Le sort des chômeurs en fin de droits en suspens

Réunis ce vendredi, gouvernement et partenaires sociaux vont confronter leurs chiffrages sur les fins de droits.

Aboutir à un diagnostic partagé, c'est l'objet de la réunion technique tripartite État-syndicats-patronat organisée ce vendredi à Bercy sur la question des chômeurs en fin de droits. Le dossier est sur la table depuis que Pôle emploi a chiffré leur nombre à 1 million à la fin 2010, dont 400.000 se retrouveraient sans aucune ressource. Depuis la fin décembre, gouvernement et partenaires sociaux se renvoient la balle. Le 15 février, lors du sommet social, le chef de l'État a sonné la fin de la récréation. Et demandé au secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, de mener la concertation avec les partenaires sociaux et de trouver une solution d'ici à la fin mars pour les 300.000 à 400.000 chômeurs qui se retrouveraient sans rien.

Menée par François-Xavier Selleret, directeur de cabinet du ministre, qui a déjà reçu les organisations syndicales et patronales en tête à tête, la réunion de vendredi permettra à tous les participants de mettre sur la table les chiffrages réalisés par Pôle emploi, la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail ou la Caisse nationale d'allocations familiales, pour sérier les questions : quel âge ont-ils ? Depuis quand sont-ils au chômage ? Alternent-ils CDD, intérim et périodes de chômage ? etc. Des données nouvelles seront également produites par le ministère, prenant notamment en compte le revenu de solidarité active-complément de revenu. « Le chiffrage de Pôle emploi prend en compte les cohortes de bénéficiaires du RMI avant la mise en place du RSA, ce qui ne correspond qu'au RSA socle », explique-t-on au ministère, où l'on souhaite « compléter ces données en intégrant notamment les données relatives au foyer du demandeur d'emploi ».

formations rémunérées

Après le temps du diagnostic viendra le temps des mesures. Si toutes ne sont pas arrêtées, certaines tiennent la corde, comme l'idée qui satisfait tout le monde de proposer des formations rémunérées aux fins de droits ou le recours aux contrats aidés. Proposée par la CGPME et le Medef, l'idée d'exonérer de charges les employeurs embauchant un chômeur en fin de droits semble en revanche peu d'actualité. Restera également la délicate question du coût de ces mesures. Le 25 février, Laurent Wauquiez avait indiqué sur RMC et BFM TV que « l'État et l'assurance chômage vont ensemble dégager plusieurs centaines de millions d'euros ». Pour ne pas grever le budget de l'Unedic, un responsable patronal a une idée toute simple : utiliser une partie des sommes versées par l'Unedic au budget de Pôle emploi et à ce jour non utilisées...

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Commentaires 5
à écrit le 19/04/2010 à 16:51
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pour ce qui qui ouvre leur bouche car il on un travail qui me donne leur place je leur donne la mienne je ne leur souhaite pas de ce retrouvez au chomage car leur entreprise a ferme panssez au chaumeur pas a votre tronche j ai vue des travailleur il ...

à écrit le 06/03/2010 à 15:15
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le pire SERAITde prendre en considération les revenus du foyer fiscal car parés la perte d'emploi en général tt le monde sait que si l'un ou l'autre des membres du foyer est totalement sans revenu ça se solde par une rupture du foyer et un divorce......

à écrit le 05/03/2010 à 15:28
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"l'idée qui satisfait tout le monde" les contrats aidés ??? c'est qui "tout le monde" ? combien d'esclaves modernes dans ce "tout le monde" ? ... et combien de "nantis" ?

à écrit le 05/03/2010 à 14:39
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Malheureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à emprunter le chemin qui mène à la paupérisation, au mieux dans l'impuissance générale, et au pire dans l'indifférence générale.

à écrit le 05/03/2010 à 10:25
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Après avoir donné des sommes folles aux banques, aux entreprises qui délocalisent, et plus généralement à tous les nantis, il est urgent que patronat et gouvernement relèvent tous les minimas sociaux, prolongent la durée des indemnisations assedics, ...

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