuté de 12% par rapport à mai 2008.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ne cherchez plus docteur, c'est les sous ! Baisse des salaires, arrêt des embauches, licenciements, hausses des charges diverses, hausse de l'électricité... Comment les Francais devraient-ils pouvoir consommer ? En empruntant massivement tous les jours comme le gouvernement ? Le problème est que contrairement à l'Etat qui peut s'endetter indéfiniment semble-t-il, les ménages ont un banquier qui les restreint très vite. Quant à l'Etat, que l'on ne s'y trompe pas, bientôt les créanciers viendront frapper à sa porte pour le frapper à son tour. Ce n'est qu'une question de temps et le successeur de Nicolas Sarkozy va devoir répondre des erreurs de trésorerie de son illustre "prédécessendetteur".
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
la réalité de l'économie s'impose toujours, les pauvres parlementaires qui ont voté la Loi du travail le Dimanche passent pour de parfaits ignorants a moins que seule leur arrogance ne les aient motivés ... l'UMP peut se passer de ces ignorants et devra les remplacer aux prochaines élections, DONC LES EXCLURE, sinon l'UMP perdra ses électeurs ... CQFD
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Etonnant? Pouvoir d'achat en berne, crise économique, chômage, précarité....ya que ceux qui résistent à cette crise qui peuvent faire les soldes et ils ne sont plus très nombreux
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La qualité des produits augmente tous les jours, la valeur produit est aussi de mieux en mieux définie et les perspectives de la masse des consommateurs francais sont brillantes, argent, loisirs, sérénité au rendez-vous. Mais que peut-il bien se passer que se passer?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quand à moins 50%, on ne brade que les trucs moyens ou moches, et qu'ils restent encore chers pour ce qu'ils sont, c'est que les commerçants se fichent un peu de vous, non ?

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