Questionnaire France Télécom : 25% des salariés se disent "en situation de risque"

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Le rapport sur le stress au travail auquel ont répondu 78% des salariés de l'opérateur montre qu'un quart des salariés (25,4%) sont dans "une situation de risque", et connaît au moins un des trois facteurs de risques.

Le cabinet d'expertise Technologia vient de présenter ce lundi à la direction et aux syndicats de France Télécom les résultats du questionnaire remis aux salariés le 19 octobre dernier après la série de suicides qui a touché le groupe. 80.000 salariés (78% de l'effectif total) ont répondu aux 167 questions sur le stress et les conditions de travail dans leur entreprise. Le bilan est accablant.

Le rapport souligne notamment qu'un quart des salariés (25,4%) sont dans "une situation de risque", et connaît au moins un des trois facteurs de risques identifiés par Technologia. Les "conditions de travail difficiles" d'une part, notamment  "dans les métiers de la vente et les interventions chez les clients", et lié à "la combinaison de services et produits de plus en plus complexes et de moyens inadaptés" note le cabinet. Autre facteur de risque: le "désajustement professionnel" lié aux mobilités fonctionnelles "très mal accompagnées" et aux "mobilités géographiques des non cadres mal vécues".

Quant aux "relations sociales dégradées", le troisième facteur de risque, elles sont ressenties par 65% des salariés et générées par "une défaillance du management" mais aussi par "une ambiance de travail tendue". 60% des salariés ayant le statut de fonctionnaire se disent mécontents, contre 45% de ceux sous contrat de droit privé mais globalement cette situation est majoritairement ressentie par les non-cadres.

A la question "Auparavant, étiez-vous fier(e) d'appartenir au groupe France Télécom, 96% ont répondu "oui". En revanche cette proportion tombe à 39% quand la même question démarre par "Aujourd'hui...".

"C'est une photo sans concession, mais sans surprise qui confirme les constats" faits par la direction sur le terrain et lors des négociations sur le stress entamées le 18 septembre, a indiqué la direction. Une photographie que le groupe affirme vouloir laisser derrière lui. "France Télécom de demain est en route", clame-t-elle depuis plusieurs semaines précisant que huit réunions de négociation avec les organisations syndicales "ont fait avancer les choses". Et de rappeler l'arrêt de la mobilité pour les salariés à moins de trois ans de la retraite", "une stabilité sur un nouveau poste pendant au moins trois ans", le "réexamen de l'ensemble des conditions de travail", "5 à 10 millions d'euros consacrés à l'environnement de travail", le recrutement de 150 DRH de proximité et de médecins du travail supplémentaires, ou encore "l'internationalisation de 1.300 emplois de sous-traitance".

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Commentaires
a écrit le 04/05/2010 à 19:10 :
pensez aux autres salaries
a écrit le 26/03/2010 à 18:20 :
malampia évolue !
il y a un bon tiers des suicidés qui étaient cdi et non fonctionnaire .
a écrit le 08/03/2010 à 12:55 :
FT est a défonctionnariser d'urgence. Puisque ce sont surtout les employés à statut de fonctionnaire qui se sentent mal, il faut les sortir de la boite et les recaser dans des ministères plan-plan, afin qu'ils puissent vivre le rythme tranquilou pour lequel ils avaient choisit FT, avant sa privatisation. Il est très compréhensible que certains ne veullent vivre que dans le confort, laissant les dures réalités de la vie aux autres, ainsi d'ailleurs que les prélèvements qui permettront de les prendre en charge A VIE.
a écrit le 01/03/2010 à 9:29 :
"Internalisation" plutôt qu'"internationalisation", je suppose ? (dernière ligne)

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