À Bercy, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a reconnu que le coût de la crise au Moyen-Orient serait supérieur à 6 milliards d'euros en 2026 pour les finances publiques.
SAM/ - REUTERS - Sarah Meyssonnier
Depuis plusieurs jours, les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour l'exécutif. Des prévisions de plus en plus alarmistes circulent sur la hausse du déficit en 2027.
Le gouvernement se prépare-t-il au pire sur les finances publiques ? Selon L’Opinion, Bercy anticiperait un déficit public de 5,2 % en 2026 et, plus inquiétant, de 6,2 % en 2027. Un chiffre stratosphérique — environ 186 milliards d’euros — que le cabinet du ministre de l’Économie, Roland Lescure, n’a pas confirmé à La Tribune.
Interrogé sur Sud Radio, ce vendredi 5 juin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a averti que faute de mesures prises dans le budget 2027, «le déficit explosera ». Ce qui ne surprend pas un expert des finances publiques qui prédit un déficit « au-dessus de 6 % l'an prochain ».
Mercredi, c'est la Commission européenne qui a tiré la sonnette d'alarme. Selon Bruxelles, sans mesures prises dans le prochain budget, le déficit tricolore pourrait atteindre 5,7 % l'an prochain. Dans le rapport sur la France, les experts européens prévoient une hausse de la dépense publique française à 57,8 % du PIB. Et ce, sous le poids de la charge de la dette, de la revalorisation des pensions de retraite et des prestations sociales (fixée sur l'inflation 2026), mais aussi de la hausse du budget de la Défense (+36 milliards d'euros d'ici 2030).
Pour ne rien arranger, l'approche de l'élection présidentielle — qui se tiendra au printemps 2027 — va compliquer considérablement la mise sur pied et le vote au Parlement du projet de loi de finances cet automne. Faute de majorité à l'Assemblée nationale, beaucoup de parlementaires tablent sur le vote d'une loi spéciale ou le recours aux ordonnances budgétaires par le gouvernement.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.