Université d'été : Aubry attaque Sarkozy sur la sécurité

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Martine Aubry, dans son discours de clôture de l'université d'été, a proposé l'élaboration d'un plan sur la sécurité face "à l'échec complet" de la politique menée par le gouvernement.

Les socialistes préfèrent la politique à la polémique, "les résultats plutôt que le pugilat" en matière de sécurité, a dit dimanche Martine Aubry. En clôture de l'université d'été de La Rochelle, le premier secrétaire du Parti socialiste a estimé qu'il n'existait aucune réponse "miraculeuse" dans ce domaine.

"Toutes doivent être conjuguées dans la durée", a fait valoir la maire de Lille devant plusieurs centaines de militants. "Le président de la République a choisi la polémique, nous choisissons la politique. Le gouvernement souffle sur les braises, nous voulons les éteindre. Nicolas Sarkozy a choisi le pugilat - c'est souvent son choix - nous choisissons les résultats", a-t-elle insisté au terme d'un été durant lequel Nicolas Sarkozy a insisté sur la sécurité.

En octobre, le PS proposera un "pacte de sécurité publique", élaboré en collaboration avec les élus locaux, a annoncé Martine Aubry, qui réclame plus de moyens budgétaires pour la police et la justice. A cette date, après "huit ans d'échec" de Nicolas Sarkozy, successivement ministre de l'Intérieur et chef de l'Etat, "nous montrerons qu'en matière de sécurité, la crédibilité a changé de camp", a-t-elle assuré.

Elle a évoqué, entre autres, le rétablissement d'une police des quartiers, un programme de prévention de la délinquance juvénile, une loi pour mieux contrôler les ventes d'armes à feu ou le développement de travaux éducatifs d'intérêt général dans les écoles pour sanctionner les incivilités.

Par ailleurs, Martine Aubry a également dénoncé "les dérives de l'été du gouvernement Sarkozy". Elle a notamment parlé de la politique concernant les Roms. "Je voudrais rappeler au président de la République que les Roms se sont eux mêmes nommés ainsi à Londres en 1971 (...) parce que Rom signifie "homme" en hindi. Alors oui, Monsieur le président, ce sont des hommes, ce sont des êtres humains et ils doivent être traités comme tels!", a-t-elle déclaré.

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