Transport routier : un médiateur pour éviter la grève

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Le secrétaire d'Etat aux Transports va nommer un médiateur pour tenter d'éviter la grève des routiers.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, s'est déclaré ce lundi optimiste sur les chances d'éviter une grève dans les transports routiers en France en fin d'année.

A l'issu de l'entretien avec des représentants des syndicats du secteur, il a déclaré "avoir proposé les méthodes de travail suivantes : mise en place d'un médiateur qui va rencontrer immédiatement l'intersyndicale, qui ensuite va rencontrer l'ensemble des organisations professionnelles".  Mercredi matin, au ministère des Transports, "à partir de 08h30, avant le Conseil des ministres, je recevrai l'ensemble des organisations syndicales et professionnelles qui se mettront à ce moment-là autour d'une table à partir des premières conclusions du médiateur (trois membres d'un cabinet spécialisé)". Le secrétaire d'Etat aux Transports a précisé que les négociations se poursuivront jusqu'à ce qu'un accord aboutisse.

Dominique Bussereau a également proposé un calendrier de négocations à partir de janvier.

Cinq syndicats de salariés du transport routier ont appelé à une grève illimitée à partir du 13 décembre au soir pour exiger une revalorisation des salaires et de leur profession. Dominique Bussereau a dit son intention de "tout" faire pour éviter un conflit "car les Français n'ont pas besoin, en cette période de Noël, de rajouter de la crise à la crise". "Si on touchait à la consommation des ménages en cette fin d'année, ce ne serait pas rendre un grand service à la reprise", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat a estimé que les revendications pouvaient être traitées "en plusieurs phases", en commençant par les plus bas salaires. "Je pense qu'on pourra se mettre d'accord, ça mettra peut-être un peu de temps, il y aura peut-être quelques nuits longues de négociations cette semaine mais on doit arriver à un accord", a-t-il assuré.

La France pourrait connaitre son cinquième conflit d'envergure dans les transports routiers, depuis 1984. En 1984 et en 1992, les conflits avaient servi à protester contre une grève des douaniers et à s'opposer à l'instauration en France d'un permis à points. Les deux suivants étaient plus directement liés aux conditions de travail et de vie des salariés. En novembre 2002, la grève des routiers avait pour but de réduire le temps de travail.

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Commentaires
a écrit le 07/12/2009 à 22:52 :
Le secrétaire d'Etat aux Transports est habile de proposer un calendrier de négociation après les fêtes. Si cette proposition est acceptée, elle privera en finesse les salariés de l'avantage d'une grève au moment du principal pic d'activité de la grande distribution. Même si une grève dure était quand même lancée après l'échec de cette négociation, les plus gros chiffres d'affaires de l'année auront été réalisés, et les résultats 2009 préservés seront préservés, ce qui est meilleur pour la bourse. Enfin, il faut noter que les produits saisonniers doivent être écoulés avant les fêtes si on veut éviter de lourdes pertes. Pour autant, rien ne permet de penser que les syndicats seront assez naïfs pour accepter, sans concessions majeures immédiates, de perdre l'avantage stratégique de la date du mouvement. En attendant, le piège est tendu.

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